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jeudi 22 juin 2017

Une escalade ne saurait être plus RAPIDE ET TROUBLANTE: La Russie abbat des drones US près de la Syrie



Selon des rapports en provenance des médias Russes et Polonais, les militaires Russes auraient abattu un drone Américain près des côtes de la Syrie.


Dans un deuxième rapport, les nouvelles Russes clament que 6 drones auraient été abattu entre Idlib et Latkia près de la base Russe en Syrie.


Il semblerait qu' un des drones abattu au dessus de la Méditerranée serait un Global Hawk estimé à 222 Millions de dollars US.


Source: Israeli News Live

mardi 20 juin 2017

L'Iran attaque Daech: porte-avion US à Haïfa Pour la première fois depuis 17 ans


Pour la première fois depuis 17 ans, un porte-avion américain accostera à Haïfa, dans les territoires occupés palestiniens .
Le USS George H.W. Bush, du nom de l'ancien président George Bush (père), débarquera à Haïfa le premier juillet, pour la première fois en 17 ans, alors qu'il se dirige vers la côte syrienne pour participer à la campagne aérienne contre Daech de la coalition internationale dirigée par les États-Unis, a déclaré la marine américaine.
Le Pentagone a déclaré que le porte-avion qui transporte un équipage composé de 5 700 personnes et 80 avions de chasse, s'est déplacé le mois dernier du golfe Persique à la Méditerranée orientale.
Haïfa a servi de base à la sixième flotte des États-Unis pendant les années 1980 et 90, mais le Pentagone a cessé d'utiliser de la ville côtière en 2000 lorsque la deuxième intifada a éclaté.
Après le tir de six missiles iraniens de type Zolfaqar d'une portée de 650 kilomètres contre le QG des terroristes dans la province de Deir ez-Zor en Syrie, voisin des territoires palestiniens occupés, les responsables israéliens se sentent menacés par les performances balistiques de l'Iran. Ils ont donc demandé à leur parrain américain de venir à leur secours.
Les forces aérospatiales du Corps des Gardiens de la Révolution islamique ont tiré dans la nuit de dimanche à lundi six missiles depuis deux les provinces iraniennes de Kurdistan et Kermanchah contre les positions des terroristes à Deir ez-Zor en Syrie.
La frappe missilière du CGRI contre l'est de la Syrie a pris pour cible précise la ville d'al-Mayadin, qui pourrait devenir la prochaine capitale autoproclamée de Daech après sa défaite quasi totale à Raqqa.
Source: parstoday.com

Drone abattu en Syrie. Le ton monte entre Moscou et la coalition



La Russie a accusé mardi la coalition internationale menée par les États-Unis de « complicité de terrorisme », après la destruction par un avion américain d’un drone armé des forces pro-régime dans le sud syrien près d’Al-Tanaf.

« En Syrie, ce genre de frappes s’apparente à une complicité de terrorisme », a déclaré le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov, dans une interview à l’agence de presse Interfax.Le drone de fabrication iranienne Shaheed 129 a été abattu dans la nuit de lundi à mardi par un avion américain F-15 Strike Eagle après avoir « montré une intention hostile et s’être dirigé vers des forces de la coalition », selon un communiqué diffusé par la coalition.
Ce nouvel incident entre la coalition et les forces du régime de Damas est intervenu à peine 48 heures après la destruction dimanche d’un appareil de l’armée syrienne par un avion de chasse américain dans la région de Raqa, dans le nord de la Syrie.
Les États-Unis avaient déjà abattu un drone des forces pro-régime il y a deux semaines dans la région d’Al-Tanaf, une ville frontière sur l’axe stratégique Damas-Bagdad.
Ils ont également bombardé à plusieurs reprises ces dernières semaines des forces pro-régimes qui s’approchaient d’Al-Tanaf, où des forces spéciales américaines entraînent des groupes syriens locaux se battant contre le groupe État islamique.
Après que les États-Unis ont abattu l’avion syrien dimanche, la Russie, alliée du régime de Damas, a annoncé qu’elle suspendait son canal de communication militaire avec les Américains sur les opérations en Syrie. Moscou a aussi prévenu qu’il pointerait ses missiles vers les avions de la coalition internationale survolant la Syrie à l’ouest de l’Euphrate.
Source: Ouest-France.fr

Le Japon prêt à s' armer sans l'aide des USA



Les relations entre les États-Unis et la Corée du Nord font monter la tension en Asie. Les rumeurs d'une guerre éventuelle sont constamment relancées par les tirs de missiles en Corée du Nord, les manœuvres des porte-avions américains ou encore les déclarations tonnantes des politiciens des deux pays.

Si les USA s'engageaient dans une confrontation militaire avec la Corée du Nord ou la Chine, le Japon serait forcé d'y participer compte tenu du nombre de bases militaires américaines se trouvant sur son territoire. D'un autre côté, rien ne garantit que les USA apporteraient une assistance à part entière à Tokyo si le Japon entrait en conflit avec la Chine ou la Corée du Nord.
Les autorités japonaises songent donc de plus en plus à reposer sur leur propre armée — ce qui nécessite de la renforcer.
La semaine dernière, l'ex-ministre japonais de la Défense, membre du parti libéral-démocrate au pouvoir et éventuel candidat au poste de premier ministre Shigeru Ishiba, a déclaré au cours des débats sur le changement de Constitution du pays que le moment était venu de renommer les Forces d'autodéfense pour les reconnaître enfin comme des forces armées à part entière.
Cette déclaration avait été prononcée à l'approche de l'appel, en mai, du premier ministre japonais Shinzo Abe à fixer dans la Constitution de l'État d'ici 2020 le statut juridique des Forces d'autodéfense du Japon. Jusqu'à présent, leur statut légal était en suspens et dans les faits l'existence des forces armées japonaises était simplement reconnue par défaut et avec l'accord des USA. La détermination du statut des Forces d'autodéfense ne changera rien à l'esprit de l'article 9* de la Constitution et ne dotera pas les troupes japonaises d'un caractère offensif, mais pourrait constituer un pas symbolique marquant la progression du Japon vers une certaine autonomie militaire.
En 2015, Abe avait déjà réussi à introduire dans la loi la notion d'auto-défense collective qui accordait le droit d'aider des alliés en dehors du pays si la menace visant ces derniers s'étendait également sur le Japon — il était évidemment question de la Corée du Nord. En mai 2017, la marine japonaise a utilisé pour la première fois ce droit et a escorté un navire de transport de la marine américaine en mer du Japon.
Pendant que les politiciens évoquent les aspects légaux et symboliques, le Japon prend des décisions réelles pour renforcer sa puissance militaire.
Plus de missiles, de sous-marins et de drones
En mai déjà, les médias japonais rapportaient que le Japon avait l'intention d'acheter le système terrestre de défense antimissile Aegis Ashore aux États-Unis — l'idée étant d'accroître les chances d'intercepter des missiles nord-coréens et d'atténuer la sollicitation des six destroyers japonais dotés du système naval Aegis. Tokyo a besoin de trois batteries d'Aegis Ashore pour couvrir le pays et chaque batterie — sans les missiles — vaut près de 700 millions de dollars. Le système devrait être mis en place d'ici 2023.
Cette annonce a été condamnée aussi bien en Chine qu'en Russie. Les voisins du Japon ont remis en question le caractère purement défensif de ce système étant donné qu'il peut également tirer des missiles de croisière, et que même si ces complexes feront partie des Forces d'autodéfense du Japon, ils pourront être utilisés par les Américains à leurs propres fins en cas d'aggravation de la situation dans la région, y compris en cas de conflit avec la Chine ou avec la Russie.
En mai également, il a été annoncé que les géants américains de l'industrie de l'armement comme Raytheon CO et Lockheed Martin Corp travaillaient avec leurs confrères de Mitsubishi Electric Corp et Fujitsu Ltd au Japon à l'élaboration de nouveaux radars de plus grande portée pouvant être utilisés dans le cadre des systèmes Aegis Ashore.
D'ici 2020, quand le Japon accueillera les Jeux olympiques, il est prévu de doubler la portée et d'accroître la précision des complexes antimissiles terrestres Patriot PAC-3. D'ici là, le Japon compte moderniser 28 complexes — à commencer par ceux qui protègent Tokyo.
Il a été rapporté en mai que le Japon étudiait la possibilité d'acquérir des missiles de croisière Tomahawk. Si cette transaction avait lieu, ils seraient certainement installés sur les destroyers japonais équipés du système Aegis. Il s'agirait alors de la première arme offensive du Japon capable d'éliminer des cibles en Corée du Nord.
Le Japon compte également accroître sa flotte sous-marine de 18 à 22 unités, en sachant que l'industrie du pays construit ses propres sous-marins modernes au lieu de les acheter à l'étranger — même s'il ne parvient pas encore à mettre au point leur exportation, par exemple en Inde ou en Australie. Hormis les torpilles, les sous-marins sont dotés de missiles antinavires et travaillent étroitement avec la marine américaine en réalisant le travail principal de suivi du déplacement des navires et des sous-marins chinois.
Depuis plus d'un an, on évoque également de la volonté du Japon d'acheter aux USA trois drones de reconnaissance RQ-4 Global Hawk. Pour l'instant, sur les bases américaines au Japon sont stationnés des RQ-4 américains, et il est fort probable que les Japonais suivent des formations pour apprendre à les utiliser. Les Japonais n'étaient pas non plus satisfaits par la réticence des Américains à doter les appareils destinés au Japon de tous les systèmes modernes, c'est pourquoi Tokyo a négocié parallèlement avec Israël la fourniture de drones.
L'arme nucléaire
Le plus inquiétant reste les discussions officieuses menées périodiquement sur la nécessité, pour le Japon, de se doter de l'arme nucléaire en tant que moyen de dissuasion. Tokyo n'est pas certain que les États-Unis le soutiendront totalement en cas de conflit d'envergure avec ses voisins disposant de l'arme nucléaire (Corée du Nord, Chine, Russie).
Après l'élection du président américain Donald Trump les médias étrangers ont écrit que le moment était le plus opportun pour le Japon de devenir une puissance nucléaire, que Trump ne s'y opposait pas et que dans l'ensemble les USA perdaient leur emprise dans la région — d'autant que leurs manœuvres de porte-avions et les déclarations sur le réfrénement de la Chine sont des paroles en l'air. Les déclarations de politiciens japonais sur toute méthode permettant de défendre le pays, y compris les frappes nucléaires, se font entendre depuis 2002 quand la Corée du Nord a dévoilé l'existence de son propre programme nucléaire.

ALERTE: CHASSEUR SYRIEN ABATTU PAR LES ETATS-UNIS : LA RUSSIE CONSIDÈRE DÉSORMAIS "COMME DES CIBLES" LES AVIONS DE LA COALITION


Après la destruction dimanche d'un chasseur syrien par un avion américain, la Russie a haussé le ton et brandi la menace d’une réplique, tout en annonçant la suspension de son canal de communication militaire avec les États-Unis. La coalition internationale se retrouve affaiblie : l’Australie a même décidé, ce mardi, de mettre fin à ses opérations aériennes en Syrie…
Circulez, il n’y a rien à voir. Du moins, officiellement. En annonçant ce mardi la suspension de ses missions aériennes en Syrie, l’Australie a évoqué une simple "mesure de précaution", mais sans donner la moindre justification à cette décision. "Les personnels des ADF (forces de défense australiennes, ndlr) suivent de près la situation aérienne en Syrie et une décision sur une reprise des opérations aériennes sera prise en temps voulu", s'est contentée d'expliquer la porte-parole australienne. Les observateurs n’ont toutefois pas tardé à faire le lien avec la récente dégradation des relations entre la Russie et les États-Unis. 
Le risque est accru lorsque les efforts de lutte contre des groupes terroristes ne sont pas associés à la recherche d'une solution politique.Stéphane Dujarric, le porte-parole de l’ONU.  Dimanche, l’armée syrienne avait affirmé que la coalition internationale avait abattu l'un de ses avions de combat alors "qu'il menait une mission contre Daech" dans la province de Raqqa (nord). En conséquence de quoi, Moscou a non seulement interrompu tout échange avec Washington en Syrie, mais a surtout menacé ainsi les Américains, par la voix du ministère russe de la Défense : "Les avions et les drones de la coalition internationale repérés dans le secteur seront suivis et considérés comme des cibles par les moyens terrestres de défense antiaérienne et par les moyens aériens." Une première.

Ce qui nous donne donc une sorte de guerre dans la guerre. Ou plutôt la rélévation au grand jour de celle-ci. Car ce n’est pas la première fois que l’implication de la Russie dans le conflit au côté du président syrien Bachar al-Assad pose problème. Le régime justifie en effet depuis de longs mois ses interventions et ses tirs par la lutte contre le terrorisme. Et, comme quasiment à chaque fois, la coalition rétorque que lesdites frappes ne visaient pas un fief de Daech, mais une base des Forces démocratiques syriennes, en lutte contre Bachar al-Assad. Sauf que cette fois, une ligne rouge pourrait avoir été franchie, alors que l'administration Trump se montre bien plus offensive que ne l'était celle de Barack Obama…

Lundi, Stéphane Dujarric, le porte-parole de l’ONU, a ainsi solennellement exprimé "une profonde inquiétude sur le risque d'une possible erreur de jugement ou d'escalade militaire en Syrie", parce que "le risque est accru lorsque les efforts de lutte contre des groupes terroristes ne sont pas associés à la recherche d'une solution politique"… "Nous voulons parvenir à une désescalade de la situation" mais "nous garderons toujours notre droit à l'autodéfense", a, pour sa part, indiqué le porte-parole de la Maison Blanche, Sean Spicer, précisant tout de même que les États-Unis vont "travailler dans les prochaines heures sur le plan diplomatique et militaire pour rétablir" les communications avec la Russie.   Laquelle, de fait, se trouve plus jamais en position de force. Au sens premier du terme.

Source:  Hamza Hizzir/ lci.fr

dimanche 18 juin 2017

L' Iran lance des missiles sur des bases de terroristes en Syrie



Des missiles du corps des Gardiens de la révolution islamique iranienne ont été tirés contre des bases terroristes en Syrie, écrit ce dimanche l'agence Tasnim. La frappe constitue une riposte aux récentes attaques terroristes à Téhéran.

Des missiles du corps des Gardiens de la révolution islamique iranienne ont été tirés contre les bases des terroristes dans la ville syrienne de Deir ez-Zor, a annoncé l'agence Tasnim.
«La frappe de missiles sur les positions des terroristes est une mise en garde. En cas d’une réédition d’attaques contre l’Iran, le feu de notre vengeance juste brûlera jusqu’aux cendres les terroristes», est-il indiqué.
​Ce sont des missiles sol-sol de moyenne portée qui ont été tirés sur des positions des extrémistes. Ils ont été lancés depuis les provinces de Kermanshah et du Kurdistan, ajoute la source.
Mercredi 7 juin, deux attaques simultanées ont eu lieu à Téhéran, faisant 17 morts et 43 victimes blessés. Après une fusillade qui a éclaté à l'intérieur du Parlement iranien, l'un des assaillants a activé sa charge explosive. Une autre attaque kamikaze a frappé le mausolée de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la République islamique d'Iran.
Source: sputniknews.com

Il a plu en Antarctique et cela n'a est pas bon


Le retrait des États-Unis de l’accord de Paris a remis le réchauffement climatique sur le devant de la scène médiatique ces dernières semaines, provoquant notamment un appel du président Macron aux talents étrangers désireux de lutter contre ce phénomène. Les scientifiques, eux, s’inquiètent des faits alarmants qu’ils observent depuis plusieurs années.
Le dernier exemple en date se trouve dans la dernière édition du journal Nature Communication : des climatologues du Scripps Institution of Oceanography et de l’université de l’Ohio ont constaté un dérèglement climatique causant des chutes de pluies au niveau de l’ouest de l’Antarctique. Un phénomène dû à de nombreux facteurs, notamment le réchauffement des températures marines et atmosphériques de la zone.
Selon les scientifiques ayant étudié la question, ce changement de climat tient à la fonte anormale de la surface d’une portion du continent glacé, représentant une superficie de près de 770,000 km2, soit un peu plus que l’état du Texas aux États-Unis.

(Nombres de jours, en Janvier 2016, où la surface était en train de fondre, observé par satellite. Crédit : Julien Nicolas, The Ohio State University)

UN PHÉNOMÈNE APPELÉ À SE REPRODUIRE

Situé vers la barrière de Ross — la plus grande barrière de glace de l’Antarctique —, cette zone aurait fondu à cause du phénomène El Niño, surnom donné aux perturbations de la circulation atmosphérique entre pôles et équateur, empêchant la remontée d’eau froide.
Ce type d’évènement amène un air chaud et humide, qui fait fondre la surface des immenses glaciers. Avec la condensation, il y a donc eu des chutes de pluies inhabituelles, favorisant d’autant plus la fonte de la neige en surface.
L’Antarctique reste encore l’endroit le plus froid sur notre planète. Seulement, ce genre de phénomène pourrait avoir des conséquences graves sur les températures et la montée des eaux dans le futur.
Une fracture de cette barrière est possible, avec pour conséquence directe de libérer d’un coup une quantité de glace dans les eaux, qui ferait considérablement monter le niveau de la mer. À elle seule, l’Antarctique pourrait même le faire lever de plus de trois mètres.
Ces évènements sont à rajouter au fait que l’augmentation de la température globale des océans fait fondre une bonne partie de l’ouest de l’Antarctique. Si l’on rajoute à ça les changements atmosphériques, les pluies et le phénomène El Niño — qui devraient se répéter de plus en plus fréquemment au cours des prochaines années — l’Antarctique n’est pas près d’arrêter de se diluer dans les océans.
La meilleure explication de ce qui se passe actuellement — et aussi de ce qui pourrait bientôt se produire — est apportée par David Bromwich, co-auteur du papier et responsable de l’équipe de l’Ohio : « Nous avons un duel de tir à la corde entre l’influence d’El Niños et les vents d’ouest, et il semblerait qu’El Niños soit en train de gagner. […] C’est un modèle qui est en pleine émergence. Et parce que nous attendons un Niño plus fort et plus fréquent à l’avenir, on peut s’attendre à de nouvelles et importantes fontes des glaces de l’Antarctique ouest. »
Source: numerama.com

samedi 17 juin 2017

Trump aura-t-il sa Guerre contre l' Iran?



Depuis l'occupation d'al-Tanf, localité stratégique située sur les frontières syro-irakiennes par les Américains, une confrontation militaire directe entre l'Iran et les États-Unis en Syrie ne relève plus du domaine de l'impossible, d'autant plus que la Maison-Blanche semble faire tout pour la provoquer.
Dans un article publié samedi ( le magazine américain bimestriel. NDLR) Foreign Policy dénonce "quelques figures dans l'entourage de Trump" qui poussent ce dernier à "entrer en conflit direct avec l'Iran". Selon la revue, il s'agit d'Ezra Cohen-Watnick, haut directeur du renseignement au Conseil de sécurité nationale américain et du colonel Derek Harvey, haut conseiller pour le Moyen-Orient au sein même de cette instance. Ces deux personnages sont connus pour leurs liens très étroits avec Israël.
"Ces deux personnalités font feu de tout bois pour étendre le conflit dans le sud de la Syrie et déclencher une confrontation directe entre les États-Unis d'une part et l'Iran et ses alliés de l'autre. C'est sans doute dans la foulée de leurs conseils que l'aviation US a frappé depuis 19 mai et à plusieurs reprises les forces syriennes et leur allié, le Hezbollah, dans la zone située sur les frontières avec l'Irak", poursuit l'article.
Et le Foreign Policy d'ajouter : " Les plans que proposent ces deux personnages sont radicaux au point même de mettre en colère le chef du Pentagone, le général Mattis, connu pourtant pour sa ligne de conduite trop dure contre l'Iran. Mattis aurait même endigué à plusieurs reprises la mise en œuvre de leurs idées qui poussent dans le sens d'un embrasement du front des combats contre l'Iran et le Hezbollah dans le sud de la Syrie. En dépit de la position trop anti-iranienne de la Maison-Blanche, les commandants militaires tout comme les diplomates américains sont hostiles à l'idée d'ouvrir un front de guerre plus étendu contre l'Iran et ses alliés."
Foreign Policy explique ensuite le pourquoi de cette réticence :" Les généraux du Pentagone jugent trop dangereuse, toute confrontation militaire directe contre l'Iran, car "les Iraniens et leurs alliés pourront mener la vie dure aux forces américaines aussi bien en Syrie qu’en Irak. En ce sens, le général Mattis, mais aussi le chef d'état-major US, Joseph Dunford et Beth M. McCormick, la diplomate qui supervise l'action de la coalition dite anti-Daech en Syrie, veulent tous que la priorité de Washington aille surtout qu'à la lutte contre Daech."
Les forces de l'armée syrienne et leurs alliés du Hezbollah sont arrivés dimanche 11 juin et pour la première fois dans des localités sur les frontières avec l'Irak, ce qui a été qualifié d'"avancée stratégique" de taille par les experts militaires. Al-Tanf où les Américains ont dressé une première base militaire se trouve sur la route reliant l'Irak au Liban. Al-Tanf se situe aussi sur les frontières avec la Jordanie. 
Vidéo: les forces syriennes et le Hezbollah mènent une ferme bataille contre les terroristes à Deraa dans le sud syrien. 
Source: parstoday.com

jeudi 15 juin 2017

Japon: un tribunal rejette une demande d’interdiction de relance de 2 réacteurs nucléaires


Un tribunal du sud-ouest du Japon a annoncé ce mardi rejeter la demande de citoyens d’interdire le redémarrage de deux réacteurs atomiques, une décision qui va dans le sens espéré par le gouvernement pro-nucléaire de Shinzo Abe.
Des riverains anti-nucléaires jugeaient que les critères pris en compte par la compagnie et l’Autorité de régulation du secteur pour valider techniquement le redémarrage des unités 3 et 4 de la centrale Genkai, n’étaient pas assez sévères.
Le site est situé sur l’île méridionale de Kyushu à une centaine de kilomètres au nord de Kumamoto, frappé l’an dernier par des tremblements de terre meurtriers.
Le tribunal de Saga a donné raison à l’exploitant, Kyushu Electric Power.   « L’évaluation du risque (par les autorités et la compagnie) repose sur des normes qui sont considérées comme les plus sévères », a argué le juge, estimant qu’il était donc « rationnel » de considérer que les réacteurs sont sûrs, selon les propos rapportés par la presse. « Par conséquent, nous ne voyons pas de risque concret de dégâts majeurs à la centrale de Genkai », a-t-il ajouté.
Il est déjà arrivé dans le passé qu’un tribunal bloque la relance de réacteurs pour des raisons de sûreté. Mais la plus récente décision de ce type, qui date de début 2016 et concernait les unités 3 et 4 de Takahama (également dans le sud-ouest), a été infirmée en mars cette année. Finalement, ces deux réacteurs ont été relancés respectivement le mois passé et la semaine dernière.
S’agissant de ceux de Genkai, ils ne devraient pas être remis en service avant l’automne, le temps de terminer les procédures administratives et de les préparer techniquement à redémarrer.
Tous les réacteurs de l’archipel avaient progressivement été arrêtés après le drame de Fukushima en mars 2011, désastre provoqué par un violent séisme suivi d’un gigantesque tsunami.
Des normes plus sévères ont alors été décidées pour toutes les installations nucléaires et seules les tranches qui ont obtenu le feu vert technique de l’Autorité de régulation du secteur et des élus locaux peuvent être réactivées. Le rythme des redémarrages est très inférieur à ce qu’aurait voulu le gouvernement de Shinzo Abe, ouvertement pro-nucléaire.
Au total, il y a actuellement 5 réacteurs actifs au Japon, sur un parc ramené à 42 unités, contre 54 avant l’accident de Fukushima qui a de facto condamné les tranches concernées et entraîné l’arrêt définitif d’autres tranches.
Source: AFP

mercredi 14 juin 2017

Conseil pratique: Comment se préparer pour la prochaine puissante tempête solaire ?



Toujours plus connectés, toujours plus hight tech, ces avancées technologiques nous fragilisent d’autant qu’il nous est impossible d’avoir des protections infaillibles contre une tempête solaire. Je n’ose pas penser à ce qu’il adviendrait, du système de refroidissement des centrales nucléaires, dans un tel cas de figure. Quant au système bancaire, les maisons où la domotique régente tout, etc….
L’une des plus grosses tempêtes solaires jamais observées depuis des siècles a frappé la Terre en septembre 1859, à la veille d’un cycle solaire d’intensité inférieure à la moyenne[1]. La destruction solaire associée est tellement VGatypique que les chercheurs ne savent toujours pas comme la classer. L’explosion aspergea la Terre d’un déluge de protons inédit depuis un demi-millénaire, accompagnée de courants électriques qui incendièrent les télégraphes et envahirent le ciel de Cuba et d’Hawaii d’aurores boréales.

En juin 2011, des responsables réunis au National Press Club de Washington DC se sont posés la question : Que se passera-t-il si ça devait de nouveau arriver ?


« Un orage magnétique de cette ampleur pourrait nous mettre KO, » affirme Lika Guhathakurta, spécialiste en physique solaire de la NASA. « La société moderne s’appuie sur des systèmes sophistiqués tels que les réseaux électriques intelligents, les GPS, et les communications par satellite, qui sont tous vulnérables aux tempêtes solaires. » Lika était présente au cinquième forum annuel de l’espace dédié au climat, le Space Weather Enterprise Forum (SWEF).


Depuis l’année 2011, le soleil a entamé un cycle plus court que la moyenne des cycles. Or, en 1859 « l’événement de Carrington » (du nom de l’astronome Richard Carrington qui décrivit la destruction solaire) a montré que les cycles faibles peuvent s’accompagner de fortes tempêtes magnétiques.


En 1859, tout ce que l’on pouvait craindre de pire était une mise hors service des télégraphes pendant un ou deux jours tandis que les observateurs des îles tropicales ont pu admirer des phénomènes inouïs dans le ciel.


Les conséquences colossales d’une tempête solaire sur nos sociétés technologiques


Mais à notre époque moderne il en irait bien autrement. Les pannes en cascade des lignes à haute tension et transformateurs électriques intercontinentaux priveraient la Terre d’électricité pendant des semaines, voire des mois avant que les ingénieurs puissent réparer les avaries… La navigation aérienne et par bateau serait privée de GPS, les satellites seraient mis hors services, les réseaux bancaires et financiers s’arrêteraient de fonctionner, avec toutes les conséquences qu’on peut imaginer pour le commerce. Bref : un scénario catastrophe à l’ère du tout électronique et informatique.


Selon un rapport de 2008 de la National Academy of Sciences, un évènement solaire exceptionnel comme il en est recensé tous les cent ans pourrait avoir un impact économique égal à l’ouragan « Katrina » puissance 20 !

A ce titre, l’astronome Mike Hapgood, chercheur au Rutherford Appleton Laboratory, en Angleterre met en garde les dirigeants du monde dans un article paru dans la revue Nature en avril 2012. Selon lui, des tempêtes solaires d’une intensité équivalente à celles qui se sont déjà produites ces 200 dernières années pourraient priver des régions entières d’électricité pendant plusieurs mois. L’astronome cite notamment une étude américaine de 2009 qui estime qu’un black-out géant pourrait coûter 2 000 milliards de dollars rien qu’aux Etats-Unis, en raison des réparations qui nécessiteraient 4 à 10 ans de travaux, sans parler du manque à gagner.

Et un tel épisode ne serait que peu de chose face à une tempête solaire 20 fois plus puissante, comme celle qui pourrait s’être abattue sur Terre en l’an 774, selon le cosmologiste Adrian Melott, de l’Université de Lawrence (Kansas – Etats-Unis), et Brian Thomas, astrophysicien à l’Université Washburn de Topeka (Kansas – Etats-Unis). A l’époque, l’événement n’a pas été catastrophique, vu l’absence de technologies, « mais dans notre cas, les victimes se compteraient par centaines de millions et l’Humanité ferait un bond en arrière de 150 ans » souligne Adrian Melott.

Plus proche de nous, le 23 juillet 2012, un nuage de plasma a été éjecté du Soleil directement vers l’orbite de la Terre, à la vitesse impressionnante de 3 000 km/s, c’est quatre fois plus que des éruptions solaires classiques ! Heureusement, notre planète n’a pas croisé cette puissante éjection de masse coronale (CME) qui était comparable à l’évènement de Carrington… Les dégâts auraient été « significatifs » indique la NASA.

Si la probabilité de prédire une éruption majeure un jour à l’avance ne dépasse pas 40%, nous avons quelques moyens d’atténuer les effets d’une tempête solaire majeure grâce à des protections intégrées et des mises hors tension automatiques des réseaux.

Anticiper et suivre les tempêtes solaires

Alors que les décideurs se réunissaient pour prendre conscience des risques, non loin de là, les chercheurs de la NASA tentent activement de les circonscrire : « Nous sommes désormais capables de suivre la trajectoire des tempêtes solaires et leur progression vers la Terre en 3D, » rapporte Michael Hesse, intervenant au forum et directeur du GSFC Space Weather Lab. « C’est l’amorce d’un système opérationnel d’alerte aux catastrophes climatiques provenant de l’espace en vue de la protection des réseaux électriques et des infrastructures de haute technologie en cas d’activité solaire intense. »

Le modèle est réalisé à partir de données collectées par une flotte de satellites de la NASA en orbite autour de la Terre. Les analystes du laboratoire alimentent une base de données stockée dans des super ordinateurs qui traitent les données. Quelques heures après une éruption majeure, les ordinateurs produisent un film en 3D montrant la trajectoire de la tempête, quels planètes et satellites seront touchés et quand. Ce type de « prévisions interplanétaires » est sans précédent dans la courte histoire de la climatologie spatiale.

« Nous vivons une époque privilégiée de la climatologie de l’espace, » note Antti Pulkkinen, chercheur au laboratoire climatologique de l’Espace Space Weather Lab. « Le développement récent de modèles scientifiques basés sur la physique nous permet d’anticiper ces cataclysmes. »

Certains de nos modèles informatiques sont tellement pointus qu’ils peuvent anticiper la pénétration dans le sol terrestre de courants électriques générés par une éruption solaire. L’enjeu est de taille pour les transformateurs électriques et le projet expérimental « Solarn Shield » dirigé par le Dr Pulkkinen a pour mission d’identifier les transformateurs les plus menacés par chaque éruption solaire. « Il suffit de déconnecter pendant quelques heures tel ou tel transformateur à haut risque pour prévenir des pannes qui peuvent durer plusieurs semaines et plonger dans le noir un continent entier, » souligne le Dr Pulkkinen.

Un autre intervenant au SWEF, le Dr John Allen du Directorat de la Mission opérations spatiales de la NASA, a mis en lumière les risques pris par les astronautes face aux intempéries de l’espace. « Si personne n’est à l’abri de ces risques, les astronautes sont en première ligne et sont exposés à des niveaux de radiation quatre fois plus élevés que les travailleurs du nucléaire sur Terre, » a-t-il dit. « Il s’agit d’un risque professionnel très élevé. »

La NASA consigne scrupuleusement les dosages accumulés par chaque astronaute au cours de sa carrière. Chaque décollage, chaque sortie dans l’espace, chaque destruction solaire sont enregistrés. Lorsqu’un astronaute atteint des niveaux proches de la limite… Il ou elle peut se voir interdire de quitter la station spatiale ! L’exactitude des alertes aux tempêtes de l’espace peut permettre de contrôler ces expositions, par exemple en reprogrammant les sorties dans l’espace lorsqu’il existe un risque d’éruption solaire.

Le Dr Allen s’est aussi prononcé pour un nouveau type de bulletin météo : « Les messages du type ‘RAS’. Outre une information sur les périodes pendant lesquelles il faudrait s’abstenir de sortir, on aimerait connaître celles qui sont sans danger. Il s’agit de nouvelles perspectives pour les climatologues de l’espace : prévoir non seulement les périodes à haut risque d’éruption d’une tâche noire mais aussi les périodes sans risque. »

Le SWEF a un rôle pédagogique clé dans la création des conditions d’une bonne anticipation des tempêtes solaires. C’est ce que soulignent le Dr Lika Guhathakurta et son collègue Dan Baker de l’Université du Colorado dans un édito du New York Times en date du 17 juin 2011 : « Les alertes météo de l’espace c’est bien … expliquer ce qu’elles veulent dire et comment y réagir c’est mieux »

Suivi des cycles solaires

Les cycles solaires sont déterminés par le nombre de taches solaires présentes sur la surface du Soleil.

Le cycle solaire 24 est le 24e cycle solaire depuis 1755, date du début du suivi intensif de l’activité et des tâches solaires. Il a débuté le 4 janvier 2008 et devrait prendre fin vers 2021.

Ce cycle semble être celui avec le plus faible nombre de tâches solaires enregistrées depuis 1750.

 Nombre de taches solaires depuis 1700. Crédit : SILSO data/image, Royal Observatory of Belgium, Brussels

Note: 1. Le cycle solaire de 1859 (le cycle solaire 10) était un cycle faible, typique des cycles solaires du 19e siècle. Ces cycles étaient largement inférieurs à la moyenne des cycles solaires de l’ère spatiale, qui étaient des cycles intenses. Le cycle solaire 24, celui que nous traversons actuellement, présente un nombre de tâches noires en régression, proche de celui du cycle 10. La sortie du cycle est attendue pour 2021, un moment où les tempêtes solaires sont les plus puissantes.

Source: notre planète info 

*** Cette Explosion solaire attendue est appelée " The Killer Shot " par la NASA .