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samedi 14 février 2015

Cessez-le-feu en Ukraine à 22h00 heure de Paris. D`intenses combats font rages.

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*** Le cessez-le-feu devrait déjà être effectif depuis minuit heure de l`Ukraine(22h, heure de Paris) ***, la situation paraissait précaire dans l'est de l'Ukraine, et l'apaisement, tant attendu, encore loin. Au moins 15 civils et 12 militaires ukrainiens ont été tués en 24 heures, selon les derniers bilans ukrainiens et séparatistes qui ne cessent de s'alourdir. Plus d'une centaine d'attaques ont été répertoriées.

 

Les séparatistes prorusses intensifiaient samedi leur offensive autour des villes stratégiques de l'est du pays. La ville de Debaltseve serait en passe d'être d'être détruite.

La poche de Debaltseve, notamment, carrefour stratégique sur la ligne de front, et dont les deux parties se disputent le contrôle, était encore en proie à d'âpres affrontements ce samedi matin. L'armée ukrainienne a fait état d'une «tentative d'assaut rebelle avec des lance-roquettes multiples et les chars» contre ses positions aux abords sud-est de la ville. L'ambassadeur américain en Ukraine Geoffrey Pyatt a écrit samedi sur Twitter qu'il s'agissait de systèmes «russes et non séparatistes» y compris des systèmes de défense anti-aérienne. La police locale a indiqué que les séparatistes étaient en train de détruire la ville.

Une bataille de tanks était également signalée à l'est de la grande ville portuaire de Marioupol. Des tirs d'artillerie y ont été entendus ces dernières heures. A Donetsk, bastion des rebelles prorusses, il n'y a pas eu de changement notable avant le nouveau cessez-le-feu. La nuit dernière a été marquée par de très nombreux tirs d'artillerie et de salves de lance-roquettes multiples Grad et des tirs se poursuivaient avec la même intensité en début de matinée et étaient entendus dans le centre de Donetsk.

Autant de tentatives de redessiner la ligne de front avant qu'elle ne soit censée se figer, dimanche.

Le G7 (Canada, France, Allemagne, Italie, Japon, Royaume-Uni, États-Unis) a prévenu vendredi soir qu'il «reste prêt à adopter » des sanctions contre ceux qui violeraient ces accords de Minsk. «Malheureusement, après les accords de Minsk, l'opération offensive de la Russie a significativement augmenté. Nous pensons toujours que les accords de Minsk sont en grand danger», a déclaré de son côté le président ukrainien, Petro Porochenko. Les quatre leaders présents à Minsk ont prévu une rencontre téléphonique samedi.

Au sein du gouvernement ukrainien, la méfiance demeure. Le ministre des Affaires étrangères, Pavel Klimkin, a écarté, vendredi, toute nouvelle initiative législative en vue de déterminer le statut d'autonomie des régions du Donbass. Une loi en ce sens avait déjà été prise par la Rada, le Parlement ukrainien, au lendemain des premiers accords de Minsk du 19 septembre. Mais son application avait été contrariée par l'organisation, dans la même période, d'une élection présidentielle séparatiste. De même, Kiev exclut d'amnistier les leaders séparatistes du Donbass, contredisant ainsi la lettre de l'accord de jeudi.

Pour sa part, contrairement aux conclusions du sommet, qui engagent à la libération de «tous les prisonniers et otages», Moscou ne prévoit pas de relaxer les détenus ukrainiens, aujourd'hui sous les verrous en Russie, dont la célèbre pilote d'hélicoptère Nadia Savtchenko.

Le Kremlin préfère déléguer la compétence de ce dossier à la «justice» russe, qui est soupçonnée, côté occidental, d'obéir à l'exécutif. Par ailleurs, le leader séparatiste Denis Pouchiline a annoncé son intention d'écarter les forces politiques hostiles aux rebelles d'une participation aux futures élections locales. Néanmoins, le pouvoir russe fait profil bas, tout en insistant sur une levée des sanctions occidentales.

«Le timing du sommet correspondait parfaitement aux objectifs de Poutine, qui avait besoin de faire baisser la pression. Celui-ci parie également sur un étiolement de l'unité occidentale et sur la chute du régime de Kiev par d'autres facteurs, politiques ou financiers», explique un haut diplomate européen, pour qui «toutes les options sont ouvertes», y compris une future escalade du conflit.

Source: lefigaro.fr