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mardi 1 août 2017

Séoul planifierait une «frappe chirurgicale» pour se débarrasser de Kim Jong-un?


Les stratèges militaires sud-coréens prépareraient une «frappe chirurgicale» contre le commandement et les installations nucléaires et de missiles nord-coréens, qui serait lancée à l'initiative des forces spéciales du Président Moon Jae-in en cas d’urgence.

Trois jours après le deuxième tir de missile balistique nord-coréen, le comité sud-coréen des chefs d'État-major interarmées et le ministère de la Défense nationale ont pris l'initiative d'élaborer une opération visant à éradiquer le leader nord-coréen Kim Jong-un, selon un rapport du journal sud-coréen Munhwa Ilbo.
Le Bureau de la sécurité nationale et le département des armes de destruction massive s'occuperont de leur côté des projets des «frappes chirurgicales» afin de répondre à un scénario de tir d'un missile nucléaire ou d'un missile balistique conventionnel, qui a «atteint le seuil critique de la ligne rouge», selon le média.
Les forces de Corée du Sud lanceront des missiles de croisière Taurus à partir de chasseurs F-15, qui seront capables de frapper toutes les installations clés à Pyongyang, ainsi que le siège du Président du Parti du travail, Kim Jong-un, et d'autres sièges du parti situés à Pyongyang, indique Munhwa Ilbo.
© SPUTNIK. MIKHAIL VOSKRESENSprogramme nucléaire et non l'économie
Selon des responsables militaires anonymes, ces projets de «frappe chirurgicale» avaient déjà été esquissés le 31 mars.
En outre, le Président sud-coréen Moon Jae-in a ordonné que soit créée une nouvelle brigade de forces spéciales formée de 1.000 à 2.000 personnes afin d'«éliminer le leadership militaire» et de «paralyser les installations de commandement en cas d'urgence».
Le ministère sud-coréen de la Défense national a affirmé lundi que «la Corée du Nord est susceptible de tester son ogive nucléaire et un missile» par le biais d'un autre «test d'une puissance explosive supérieure».
Auparavant, la Corée du Sud a annoncé, après le tir nord-coréen effectué vendredi dernier, qu'elle allait accélérer le déploiement du THAAD sur son territoire, s'attirant une sévère mise en garde de Pyongyang ainsi que de Pékin, qui y est farouchement opposé.
Ce système est conçu pour abattre des missiles balistiques à courte et moyenne portée mais pas les missiles intercontinentaux.
La Corée du Nord a effectué le 28 juillet son deuxième test de missile balistique en moins d'un mois. Le leader nord-coréen Kim Jong-un a ensuite affirmé que son pays avait désormais la capacité de frapper l'ensemble du territoire américain.
Source: sputniknews.com