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mercredi 9 décembre 2015

La Russie a déployé 7.000 soldats, sur les frontières turques

Le Président russe, Vladimir Poutine, a donné l’ordre du déploiement de 7.000 soldats, sur les frontières turco-arméniennes. Selon le journal turc, « Zaman », » Poutine a fini par tenir sa promesse et a positionné près de 7.000 soldats, sur les frontières de la Turquie avec l’Arménie. Selon certains analystes, cette initiative constitue une réponse de Moscou au crash d’un de ses « Sukhoi », abattu par les chasseurs turcs. Ces forces sont dotées de batteries de missiles anti-aériens, de missiles anti-char et de lance-missiles. Cette initiative russe a été prise, dans le cadre des accords de défense aérienne commune, signés avec l’Arménie. Source : http://francophone.sahartv.ir

lundi 7 décembre 2015

L' Irak donne 24 heures à la Turquie pour quitter son territoire sinon: Nous détruirons vos chars sur vos têtes

Le secrétaire général de l'Organisation Badr, Hadi al-Amiri, a affirmé que " toute base américaine en Irak sera notre cible et qu'il n'est pas question de permettre la division du pays". S'exprimant lors de la commémoration de la révolution de l'Imam Husseini à l' Université Mustansiriya, Amiri a souligné : "Nous refusons toute présence américaine en Irak". Et de poursuivre : "Nous ne permettrons pas la fragmentation de l'Irak", ajoutant que "toute division sert l'intérêt du projet sioniste dans la région." "L'Irak restera uni, fort et puissant. Car notre dignité , notre fierté et notre honneur résident dans l'existence d'un pays uni", notant que "nous avons le devoir de maintenir l'unité de l'Irak et il restera ainsi, a-t-il martelé. Amiri appele à des manifestations de la «souveraineté» Par ailleurs, Amiri a appelé à des manifestations sous le slogan de la souveraineté, il a menacé la Turquie en promettant de détruire leurs chars sur leurs têtes si elle ne sort pas de l'Irak: "Nous n' acceptons en aucune façon que la souveraineté de l'Irak soit empietée." Et de poursuivre: "les Turcs ont traversé la frontière irakienne avec leurs avions, leurs chars et leurs forces terrestres alors que nous sommes restés silencieux, sachant qu'ils ont abattu un chasseur russe sous prétexte qu'il avait violé la frontière turque durant 17 secondes." " Il faut unir tous nos efforts pour rejeter cette agression turque et dire aux Turcs : vous n'êtes pas plus forts que les Américains qui sont sortis de notre pays sous la pression, nous détruirons vos chars sur vos têtes si vous ne sortez pas de l'Irak ", a-t-il martelé. A noter qu'un certain nombre de médias ont rapporté qu'environ 1.200 militaires turcs ont été déployés dans la ville de Bashiqa près de Mossoul. Source: almanar.com.lb

dimanche 6 décembre 2015

La Pologne pourrait déployer des armes nucléaires

Le vice-ministre polonaise de la Défense Tomasz Szatkowski a déclaré que la Pologne pourrait demander à l'Otan de déployer des armes nucléaires sur son territoire. Selon le quotidien britannique The Guardian, la Pologne envisage de demander à l'Otan l'accès au programme de partage nucléaire en vue de rehausser sa capacité défensive. Le quotidien précise, se référant à plusieurs médias polonais, que le vice-ministre de la Défense est le premier officiel à avoir déclaré que la Pologne envisageait la possibilité de se joindre au programme. Sur 28 pays membres de l'Otan, il n'y a que trois puissances nucléaires, à savoir les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne, et seuls les Etats-Unis octroient leurs armes dans le cadre du programme de partage. The Guardian rappelle que la Belgique, l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas et la Turquie ont déjà installé des armes nucléaires sur leur territoire. Le ministère russe des Affaires étrangères avait déclaré précédemment que les "missions de partage nucléaire" de l'Otan devaient être arrêtées sans délai puisqu'elles étaient en violation directe du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires. La partie russe constate également l'acharnement avec lequel les Etats-Unis font participer des pays non nucléaires de l'Otan à des missions de partage tout à fait contraires aux engagements dans le cadre du Traité sur la non-prolifération. En septembre dernier, la chaîne de télévision allemande ZDF a annoncé, se référant à des documents américains, les préparatifs du déploiement à la base aérienne de Büchel de nouvelles bombes nucléaires américaines B61-12. Le ministère de la Défense d'Allemagne a refusé de commenter ces informations, tandis qu'un représentant du Pentagone a déclaré dans un entretien à Sputnik que les Etats-Unis n'estimaient pas violer des accords concernant les armes nucléaires. Le porte-parole du président de Russie Dmitri Peskov a noté, pour sa part, que le déploiement de nouvelles armes nucléaires en Allemagne violait l'équilibre stratégique en Europe et créait des tensions. La Russie se verra obligée de prendre des mesures appropriées en vue de rétablir la parité. Source: Sputnik

mercredi 2 décembre 2015

Trafic de pétrole Daesh: L’armée russe accuse Erdogan et sa famille


 

Le président turc Recep Tayyip Erdogan et sa famille sont directement "impliqués" dans le trafic de pétrole avec la milice wahhabite takfiriste Daesh (Etat islamique-EI), a affirmé le vice-ministre russe de la Défense, Anatoli Antonov, lançant mercredi de nouvelles accusations contre la Turquie qui a abattu un avion militaire russe le 24 novembre.
 
"Le principal consommateur de ce pétrole volé à ses propriétaires légitimes, la Syrie et l'Irak, s'avère être la Turquie. D'après les informations obtenues, la classe dirigeante politique, dont le président Erdogan et sa famille, est impliquée dans ce commerce illégal", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à laquelle, pour la première fois, étaient invités plus de 300 journalistes étrangers. 

"Le cynisme du gouvernement turc est sans limite", a-t-il continué, ajoutant que la Russie "a déjà à plusieurs reprises averti du danger de flirter avec le terrorisme".
 "Vous ne vous posez pas de questions sur le fait que le fils du président turc s'avère être le dirigeant d'une des principales compagnies énergétiques et que son beau-fils a été nommé ministre de l'Energie? Quelle merveilleuse entreprise familiale!", a-t-il commenté, en référence à la récente nomination au poste de ministre de l'Energie du gendre du président turc, Berat Albayark.
 
C'est la première fois que Moscou cite nommément le président turc et son entourage pour accuser Ankara, qui a abattu le 24 novembre un avion militaire russe au-dessus de la frontière syrienne, provoquant une crise sans précédent avec la Russie.
Preuve à l’appui, le ministère russe de la Défense a dévoile les photographies des convois de camions-citernes transportant du pétrole jusqu'à la frontière entre la Syrie et la Turquie.
Après avoir franchi la frontière turco-syrienne, les camions-citernes transportent le pétrole de l'EI vers des ports où l'or noir est ensuite acheminé vers des pays tiers en vue de son raffinage.

Antonov a indiqué que la Russie appelle Ankara à autoriser l'accès aux lieux où, selon Moscou, sont hébergés les centres du trafic de pétrole de l'EI.


Recep Tayyip Erdogan, dont le pays a rejoint l'été dernier la coalition internationale antijihadiste, avait déjà qualifié ces accusations de "mensonges et calomnies" et nie farouchement couvrir le trafic de pétrole brut organisé par l'EI, qui constitue la principale source de revenus de l'organisation jihadiste.
 
Moscou, qui mène des frappes aériennes sur la Syrie depuis le 30 septembre, a intensifié ses frappes contre les installations pétrolières de l'EI, autorisant les pilotes de ses avions de "tirer à vue" sur les camions-citernes dans la zone contrôlée par l'organisation terroriste.
 
Depuis le début de ses interventions, l'aviation russe a détruit 32 complexes pétroliers, 11 raffineries, 23 puits de pétrole et 1.080 camions-citernes transportant des produits pétroliers, a énuméré M. Antonov, faisant défiler les cartes dans l'immense salle où s'étaient réunis plus de 300 journalistes.
 
Signalant que Daesh possède quelque 8.000 camions citernes qui transportent chaque jour 200.000 barils de pétrole, il a indiqué que grâce à ces frappes, Moscou a réussi à réduire de moitié le chiffre d'affaires annuel des activités pétrolières de l'EI, passé de trois milliards de dollars par an à 1,5 milliard de dollars.
« Les flux financiers liés à la revente de produits pétroliers ne servent pas uniquement à enrichir la haute direction politico-militaire de la Turquie. Ils reviennent en grande partie en Syrie sous forme d’armes, de munitions et de combattants de différents types. Rien qu’au cours de la semaine écoulée, 2.000 combattants ont rejoint les rangs de Daesh et du Front al-Nosra depuis la Turquie, plus de 120 tonnes de munitions et 250 véhicules de différents types ont été livrés », a-t-il également révélé.

Toutes les informations sur les itinéraires de livraison en Syrie depuis la Turquie d'armes, de munitions et de composants d'explosifs seront présentées la semaine prochaine, a-t-il conclu.


Sources: AFP, Sputnik

Une invasion terrestre arabo-turco-occidentale se prépare pour la Syrie?

 


Une invasion terrestre de la Syrie est entrain d’être préparée entre acteurs arabes, turc et américain, à l’instar de ce qui s’est passé au Yémen, affirme le journal libanais al-Akhbar, au moment où se multiplient les déclarations qui y font allusion.

Aussi bien Ankara, que Riad et Abu Dhabi ne cessent de marteler cette thèse. Surtout depuis que deux membres du Congrès américain l’ont  évoquée dernièrement.


La semaine passée à Bruxelles, le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu n’a pas mâché ses morts, assurant que son pays allait entamer une nouvelle opération aux côtés de l’Arabie saoudite et d’un pays tierce dont il n’a pas dévoilé l’identité, pour lutter contre le terrorisme en Syrie.
Il a tenu ses propos aux côtés du patron de l’Otan, Jens Stoltenberg, assurant que les frontières de la Turquie avec les Syrie étaient elles-mêmes celles de l’Otan.

Sans tarder, l’Arabie saoudite s’est manifesté, exprimant par le biais d’un responsable du ministère des AE saoudien qu’elle soutenait l’intensification des efforts pour une coalition internationale pour soi-disant combattre Daesh en Syrie et en Irak, insistant sur la nécessite de la participation de la Grande Bretagne.

Quant aux Emirats arabes Unis, ils ont affiché leur volonté franche de faire part à un tel effort, écartant par la voix du ministre des AE, Anouar Karakech le scénario d’une intervention qui ressemble à celle qui avait été mise au pied pour libérer le Koweït de l’invasion irakienne au début des années 90 du siècle dernier.
« La coalition arabe au Yémen sous le commandement de l’Arabie saoudite est l’exemple à  suivre pour nous en tant qu’Etats », a-t-il signifié.

Avant ces déclarations turques, saoudiennes et émiraties, ce sont  les deux congressemen républicains , John McCain et Lindsey Graham, très critiques à l'égard de la politique d'Obama, qui s’étaient attardés pour exposer dans les détails ce scénario.

Lors de leur visite de deux jours à Bagdad, tous deux se sont relayés pour exposer leur proposition"
La formation d’une force de 100 mille soldats étrangers, dont la majeure partie devraient être originaires des pays arabes et musulmans, dont l’Arabie saoudite, l’Egypte et la Turquie en particulier. Au côté de 20 mille militaires américains dépêchés en Syrie et en Irak pour leur prêter main forte.

Pour l’Irak seulement, les deux hommes ont réclamé une augmentation des effectifs américains pour qu'ils atteignent les 10 mille militaires, sachant que leur nombre actuel est de l’ordre de 3.500 conseillers militaires.



Arabes sunnites contre les autres

Dans les propos de McCain, l’un des soutiens avérés aux milices takfiristes en Syrie pour renverser le président syrien, et de Graham, l’accent est fortement mis sur les différences communautaires et nationalistes, quoique les turcs devraient en principe faire partie de cette forces suggérée : « la mobilisation de nos alliés arabes dans une force terrestre suggérée pour la Syrie est quelque chose de très possible sans être  facile pour autant… le fait d’isoler Assad est la seule voie pour que les pays arabes sunnites puissent soutenir la force terrestre proposée », a affirmé le premier, en allusion à une proposition qu’il avait faite auparavant : la formation d’une force européenne et arabe soutenue par 10.000 conseillers et formateurs américains.

Et Graham de poursuivre pour expliquer le rôle de ces conseillers, prenant bien soin d’être provoquant : « ils fourniront les potentialités que les arabes ne possèdent pas », a-t-il indiqué, en s’interrogeant non sans hypocrisie : «  Depuis quand une armée arabe a-t-elle effectué des manœuvres ? ».

Toujours avec autant de duplicité, Graham prend soin de faire la distinction entre le scénario proposé et les deux autres guerres, celles d’Afghanistan et d’Irak, aux résultats mitigés pour les Etats-Unis et leurs alliés régionaux.

«Cette fois-ci, il est question d’une force formée d’une armée régionale importante avec une petite force occidentale. Alors que durant les deux autres guerres il y avait des forces occidentales importantes et une force régionale très petite ».

Et de verser lui aussi dans l’approche communautaire : « à mon avis, la force qui va rester sera une force internationale et les Arabes sunnites pourront contrôler une partie de la Syrie où ils seront accueillis après le départ de Daesh ».


Grignotage du principe "no boots on the ground"

Quoique les positions de ce tandem républicain ne reflètent pas la politique de l'administration américaine démocrate,  l’AFP constate dans les positions américaines officielles un renforcement de l'implication des forces spéciales américaines en Syrie et en Irak. Lequel   «grignote un peu plus le principe du "pas de soldats sur le terrain" (no boots on the ground) posé par le président Obama ».

En effet, l'implication se fait petit-à-petit, et sa révélation avec une grande précaution, comme si elle voulait passer inaperçue, surtout en Syrie. 


Ce mardi, Washington a déclaré être "prêt à renforcer" la cinquantaine de soldats des forces spéciales envoyés dans le nord de la Syrie, et révélé qu’il a déployé une unité de forces spéciales en Irak pour des raids contre la milice wahhabite takfiriste Daesh.

   

En Syrie, "là où nous trouverons de nouvelles opportunités de développer" le groupe des forces spéciales déjà sur place, "nous serons prêts à le renforcer", a déclaré le secrétaire à la Défense Ashton Carter devant la commission des forces armées de la Chambre des représentants.

   

En Irak, les Etats-Unis "sont en train de déployer" une "unité spécialisée" des forces spéciales pour "aider les forces irakiennes et kurdes peshmergas" à mener des raids sur le terrain contre le groupe Etat islamique, a-t-il ajouté.

 

Selon lui, ces forces spéciales seront à terme capables de conduire des raids, libérer des otages, obtenir du renseignement et capturer des responsables du groupe Etat islamique.

   

Cette unité de forces spéciales "sera également en position de conduire des opérations unilatérales" en Syrie, a-t-il assuré.

Sources diverses