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dimanche 13 août 2017

Crise nord-coréenne : le Japon déploie son système de défense antimissile Patriot



Le Japon déploie le 1er août son système de défense antimissile américain Patriot, après l'annonce par la Corée du Nord de son projet de lancer des missiles au-dessus de l'archipel en direction de l'île américaine de Guam.

Selon la chaîne de télévision publique japonaise NHK, le ministère de la Défense a commencé le 12 août le déploiement de son système antimissile américain Patriot Advanced Capability 3 (PAC-3) à Shimane, Hiroshima et Kochi, dans l'ouest du Japon. Une autre unité devrait également être installée à Ehime, également dans l'ouest du pays, toujours selon NHK.
A en croire l'annonce faite par Pyongyang, ces localités pourraient se trouver sur la trajectoire de missiles nord-coréens.

L'armée nord-coréenne, citée par l'agence de presse officielle KCNA, a fait état le 10 août d'un projet consistant à lancer quatre missiles qui survoleraient le territoire japonais avant d'aller s'abattre en mer «à 30 ou 40 kilomètres de Guam», une île américaine du Pacifique. Ce tir constituerait «un avertissement sans frais à l'encontre des Etats-Unis», selon KCNA.
Des images télévisées montraient le 12 août des véhicules militaires acheminer avant l'aube des lanceurs et d'autres composants du système antimissile vers la base militaire de Kochi.

L'agence de presse Kyodo, citant des responsables du ministère japonais de la Défense, a fait savoir que le gouvernement comptait achever dans la matinée du 12 août le déploiement du système antimissile dans l'ouest du pays.

Selon des déclarations faites cette semaine par le principal porte-parole du gouvernement japonais, Yoshihide Suga, Tokyo ne pourra «jamais tolérer» les provocations de la Corée du Nord et en conséquence, les forces armées japonaises «prendront les mesures nécessaires».

En 2009, une fusée nord-coréenne avait survolé le territoire japonais. La Corée du Nord avait à l'époque déclaré que la fusée était chargée de mettre sur orbite un satellite de télécommunications. Mais Washington, Séoul et Tokyo avaient estimé qu'il s'agissait en fait de l'essai d'un missile balistique intercontinental à vocation militaire.

Source: wikistrike.com

samedi 12 août 2017

Pékin doit répliquer si Washington frappe Pyongyang d’abord, selon la presse chinoise



Au moins, le message est clair. Selon le très officiel « Global Times », la Chine défendrait le régime de Kim Jong-un si Washington venait à déclencher une guerre. Elle resterait neutre si c’est Pyongyang qui attaque en premier. Pendant ce temps, la « guerre des mots » continue.
Enfin, serait-on tenté dire. Depuis une semaine, Trump s’égosille pour que la Chine s’interpose dans la guerre psychologique avec la Corée du Nord. C’est chose faite, mais pas dans le sens rêvé par le président américain. « Si la Corée du Nord lance des missiles qui menacent le sol américain et que les États-Unis ripostent, la Chine restera neutre », a lancé le Global Times dans un éditorial. Mais, ajoute le journal officiel du Parti, « si les États-Unis et la Corée du Sud effectuent des frappes et essayent de renverser le régime nord-coréen, la Chine les empêchera de le faire ». Bien sûr, la Chine a voté pour les sanctions onusiennes contre la Corée du Nord le samedi 5 août. Le Global Timesréaffirme également son opposition à « la prolifération nucléaire et à la guerre dans la péninsule coréenne ». Mais attention, pas touche aux intérêts vitaux des Chinois. Aux yeux de Pékin, tout vaut mieux qu’un effondrement du régime de Kim Jong-un, qui provoquerait d’abord une arrivée massive de réfugiés dans le Nord-Est chinois, et serait suivie d’une réunification de la péninsule sous la houlette du Sud, soutenue militairement par les Américains. Ce serait laisser Washington étendre son influence jusqu’à la frontière chinoise. Inacceptable. En définitive, la Corée du Nord, État tampon indispensable, sert les intérêts stratégiques de Pékin, souligne le South China Morning Post. C’est pourquoi la Chine milite pour  le
 maintien du statu quo dans la péninsule coréenne.
L’éditorialiste du Global Times ne se fait aucune illusion sur la situation actuelle. Le dialogue pacifique entre Washington et Pyongyang n’est « pas à l’ordre du jour ». Le régime de Kim Jong-un maintient son plan d’attaque sur Guam. Quant aux Américains, ils ont préparé des bombardiers pour de potentielles frappes préventives sur les sites d’armement nord-coréens, constate le quotidien chinois. Même si aucun des deux ennemis ne veut d’une guerre, le Global Times veut ainsi indiquer clairement la ligne suivie par Pékin en cas de déclenchement d’un conflit armé.
En parallèle, la guerre des mots se poursuit. A Washington, Trump n’a pas l’intention de faire profil bas. Le milliardaire a certes suscité un tollé national et à l’étranger après ses propos sur le « feu et la colère » promis à à la Corée du Nord. Mais ce n’est pas ce qui l’occupe. « Peut-être que ce n’était pas assez ferme », a-t-il renchéri ce jeudi 10 août, toujours depuis son Club de golf dans le New Jersey. Jusqu’où faut-il aller ? Le locataire de la Maison-Blanche ne donne pas de précision sur ses plans. Et fait même monter le suspense : « Vous verrez, vous verrez », a-t-il fait miroiter aux journalistes. Pour lui, la situation a trop duré, et puisque aucun de ses prédécesseurs n’a réussi à trouver une solution en négociant, il préfère utiliser la méthode forte. « Quelqu’un doit bien le faire », défend-il. Et de réitérer ses menaces de destruction de la Corée du Nord en cas d’attaque sur Guam.
 Furieux, 60 élus démocrates au Congrès ont adressé une lettre au secrétaire d’État Rex Tillerson, lui demandant de modérer le président américain. « Ces déclarations sont irresponsables et dangereuses, et sont une bénédiction pour la propagande de la Corée du Nord qui cherche depuis longtemps à présenter les États-Unis comme une menace pour son peuple », s’indigne la lettre citée par le New York Times. L’ancien président Jimmy Carter, qui s’est rendu trois fois à Pyongyang à titre privé, s’est invité dans le débat : « En plus d’éviter la rhétorique belliqueuse, nos dirigeants doivent encourager le dialogue entre la Corée du Nord et les autres pays, notamment la Chine et la Riussie. » Mais comme le rappelle le secrétaire de la Défense Jim Mattis, « le peuple américain a élu le président » : il n’est donc soumis à aucune censure et peut s’exprimer comme il l’entend.
Quelle issue à cette insidieuse escalade verbale entre Washington et Pyongyang ? Le Korea Heraldévoque dans un éditorial une solution qui attire de plus en plus la classe politique à Séoul : nucléariser Corée du Sud afin de de contrebalancer l’arsenal du Nord. Cette solution reste encore peu envisageable eu égard au principe de non-prolifération. Mais, propose l’éditorial, il reste possible de demander à Washington de nucléariser ses forces déployées dans le sud de la péninsule coréenne. Cela permettrait d’équilibrer le rapport de forces entre le Nord et le Sud. Et d’assurer en somme « un équilibre de la terreur », selon la veille expression de la guerre froide
Juliette Parjadis
Photo: Le porte-avions chinois Liaoning au large de Hong Kong le 7 juillet 2017. (Crédits : AFP PHOTO / Anthony WALLACE)  
source: asialyst.com/fr

jeudi 10 août 2017

Le Pentagone envisage une frappe préventive contre les bases nord-coréennes



Pyongyang ayant annoncé qu’il comptait attaquer les bases militaires américaines de Guam dès la mi-août, le Pentagone envisage de porter des frappes contre une vingtaine de sites nord-coréens.
Le Pentagone a préparé un plan de frappe préventive contre les sites de lancement de missiles nord-coréens, et le mettra en œuvre si le Président Trump signe un décret approprié, annonce la chaîne de télévision NBC citant des sources militaires.

Selon la chaîne, le point clé du plan est une attaque avec l'utilisation de bombardiers stratégiques B-1B Lancer depuis la base d'Andersen basée sur l'île de Guam.
Les frappes des bombardiers américains B-1B Lancer pourraient viser une vingtaine de sites de tir, de test et de maintenance technique des missiles nord-coréens, d'après NBC.
Cette annonce, concernant les projets du Pentagone, fait suite à un échange de menaces entre la Corée du Nord et les États-Unis. Le Président américain Donald Trump a promis mardi le «le feu et la colère» à la Corée du Nord si elle menaçait de nouveau son pays. Le même jour, l'agence KCNA a annoncé, citant un communiqué des Forces stratégiques nord-coréennes, que Pyongyang étudiait la possibilité de frapper les bases américaines de Guam, à 4.000 km de Pyongyang, par des missiles stratégiques Hwasong-12.

L'île de Guam abrite la base aérienne américaine d'Andersen où les bombardiers stratégiques B-1 font des escales de ravitaillement lors de leurs survols de la Corée du Sud, ainsi que la base navale d'Apra Harbor.
Source: wikistrike.com

mercredi 9 août 2017

La Corée du Nord aurait conçu une ogive nucléaire pour ses missiles



Pyongyang aurait élaboré une ogive nucléaire pour en doter ses missiles balistiques intercontinentaux et aurait ainsi accédé au club très fermé des puissances nucléaires.
La Corée du Nord a conçu une petite ogive nucléaire à installer sur ses missiles balistiques intercontinentaux, signale le journal The Washington Post se référant à des sources au sein du renseignement américain. Selon le journal, ainsi, Pyongyang «franchi l'étape-clé en la matière pour devenir une véritable puissance nucléaire», une démarche qui intervient plus tôt qu'on ne le croyait à Washington.
L'évaluation concernée a été réalisée en juillet dernier par le service de renseignement du ministère américain de la Défense.

Dans le même temps, plusieurs experts continuent d'estimer que le nombre des ogives à disposition de la Corée du Nord est fortement inférieur au chiffre annoncé.
Le samedi 5 août, le Conseil de sécurité de l'Organisation des Nations unies (Onu) a adopté la nouvelle résolution sur la Corée du Nord alourdissant les sanctions imposées à l'encontre de ce pays. Selon l'agence Reuters se référant aux représentants nord-coréens, Pyongyang a déclaré qu'il était prêt à adopter des mesures de rétorsion.
Source : wikistrike.com

mardi 8 août 2017

La Corée du Nord menace d'attaquer aux missiles les bases US de Guam



La Corée du Nord menace d'attaquer aux missiles les bases militaires américaines à Guam, dans le Pacifique, suite à la déclaration du Président US Donald Trump qui a promis «le feu et la colère» à Pyongyang si ce dernier menaçait de nouveau son pays.
La Corée du Nord étudie la possibilité de frapper les bases militaires américaines à Guam, située à 4.000 km de Pyongyang, dans le Pacifique, par des missiles balistiques stratégiques à moyenne et longue portée Hwasong-12, a annoncé l'agence nord-coréenne KCNA citant un communiqué des Forces stratégiques du pays.
«La Corée du Nord étudie un plan opérationnel prévoyant de porter une frappe d'envergure» contre ce site militaire, dès que le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un prendra une décision en ce sens, lit-on dans un communiqué diffusé en Corée du Nord.
L'île de Guam abrite la base aérienne américaine d'Andersen où les bombardiers stratégiques B-1 font des escales de ravitaillement lors de leurs survols de la Corée du Sud, ainsi que la base navale d'Apra Harbor.
Pyongyang menace d'adopter cette «mesure de prévention» en réponse aux provocations de Washington.
Le Président américain Donald Trump a déclaré mardi que Pyongyang ferait mieux de ne plus lancer de menaces à l'encontre des États-Unis, puisqu'il ne récolterait que« le feu et la colère». 
En juillet dernier, la Corée du Nord a mené deux tests de missiles balistiques Hwasong-14. Selon les États-Unis, la Corée du Sud er le Japon, ces missiles sont intercontinentaux. Les experts russes estiment qu'ils s'agit des missiles à moyenne portée. Pyongyang a pour sa part annoncé le succès des deux essais de missiles intercontinentaux.
Source : sputniknews.com