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jeudi 12 janvier 2017

Pression de l’Otan sur les frontières russes, un danger selon Moscou


«On le considère comme un danger»: voici comment le Kremlin a réagau déploiement d’un millier de soldats américains en Pologne, tout près des frontières russes.

Ankara à Washington: «Incirlik n'est pas une base de l'Otan» Le renforcement de la présence militaire de l'Alliance atlantique en Europe est un signal négatif pour Moscou, a annoncé ce jeudi le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, qui a dénoncé le danger de ces manœuvres. « Tout pays percevra négativement l'augmentation de la présence militaire étrangère près de ses frontières. C'est ainsi que nous traitons cela », a expliqué M. Peskov aux journalistes désireux de connaître l'attitude de Moscou face au déploiement de chars et de véhicules blindés américains en Pologne. Il s'agit notamment d'un millier de militaires et de nombreuses unités d'armement qui ont été envoyés dans ce pays frontalier de la Russie dans le cadre de la manœuvre de l'Otan et de ses alliés baptisée Atlantic Resolve. Les soldats resteront dans le pays pendant 9 mois avant qu'une autre brigade ne prenne le relais. « Ce sont des manœuvres qui mettent en péril nos intérêts, notre sécurité, d'autant plus qu'il s'agit d'un pays tiers qui augmente sa présence militaire près de nos frontières en Europe. Et ce n'est même pas un pays européen », a ajouté le porte-parole. Ce déploiement s'inscrit dans le cadre du plus grand renforcement de l'Alliance sur flanc oriental européen depuis la fin de la guerre froide. Au total, la manœuvre mobilisera près de 3 500 militaires, 87 chars, 18 chars obusiers Paladin, plus de 400 véhicules Humwee ainsi que 144 blindés Bradley. 


Bremerhaven, une ville où les Allemands se soulèvent contre l’Otan Moscou ne cesse de son côté de répéter qu'il s'agit d'une provocation et qu'il est dangereux de déstabiliser l'équilibre des forces sur le continent. En outre, l'Otan semble avoir oublié de demander les Européens s'ils veulent qu'on les protège de la sorte. Et ceux-ci voient la perspective d'un œil plutôt sceptique: « Tout cela ne fait qu'aggraver la situation. Il faut résoudre les problèmes de manière pacifique et non pas à l'aide des armes. Il est nécessaire de montrer que nous ne voulons pas que le matériel militaire roule sur notre ville! », s'indignent des Allemands cités par la radio fédérale Radio Bremen TV.

Source: sputniknews.com