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mercredi 26 mars 2014

Un rapporteur de l’ONU accuse Israël de « nettoyage ethnique » Netanyahou réplique

Le rapporteur spécial de l’ONU sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés a accusé vendredi Israël de pratiquer une forme de « nettoyage ethnique » à Jérusalem-Est d’où, selon lui, les Palestiniens sont expulsés.

La politique d’Israël comporte « des caractéristiques inacceptables propres au colonialisme, à l’apartheid et à un nettoyage ethnique », a déclaré Richard Falk lors d’une conférence de presse.

Il s’est exprimé alors que les négociations de paix sont dans l’impasse et qu’Israël accélère les mises en chantier dans les colonies ce qui, selon les Palestiniens, réduit leurs chances de mettre un jour sur pied un État viable.

« Tout ce qui permet d’agrandir des colonies et toutes les démolitions de maisons sont une façon d’aggraver la situation (…) et de réduire les perspectives de trouver une issue aux prétendues négociations de paix », a estimé Richard Falk.


Aux journalistes qui lui demandaient de préciser sa pensée, il a répondu que 11 000 Palestiniens avaient perdu leur droit de résidence à Jérusalem-Est depuis 1996 en raison des lois israéliennes donnant la priorité aux juifs.

« Ce chiffre de 11 000 ne représente que la partie émergée de l’iceberg, car de nombreuses autres personnes sont confrontées à des problèmes concernant leurs droits de résidence », a dit le rapporteur.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a adressé dimanche ses félicitations à l'armée après la mort de trois Palestiniens en Cisjordanie. "Notre politique est de frapper ceux qui nous frappent et ceux qui se préparent à nous frapper", a-t-il déclaré lors du conseil des ministres hebdomadaire, selon un communiqué de son bureau.

Des heurts sanglants ont éclaté samedi lorsque des soldats israéliens sont venus arrêter à Jénine (nord de la Cisjordanie) Hamza Abou al-Hija, 20 ans, membre de la branche armée du Hamas, les Brigades Ezzedine al-Qassam, et fils d'un important dirigeant du Hamas emprisonné par Israël. Hamza Abou al-Hija ainsi que Mahmoud Abou Zeïna, 19 ans, un combattant du Jihad islamique, ont été tués lors d'échanges de tirs impliquant d'autres Palestiniens.

Un autre jeune homme, appartenant au Fatah, le mouvement du présidentMahmoud Abbas, qui contrôle les zones autonomes de Cisjordanie, a également trouvé la mort au cours des affrontements, et 14 Palestiniens ont été blessés, dont deux grièvement, selon des sources médicales et de sécurité palestiniennes. L'armée a justifié l'opération, qualifiant Hamza Abou al-Hija de "bombe à retardement", et affirmant que les soldats avaient ouvert le feu après que le jeune homme a tiré et blessé légèrement deux Israéliens en tentant de s'échapper.

Dans un communiqué conjoint, les Brigades Ezzedine al-Qassam, les Brigades Al-Qods (la branche militaire du Jihad islamique), et les Brigades des martyrs d'Al-Aqsa, groupe armé issu du Fatah, ont proclamé que "le sang des martyrs n'aurait pas été versé en vain". Les trois groupes armés ont affirmé que "lesservices de sécurité palestiniens portaient une responsabilité dans ce crime", dénonçant le "crime de coopération avec l'occupant, au prix du sang des meilleurs fils de la résistance".

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1735/Israel-Palestine/article/detail/1826582/2014/03/23/Notre-politique-est-de-frapper-ceux-qui-nous-frappent.dhtml