Translate

vendredi 17 avril 2015

Russie, Chine et Iran d’accord pour organiser des négociations sur la défense



 

 

L’Iran est prêt à coopérer avec la Russie, la Chine et l’Inde sur le sujet du bouclier antimissile de l’OTAN et des menaces émanant de l’Alliance, a dit le chef du ministère de la Défense iranien Hossein Dehghan à Moscou.

«Je voudrais exprimer mon soutien à l’idée d’une coopération multiforme dans le domaine de la défense entre la Chine, l’Iran, l’Inde et la Russie pour contrer l’expansion de l’OTAN à l’est, et l’installation de son bouclier antimissile en Europe», a dit Hossein Dehghan jeudi lors d’une conférence internationale sur la sécurité à Moscou.

Malgré l’accord sur le programme nucléaire de Téhéran, les Etats-Unis projettent toujours l’installation de nouveaux complexes antimissiles en Europe. Leur déploiement est justifié par une prétendue menace émanant de «l’Iran nucléaire» - ce prétexte que Moscou considère être un «conte de fées».

«La menace que pose aux pays de l’OTAN la prolifération des missiles balistiques continue de s’accroître… le cadre de l’accord [sur le programme nucléaire iranien] ne change pas ce fait», a dit la porte-parole de l’OTAN Oana Lungescu à l’agence Sputnik.

Selon la Russie, les plans de création du bouclier antimissile restent toujours en vigueur parce que «le Système de défense antimissile ne portait jamais sur la question de l’Iran».

«Cela ressemble à une preuve supplémentaire démontrant que la «menace iranienne» n’est en fait qu’un écran de fumée, alors que le vrai objectif est la création d’un programme antimissile avec un objectif totalement différent», a écrit le ministère russe des Affaires étrangères.

Les Etats-Unis soutiennent depuis des années que le système antimissile sert à la protection contre les missiles de potentiels «pays voyous», tels que la Corée du Nord et l’Iran. Moscou se prononce résolument contre les projets unilatéraux de l’OTAN, évoquant des menaces pour sa sécurité nationale. La Russie a proposé de son côté la création d’un système conjoint, mais Washington a rejeté cette proposition.

Source: Russia Today