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lundi 13 mars 2017

Détroit d'Hormuz : US Navy surpris!



Alors que les États-Unis utilisent largement leurs bâtiments d'espionnage contre l'Iran, ce pays ne compte pas rester les bras croisés : l'Iran serait sur le point de se doter des capacités de dissuasion « insoupçonnées ».
Le think Tank " Washington" fait publier un rapport qu'il intitule " L'Iran, sur le point de contrer la surveillance US" où il écrit : il semblerait que l'Iran soit bien désireux d'élargir la portée de ses missiles anti-navires et de contrer le processus systématique de surveillance auquel sont exposées ses activités balistiques . Les Iraniens sont si sérieux pour endiguer toute activité d'espionnage qu'ils se disent même prêts à une confrontation militaire."
Washington qui n'évoque évidemment pas l'aspect totalement illégitime de la présence militaire américaine dans la région du golfe Persique revient sur ce qu'il qualifie de " face-à-face" entre les vedettes rapides du Corps des Gardiens de la Révolution islamique et un navire de guerre US le 4 mars 2017. Un communiqué du CGRI avait d'ailleurs confirmé cette information en soulignant que le bâtiment US accompagné de navettes britanniques s'était approché des eaux territoriales iraniennes.
" Les bateaux iraniens ont barré la route au navire américain et la flotte qui l'accompagnait le poussant à changer de cap. Une chose est sûre : les bateaux iraniens se sont approchés du navire américain dans le strict objectif de l'empêcher d'espionner le dernier teste balistique de la RII"
Dans la suite de son article, le think Tank Washington reconnaît que le navire USS Invincible est un navire d'espionnage (navire américain précité est doté de dispositifs d'interception capables de déterminer très précisément la portée des missiles iraniens). " C'est vrai que l'USS Invincible avait pour mission de collecter des informations au sujet des essais balistiques iraniens et ce, à trois niveaux : surface, sub-surface, aérien. Le think Tank Washington évoque par la suite les propos du commandant en chef du département aérospatial du CGRI, le général Hajizadeh qui avait confirmé le test du missile balistique anti-navire "Hormuz-2" sur la côte de Makran dans la mer d'Oman, "un teste couronné de succès et qui a détruit sa cible située à 250 kilomètres " précise encore cet article. 
 Le Think Tank reconnaît que l'USS Invincible espionnait au moment des faits la zone où l'Iran effectuait son essai balistique, un essai impliquant un missile de type "active radar homing".  Et l’article d’ajouter : “ L'USS Invincible espionne depuis 2012 les activités balistiques iraniennes. Il a quitté le 23 janvier sa base à Bahreïn avant de la regagner le 6 mai. C'est pendant cette même période que l'Iran aurait testé un missile balistique de moyenne portée dans la région de Semnan, à 1000 kilomètres du détroit d'Hormuz et le tir aurait été effectué sous la surveillance rapprochée de l'USS Invincible”.
L'USS Invincible est capable de détecter les codes secrets qui s'échangent entre le missile et son site de lancement et ces données, une fois collectées pourraient servir pour renforcer la protection des batteries de missiles Thaad ou Patriot déployés par les États-Unis dans la région.
Le rapport se penche ensuite sur les testes balistiques effectués par l'Iran dans le port iranien de Jask, sur la côte de la mer d'Oman : " Jask s'est transformé ces dernières années en une base-pionnière pour surveiller le trafic maritime via le détroit d'Hormuz. La présence de cette base permettrait au CGRI de dépêcher très rapidement sur place ses forces et ses missiles de croisière et balistiques . Si on prend à la lettre le commandant Hajizadeh, et on croit au succès du teste du missile Hormuz-2, cela voudrait dire au clair que les missiles anti-navires téléguidés iraniens pourront désormais contrer la 5ème flotte US  dans le détroit d'Hormuz et la mer d'Oman. Ce genre de système balistique possède  en général un système radar actif et un autre système radar non-actif ainsi qu'un système optoélectronique. Ces dispositifs permettront au CGRI de contourner la 5ème flotte américaine à Bahreïn tout en traversant le détroit d'Hormuz”.
L'article affirme que l'incident du 4 mars est loin d'être " l'effet du hasard" : " cela pourrait faire partie d'un effort plus large fourni par le CGRI désormais décidé à bloquer toute possibilité de surveiller ses armements sensibles par l'Occident. L'Iran a d'ailleurs multiplié ces derniers temps ses avertissements contre l'apparition dans le ciel du golfe Persique des avions de reconnaissance occidentaux, avions qui ont pour mission de collecter des renseignement sensibles."
Le texte va encore plus loin dans la spéculation et conclut :" De tout ce qui précède on peut conclure que l'Iran travaille à un vaste plan de dissuasion qui viserait directement des navires de guerre stratégiques américains, plan qui rendrait certaines zones inaccessibles à nos forces. Les missiles Fareh-313 et Zolfaqar , ayant des portées de 500 et de 750 kilomètres feraient potentiellement partie de ce plan".

Source: parstoday.com