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vendredi 19 septembre 2014

Breaking News: C`est confirmé, la France a procédé à ses premiers raids aériens contre l`EI en Irak

Des avions de l’armée française ont frappé vendredi matin, des positions de l’organisation de l’État islamique (EI), dans le nord-est de l’Irak. D’autres opérations seront menées dans les prochains jours, a confirmé François Hollande. Des avions de combat français ont mené, vendredi 19 septembre, les premières frappes aériennes de l'armée française contre des positions de l’organisation jihadiste de l’État islamique en Irak. Deux avions de chasse Rafale équipés de bombes air-sol ont frappé des cibles non mouvantes dans le nord-est du pays avant de regagner, la base aérienne française 104 Al-Dhafra, près d'Abou Dhabi, aux Émirats arabes unis. Un dépôt logistique de l’EI se situant dans la région de Mossoul aurait été entièrement détruit. Le dispositif était constitué, outre des deux Rafale, d'un avion de ravitaillement C-135 FR de l'armée de l'air et d'un avion de patrouille maritime Atlantique 2 de la Marine nationale, chargé d'assurer le volet renseignement de cette mission. "Ces objectifs ont été décidés conjointement avec les États-Unis" Les pilotes ont bénéficié de toutes les images de reconnaissance réalisées depuis lundi, indique Nathalie Gillet, correspondante de France 24 à Abou Dhabi. Pendant plusieurs jours, des Rafale ont quitté la base française d’Abou Dhabi par groupe de deux pour pouvoir prendre, sous plusieurs angles, des clichés de haute définition. Ces images envoyées à Paris et combinées avec des données satellitaires ont donné rapidement des résultats assez précis." "D’autres opérations se poursuivront dans les prochains jours", a confirmé François Hollande, lors d’une allocution publique, vendredi, à l’Élysée. Le président français a répété que l’intervention française menée "en appui des forces irakiennes, américaines et des peshmergas [combattants kurdes]" avait pour but d’"affaiblir l’organisation terroriste [de l’EI]". Et d’ajouter : "Il y a toujours de la grandeur à atteindre le terrorisme." Comme il l’avait souligné lors de sa conférence de presse, François Hollande a indiqué que la France n’enverra pas de troupes au sol. "C’est une guerre qui se mènera via des frappes aériennes, affirme Nathalie Gillet. Il s’agit d’une guerre hybride où les forces spéciales n’interviendront qu’en nombre limité. Reste à savoir quels autres États seront prêts à se joindre à ces opérations militaires." Ces derniers jours, le président français avait largement annoncé qu’il était temps de frapper l’organisation de l’EI, la qualifiant plus sévèrement qu’aucun autre groupe jihadiste par le passé, rappelle Matthieu Mabin, journaliste de France 24 spécialiste des questions de défense. Hollande envisage la stratégie française comme une stratégie globale de lutte contre les terroristes, contre ce que l’Élysée considère désormais comme une nébuleuse qui englobe le Sahel. Quand on entend le président, on a l’impression que l’engagement au Mali et l’engagement de ce matin en Irak ne sont finalement qu’un seul engagement. La décision française d’intervenir en Irak n’est toutefois pas autonome. Elle a été prise en coopération avec les autorités irakiennes et américaines, a tenu à rappeler l’Élysée. "Bien entendu qu’il y a une coopération des renseignements américain et français, commente Matthieu Mabin. Les Américains ont une maîtrise du sol irakien qui est la meilleure du monde. Ces objectifs ciblés par la France ont été décidés, choisis, conjointement avec les renseignements américains". Source: france24.com