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lundi 27 juillet 2015

L' Irak réagit contre les attaques militaires de la Turquie

L' agression des forces turques contre le Nord de l’Irak, sous le prétexte de frapper les positions du PKK, (Parti des travailleurs du Kurdistan), a fait réagir les responsables irakiens. Le vice-président et ancien Premier ministre irakien a critiqué les attaques aériennes et à l'artillerie de la Turquie contre le Nord irakien, attaques, dont l’objectif, suivant le discours officiel d’Ankara, consistait à annihiler les terroristes du PKK. Nouri al-Maliki a fait allusion aux efforts de Bagdad, pour améliorer ses relations avec Ankara, ajoutant que le nouveau tour des attaques turques contre les régions, à population kurde du Nord irakien, serait un facteur de tension, dans les relations entre les deux pays. Le vice-Président irakien, Nouri al-Maliki, a demandé à Ankara de ses protestations officielles, à ce propos. Pour sa part, le vice-ministre syrien des Affaires étrangères, Fayçal Meqdad, avait, précédemment, lancé une mise en garde, au sujet des attaques turques contre la Syrie et l’Irak. «Ces dernières années, la Turquie a fait de la lutte anti-terroriste un prétexte, pour agresser le territoire syrien ou irakien», a-t-il précisé, ajoutant que les frappes contre les territoires syrien et irakien sont le résultat des échecs de Daech et des terroristes, dans ces deux pays. Sous le prétexte du récent attentat terroriste, qui a secoué le Sud de la Turquie, et après 2 ans de trêve avec le PKK, l’armée turque a visé, vendredi 24 juillet, les positions de ce groupe et celles de Daech, sur les hauteurs du Nord irakien et certaines régions du Nord syrien. 30 personnes ont été tuées, et 40 autres, blessées, au cours de ces attaques, qui interviennent, alors que la Turquie a été l’un des supporters du groupe terroriste takfiri Daech ; ce pays a même ouvert son territoire aux Américains, pour y entraîner les éléments de Daech. Ces attaques interviennent, juste au moment où les relations tendues turco-irakiennes avaient commencé à s’améliorer, avec l’arrivée au pouvoir du nouveau gouvernement de Bagdad. Les aventurismes de la Turquie conduisent, inexorablement, la donne turco-irakienne au stade du passé. On s'attend, pourtant, à ce que la Turquie revienne, le plus tôt possible, sur sa décision erronée et arrête de frapper les pays voisins. Source: french.irib.ir