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mercredi 16 septembre 2015

Un sous-marin russe avec 20 missiles balistiques intercontinentaux et 200 ogives nucléaires se positionne en Syrie .


                                                        
Le plus grand sous-marin du monde, le Dmitri Donskoï (TK-208), Typhon selon les codes de l’OTAN, est parti en direction de la Méditerranée et est destiné à la côte de la Syrie, selon des rapports exclusifs des sources militaires et du renseignement de DEBKAfile.  A bord du sous-marin, il y a 20 missiles balistiques intercontinentaux Bulava (SS-N-30 selon les codes de l’OTAN) avec une estimation jusqu’à 200 ogives nucléaires.  Chaque missile, avec une portée rapportée de 10.000 kilomètres, peut transporter de 6 à 10 ogives nucléaires MIRV.
Le sous-marin de la Russie est parti de sa base en Mer du Nord, le 4 septembre, escorté par deux navires de guerre anti-sous-marins. Leur arrivée à destination dans 10 jours complètera le nouveau déploiement militaire russe en Syrie.
L’introduction par le président Vladimir Poutine d’une force nucléaire dans les eaux de la Syrie construit ce qui, au début, ressemblait à une opération pour fortifier le régime de Bashar al-Assad de Damas dans une expédition militaire capable d’une confrontation aérienne et maritime avec les forces américaines au Moyen-Orient.
Le secrétaire d’État des États-Unis, John Kerry, en a suggéré autant, samedi 5 septembre, quand il a exprimé ses préoccupations au sujet des informations « d’une augmentation de l’accumulation militaire en Syrie » de la Russie dans un appel téléphonique au Ministre des Affaires Étrangères de la Russie, Sergueï Lavrov.  Le Département d’État a rapporté : « Le Secrétaire a déclaré clairement que si ces rapports étaient exacts, ces actions pourraient aggraver encore le conflit, en conduisant à une plus grande perte de vies innocentes, en augmentant les flux de réfugiés et en risquant une confrontation avec les opérations de la coalition contre l’État Islamique d’Irak et du Levant (ISIS) en Syrie. »
John Kerry faisait allusion à l’ingérence potentielle de la Russie avec des frappes aériennes de la coalition dirigée par les États-Unis contre l’État Islamique d’Irak et du Levant (ISIS) en Syrie.
Les sources de Debkafile à Washington et à Moscou indiquent que l’envoi d’un sous-marin nucléaire dans les eaux syriennes est pris comme un message fort que le Kremlin ne laissera pas les États-Unis entraver son intervention militaire dans le conflit syrien et que le Kremlin a l’intention d’aller aux extrêmes pour garder la voie ouverte pour les troupes russes dans le pays déchiré par la guerre.
Cette situation a parcouru un long chemin au-delà des intentions de l’administration Obama lorsque les pourparlers américano-russes ont d’abord été tenus pour les forces américaines en poste en Turquie et en Irak, avec les troupes russes arrivant en Syrie, pour lancer un effort combiné contre l’État Islamique.  Ces pourparlers n’ont abouti à rien.
Dans son bulletin de vendredi le 11 septembre, DEBKA hebdomadaire 678 révèlera pour la première fois comment Poutine a l’intention d’utiliser les forces russes qu’il consigne en Syrie, leur planification opérationnelle, leur coordination militaire avec l’Iran et, surtout, comment la nouvelle intervention de la Russie en Syrie peut avoir un impact sur les politiques des États-Unis au Moyen-Orient et pour Israël.
Source : DEBKA file.com