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samedi 4 février 2017

L'Iran teste de nouveaux missiles en plein regain de tension avec Washington



L' Iran a mené des exercices militaires incluant le lancement de missiles, au risque d'envenimer encore davantage ses relations déjà exécrables avec les Etats-Unis.

Les exercices militaires iraniens se sont déroulés dans la région de Semnan (nord-est), le 4 février, au lendemain de l'imposition par les Etats-Unis de nouvelles sanctions contre l'Iran. Washington entendait ainsi répondre à un tir d'essai d'un missile balistique opéré par Téhéran le 29 janvier. 

Selon les Gardiens de la révolution, les troupes d'élite de l'armée iranienne, l'objectif de ces manœuvres est de montrer «la totale préparation à confronter les menaces» et «les sanctions humiliantes» contre l'Iran. Différents types de systèmes de radars et de missiles de fabrication locale, ainsi que de centres de commandement y sont testés, selon Sepahnews, le site des Gardiens de la révolution.
Le site qui a également diffusé la liste des missiles utilisés lors de cet exercice montre qu'il s'agit d'engins de très courte portée (75 kilomètres). L'Iran affirme disposer de différents types de missiles, dont certains à longue portée (2 000 km).

Les exercices se déroulent le même jour que le secrétaire d'Etat américain à la Défense, James Mattis, a affirmé que l'Iran était «le plus grand Etat soutenant le terrorisme au monde».

«Jouer avec le feu»


Depuis l'investiture de Donald Trump le 20 janvier, le ton n'a cessé de monter entre Washington et Téhéran. Depuis 1980, soit quelques mois après la Révolution islamique de 1979 et l'invasion de l'ambassade américaine par des étudiants, les Etats-Unis et l'Iran n'entretiennent plus de relations diplomatiques.

Le 3 février, l'annonce de nouvelles sanctions américaines a entraîné une riposte immédiate de la part du gouvernement iranien qui a annoncé qu'il prendrait des mesures réciproques contre «des individus et des entreprises américaines» qui soutiennent des groupes «terroristes».
Une réciprocité que Téhéran a déjà mise en œuvre à l'encontre des citoyens américains en leur interdisant de pénéter dans le pays après la décision de l'administration Trump d'interdire aux ressortissants de sept pays à majorité musulmane, dont l'Iran, d'entrer sur leur territoire. Une mesure «insultante» et «honteuse», selon Téhéran, même si elle a été temporairement bloquée par un juge fédéral américain.
Grand adepte de Twitter, Donald Trump a multiplié les petites phrases incendiaires contre l'Iran sur son compte, la dernière accusant ce pays de «jouer avec le feu».

En dépit de cette tension croissante, le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, a assuré que son pays n'était «pas impressionné par les menaces» et qu'il ne «déclencherait jamais une guerre».

«Missiles défensifs»


En revanche, l'Iran exclut de renoncer à ce qu'il estime être son droit souverain, à savoir tester des missiles portant des armes «conventionnelles» et non-nucléaires, uniquement destinées à la défense de son territoire face à ses «ennemis».

Le 2 février, le général Hossein Salami, numéro deux des Gardiens de la Révolution avait affirmé que non seulement l'Iran poursuivrait sa politique mais allait même l'accentuer. «Le nombre de missiles de l'Iran, de vaisseaux de guerre, de lanceurs de missiles de défense, augmente chaque jour», a précisé le général.

Téhéran rappelle régulièrement la guerre Iran-Irak (1980-1988) au cours de laquelle Bagdad avait utilisé des armes chimiques en territoire iranien, pour justifier l'utilisation de «missiles défensifs».
Si Donald Trump a mis à exécution ses menaces de durcir la position américaine envers Téhéran, il n'a pour l'instant pas fait dérailler l'accord international sur le nucléaire iranien scellé en 2015 par son prédécesseur Barack Obama et qu'il avait vertement dénoncé.

Cet accord a permis à l'avionneur américain Boeing de signer avec l'Iran un gros contrat pour l'achat de 80 appareils. Le marché iranien intéresse également d'autres entreprises américaines, dont celles du secteur pétrogazier.

Source: rt

Réplique de Washington


Les tensions s' enflamment rapidement! Êtes-vous préparés?
Scott Kelnhofer du Western Journalism rapporte que, le Président Donald Trump aurait annoncé de nouvelles sanctions contre l' Iran en réponse aux nouveaux essais de missiles balistiques de vendredi. En addition aux sanctions, les  officiels de la Défense ont confirmé vendredi que le USS Cole avait été placé pour patrouiller dans les eaux près des côtes du Yémen pour protéger le passage naviguable contre les attaques des Houthis sur des navires. Les Houthis sont un groupe de milices alignés avec l' Iran.

Source : beforeitsnews.com
Traduction : Benoît Godin

vendredi 3 février 2017

L’Iran renforce sa défense


« Le nombre de missiles, de navires de guerre et de lance-missiles iraniens augmente de jour en jour, assurant à l’Iran une domination dans le ciel, en mer et sur la terre ferme », a affirmé le commandant adjoint du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI), le général Hossein Salami.
« Les ennemis souhaitent que nous agissions conformément à leur volonté. Ils ont réuni toutes leurs forces pour faire face à notre grande Révolution, mais leurs plans ont avorté », a assuré le général Hossein Salami.
« Toutes les grandes puissances du monde ont vainement tenté durant ces 40 dernières années de faire plier l’échine du peuple iranien. Ils ont fomenté de nombreux complots, mais le peuple iranien les a déjoués l’un après l’autre grâce au sang de ses martyrs », a-t-il indiqué.
« Toutes les machinations de l’ennemi, dont les sanctions économiques, la guerre interne, l’invasion culturelle et l’assassinat d’éminents dignitaires religieux et de scientifiques pour empêcher que nous fassions des progrès dans le domaine nucléaire, ont été déjouées », a-t-il confié.
« Si les États-Unis ne craignent pas notre capacité balistique, pourquoi alors fanfaronnent-ils de la sorte ? Aujourd’hui, la capacité balistique de l’Iran figure parmi les plus importantes du monde », a conclu le général Hossein Salami. 
Source: parstoday.com

jeudi 2 février 2017

Un trou découvert sous un réacteur de la centrale Fukushima



Une nouvelle découverte inquiétante a été faite par des spécialistes dans le cadre de l'enquête sur la catastrophe de la centrale nucléaire japonaise de Fukushima survenue en 2011, et dont les conséquences sont loin d'être épuisées.

Des spécialistes de Tepco, la compagnie-opérateur de la centrale nucléaire endommagée de Fukushima-1, ont découvert un trou de deux mètres de diamètre près des supports d'acier situés en-dessous du réacteur n°2 de la centrale.

Selon l'agence de presse japonaise Kyodo, le trou a été détecté après l'analyse de photos prises le 30 janvier lors d'une inspection à l'aide d'une caméra mobile. Un amas noir de matériaux qui pourraient être des débris de combustible nucléaire a été également retrouvé en-dessous du réacteur. Les spécialistes n'excluent pas que ces débris aient provoqué ce trou. 
Une nouvelle inspection sera effectuée à l'aide d'un robot équipé d'une caméra à la mi-février. Le robot devra entrer dans la zone endommagée de la centrale pour mesurer les radiations sous le réacteur et étudier les débris.

Un séisme et un tsunami dévastateurs ont frappé le Japon le 11 mars 2011, provoquant une série d'accidents dans la centrale nucléaire de Fukushuma-1. La fonte du combustible dans trois réacteurs de Fukushima a entraîné la contamination de vastes territoires aux alentours du site. La centrale a été définitivement fermée fin 2013, mais la décontamination continue jusqu'à présent.
Source:  wikistrike.com

mercredi 1 février 2017

Exercices de l’Otan en mer Noire: Moscou met en garde


Les premiers exercices de l’année 2017 de l’Otan en mer Noire ont débuté mercredi 1er février. Le ministère russe de la défense prévient que tous les manœuvres seront suivis de près et espère que les exercices se passeront sans aucune provocation et dans le respect du droit international.
Les premiers exercices navals Sea Shield 2017 (Bouclier maritime 2017) avec la participation de l’Ukraine et de sept pays-membres de l’Otan commencent le 1er février 2017 en mer Noire.
La marine roumaine a déclaré que ces exercices communs durant 10 jours regrouperaient près de 2 800 militaires de la Romanie, de la Bulgarie, de la Grèce, de la Turquie, des États-Unis, du Canada, de l’Espagne et de l’Ukraine. La participation de 16 navires de guerre ainsi que 10 avions est également prévu.
En commentant les débuts de ces exercices de l’Otan en mer Noire, le ministre russe de la défense Sergueï Choïgou a affirmé garder un œil sur ces manœuvres pour contrôler la situation.
« Nous espérons que ces exercices se tiendront à une distance sûre de la Russie et qu’il n’y aura pas de provocations à notre égard. Dans tous les cas, nous sommes prêts à relever ces défis », a déclaré M. Choïgou.
Des exercices se tiendront dans la partie est de la mer Noire dans une zone d’environ 80 000 kilomètres carrés.
Dans le cadre des exercices militaires prévus, « l’Otan mettra en œuvre les procédures standard de lutte contre les menaces aériennes, sous-marines et de surface ».
Source: almanar.com.lb

mardi 31 janvier 2017

«Les tensions Chine-USA plus redoutables que celles entre Moscou et l'Otan»


Le risque d'escalade des tensions entre la Chine et les États-Unis dans la région du Pacifique présente beaucoup plus de dangers que l'actuelle confrontation entre la Russie et l'Alliance atlantique.

© AP PHOTO/ ROLEY DELA PENA, POOL
Pour l'observateur de Die Zeit Theo Sommer, la probabilité d'un conflit militaire d'envergure sur le continent européen est aujourd'hui minime. « Je constate plutôt une menace de guerre dans la région de l'Asie-Pacifique, dont la Chine, en tant que puissance mondiale en essor, et les États-Unis, leader traditionnel, se disputent la domination », indique l'analyste.
Il rappelle que Pékin est en train de construire des îles artificielles en mer de Chine méridionale, utilise des récifs et des atolls à des fins militaires et revendique un espace maritime de plus d'un million de kilomètres carrés, ce qui suscite de vives protestations à Washington. L'arrivée au pouvoir de Donald Trump risque de compromettre encore plus les relations déjà tendues entre les États-Unis et la Chine, estime M. Sommer.
Durant sa campagne électorale, le nouveau locataire de la Maison Blanche a promis d'imposer une taxe de 45 % sur les importations de produits chinois. Dans le même temps, M. Trump s'est montré prêt à réviser la politique de la « Chine unique », c'est-à-dire reconnaître l'indépendance de Taiwan.
Pourtant, c'est son intention de contrecarrer les revendications territoriales chinoises en mer de Chine méridionale qui semble la plus périlleuse, souligne l'expert allemand.
Le futur secrétaire d'État américain Rex Tillerson a déjà estimé, lors des auditions au Sénat, que la Chine contrôlait ou déclarait contrôler des territoires « qui ne lui appartiennent pas légitimement ».
© SPUTNIK. ALEXEI FILIPPOV
En réaction, le journal chinois Global Times, qui suit la ligne éditoriale du Quotidien du Peuple, a statué que les deux pays devraient être prêts à une confrontation militaire si le nouveau président US et son équipe diplomatique ne hangeaient pas de politique à l'égard de Pékin.
« On ne sait pas si les paroles sinistres vont déboucher sur des actions sinistres. Pourtant, sans aucun doute, la paix en Asie est bien moins stable qu'elle ne l'est en Europe », conclut Teo Sommer.

Source: sputniknews.com