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vendredi 2 octobre 2015
L'Indonésie sous la menace d'une pollution terrible

Cela fait déjà plusieurs semaines que certaines régions d'Indonésie et de Malaisie vivent en état d'urgence, décrété après des feux de forêts qui ont provoqué une pollution atmosphérique particulièrement inquiétante.
Visibilité limitée et surtout risques dramatiques pour la santé des populations sont ainsi devenus des préoccupations majeures pour les gouvernements.
Certains jours, la pollution a par exemple atteint des niveaux 300 fois supérieurs à ce qui est considéré comme dangereux pour l'Homme.
Pis, mardi 29 septembre, les craintes des autorités locales ont encore franchi un cap, à tel point que le maire de Penkanbaru, ville de pratiquement un million d'habitants située sur l'île de Sumatra, a dû débuter l'évacuation des nourrissons et des enfants en bas âge, pour protéger leur santé.
Tous les bébés de moins de six mois vont donc être mis en sûreté en compagnie de leur mère, une mesure symbolique du danger de la situation.
Le résultat d'une pratique illégale et dangereuse
En d'autres endroits, il a été décidé d'aider les populations les plus vulnérables en les mettant à l'abri dans des bâtiments équipés d'air conditionné. "Les familles pauvres n'ont pas les moyens de s'offrir des équipements appropriés aux circonstances et se retrouvent avec des niveaux de pollutions identiques dans leurs maisons à ceux de l'extérieur, a par exemple expliqué le maire de Penkanbaru. Nous faisons tout notre possible pour que les bébés, le futur de ce pays, puisse respirer un air propre."
Depuis le début du mois de juillet, 35.000 personnes des régions concernées sont tombées malades à cause des niveaux de pollutions excessivement élevés. Chaque année depuis pratiquement 20 ans, les paysans de Sumatra brûlent la tourbe et la jungle pour fertiliser les terres avant la nouvelle saison de culture, provoquant une pollution toujours un peu plus dense. Des pratiques illégales contre lesquelles les autorités peinent pour le moment à lutter.
Source: naturealerte.com
Syrie: les frappes russes vont durer "trois à quatre mois" et s’intensifier
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La campagne de frappes aériennes russes en Syrie va durer "trois à quatre mois" et s'intensifier, a déclaré vendredi le président de la Commission des Affaires étrangères de la Douma (chambre basse du Parlement russe), Alexeï Pouchkov."Il y a toujours un risque d'enlisement mais à Moscou on parle de trois à quatre mois d'opérations", a affirmé M. Pouchkov à la radio française Europe 1.Interrogé sur une intensification à venir des frappes, il a répondu : "Absolument".M. Pouchkov a ajouté que les frappes de la coalition internationale conduite par les Etats-Unis n'étaient pas assez efficaces et qu'il fallait passer à une autre étape dans la lutte contre le groupe takfiriste Daesh (EI) en Syrie."Je pense que c'est l'intensité qui est importante. La coalition américaine a fait semblant de bombarder Daesh pendant une année, il n'y a pas de résultat. Si vous le faites d'une manière plus efficace, je pense que les résultats vont se faire connaître", a estimé le responsable parlementaire."Seulement 20% des opérations (de la coalition internationale) ont eu des résultats. Dans 80% (des cas), ils n'ont même pas bombardé", a affirmé M. Pouchkov.Le responsable parlementaire a également réfuté les accusations occidentales selon lesquelles les chasseurs russes ne frappent pas prioritairement ou pas seulement Daesh."Le but principal ce sont les groupes de Daesh qui sont le plus proche de Damas", a précisé M. Pouchkov."Il faut régler les affaires avec Daesh, faire éliminer (ce groupe) ou le neutraliser et après on va voir (ce qu'il en est du) sort de la Syrie", a insisté le responsable parlementaire.Une conférence internationale associant le président Bachar el-Assad et l'Iran serait alors une "idée raisonnable", a ajouté M. Pouchkov. "Pendant quatre ans, le gouvernement du président Assad a tenu le coup et aujourd'hui c'est la seule force militaire sur le terrain qui combat Daech", a-t-il dit."Nous ne pensons pas que Assad soit le seul coupable" du chaos syrien et de son cortège de morts depuis quatre ans, a-t-il ajouté."Les pays du Moyen-Orient et partiellement les pays de l'Occident qui ont soutenu l'insurrection armée sont aussi responsables de cette situation".Source: almanar.com.lb |
L'ouragan Joaquin pourrait toucher les côtes américaines, mais semble s`en éloigner en date du 2 octobre 2015
Les Bahamas pourraient voir s'abattre dans les heures qui viennent l'ouragan Joachim, avec des vents à 140 km/h. Il pourrait ensuite continuer sa router vers les Etats-Unis.
Joaquin est passé mercredi de la catégorie de tempête à ouragan de force 1 sur l'échelle de Saffir-Simpson, qui compte cinq niveaux. « Il pourrait devenir un ouragan de forte puissance d'ici vendredi » avec des vents de près de 180 km/h, met en garde le NHC, basé à Miami.
À 23 heures heure française, il s'était encore rapproché des Bahamas, se situant à 285 km au nord-est de l'archipel. Une alerte ouragan était en vigueur pour plusieurs îles, où les écoles ont été fermées. « Il est prévu que l'œil de Joaquin se déplace à proximité ou sur des parties du centre des Bahamas mercredi soir et jeudi », où il devrait provoquer de fortes précipitations, d'entre 250 et 375 millimètres avec des pics jusqu'à 500 millimètres dans des zones toutefois isolées, selon le NHC.
10e tempête de la saison
Les îles pourraient en outre être touchées par des inondations sur la zone côtière, qui, avec la forte houle, pourraient créer des « conditions mettant des vies en danger », selon le NHC. L'ouragan « va continuer à se renforcer dans les prochaines 48 heures », selon le centre. Les météorologues estiment qu'il devrait ensuite remonter vers le nord pour se déplacer en parallèle de la côte est des États-Unis mais sont divisés sur l'impact qu'il aura sur les côtes américaines.
Certains estiment qu'il passera proche de la Caroline du nord et de la Virginie (est) tandis que d'autres prévoient qu'il pourrait plutôt s'éloigner vers le large dans l'Atlantique. « Il est encore trop tôt pour évoquer l'impact potentiel de Joaquin aux États-Unis en termes de vents, pluies ou d'inondations », souligne le NHC.
Joaquin est la dixième tempête de la saison des ouragans dans l'Atlantique, qui a débuté en juin et se termine en novembre. C'est la troisième à passer en catégorie ouragan.
Source: ouest-france.fr
Selon le dernier relevé, il semble plus certain que les États-Unis seront épargnés, mais le tout peut encore changer dans les prochaines heures. C`est à surveiller... Benoit Godin
Vers l’Italie les nouvelles bombes atomiques états-uniennes
par Manlio Dinucci
Attention : l’Otan est en train de déployer sur le continent européen une nouvelle génération d’armes nucléaires en violation du Traité de non-prolifération.
Des préparatifs analogues sont en cours dans la base aérienne allemande de Buchel, où on est en train de restructurer les pistes, en les dotant de nouvelles instrumentations : des documents du Pentagone, cités par la télévision publique allemande ZDF, montrent que la base est sur le point de recevoir les nouvelles bombes nucléaires B61-12. La même chose —documente la Fas— se passe dans la base aérienne turque d’Incirlic, où sont en cours des travaux pour renforcer « l’aire Otan » dotée de 21 bunkers, qui accueillera les nouvelles bombes nucléaires. On est en train de renforcer aussi les bases nucléaires en Belgique et Pays-Bas, dans l’attente de la B61-12, testée en juillet dernier dans le polygone de Tonopah au Nevada, où se dérouleront dans l’année les deux autres tests nécessaires pour la mise au point de la bombe.
On ne sait pas combien de B61-12 seront déployées en Europe et en Turquie. D’après les dernières estimations de la Fas, les USA gardent aujourd’hui 70 bombes nucléaires B61 en Italie (50 à Aviano et 20 à Ghedi), 50 en Turquie, 20 respectivement en Allemagne, Belgique et Pays-Bas, pour un total de 180. Personne ne sait cependant exactement combien il y en a effectivement : à Aviano, par exemple, il y a 18 bunkers en mesure d’en stocker plus de 70. On ne sait pas non plus combien de bombes nucléaires se trouvent à bord des porte-avions états-uniens dans les ports et dans les eaux territoriales européennes. Le programme du Pentagone prévoit la construction de 400 à 500 B61-12, pour un coût de 8 à 12 milliards de dollars. Mais l’important n’est pas le seul aspect quantitatif.
Interviewé par la ZDF, Hans Kristensen confirme ce que nous écrivons depuis des années : celle qui va arriver sous peu en Italie et dans d’autres pays européens, n’est pas une simple version modernisée de la B61, mais une nouvelle arme nucléaire polyvalente, qui remplacera les bombes B61-3, -4, -7, -10 dans l’actuel arsenal nucléaire états-unien. La B61-12, avec une puissance moyenne de 50 kilotonnes (environ le quadruple de la bombe d’Hiroshima), aura ainsi la fonction de plusieurs bombes, y compris celles pénétrantes projetées pour « décapiter » le pays ennemi, en détruisant les bunkers des centres de commandement et autres structures souterraines dans une première frappe nucléaire.
À la différence des B61 larguées à la verticale sur l’objectif, les B61-12 sont larguées à grande distance (environ 100 km) et se dirigent vers l’objectif guidées par un système satellitaire. On efface ainsi, en grande partie, la différence entre armes stratégiques à longue portée et armes tactiques à courte portée.
Dans l’interview à la ZDF, le directeur du Nuclear Information Project de la Fas déclare que les alliés européens (Italie comprise), consultés par Washington, ont approuvé le déploiement en Europe des bombes nucléaires états-uniennes B61-12. Même l’Allemagne, bien que le Bundestag eut décidé en 2009 que les USA retirassent toutes leurs armes nucléaires du territoire allemand. L’ex-sous-secrétaire d’État Willy Wimmer (du même parti que la chancelière Merkel, laquelle a ignoré la décision du Bundestag), a déclaré que le déploiement des nouvelles bombes nucléaires états-uniennes en Allemagne constitue « une provocation consciente contre notre voisin russe ». Il n’y a donc pas à s’étonner que la Russie prenne des contre-mesures. Alexander Neu, parlementaire de Die Linke, a dénoncé la présence de l’arsenal nucléaire états-unien en Allemagne comme une violation du Traité de non-prolifération des armes nucléaires. Cela vaut aussi pour l’Italie. Les États-Unis, en tant qu’État en possession d’armes nucléaires, sont obligés par le Traité de ne pas les transférer à d’autres (Article 1). Italie, Allemagne, Belgique, Pays-Bas et Turquie, en tant qu’États non-nucléaires, ont l’obligation de ne pas les recevoir de qui que ce soit (Article 2). De plus, en 1999, les alliés européens signèrent un accord (souscrit par le premier ministre D’Alema sans le soumettre au Parlement) sur la « planification nucléaire collective » de l’Otan, dans lequel on stipule que « l’Alliance conservera des forces nucléaires appropriées en Europe ».
Hans Kristensen confirme, en outre, qu’à Ghedi Torre sont stockées les bombes nucléaires états-uniennes « pour les Tornados italiens ». Des pilotes italiens, tout comme ceux des autres pays qui abritent ces bombes, sont entraînés à l’attaque nucléaire sous commandement USA. Ce n’est pas par hasard que l’exercice Otan de guerre nucléaire, le Steadfast Noon, s’est déroulé en 2013 à Aviano et en 2014 à Ghedi Torre. Ont aussi participé à ce dernier des chasseurs-bombardiers F-16 polonais.
Puisque ce sont les USA qui s’occupent de fournir les bombes nucléaires, les pays qui les reçoivent prennent à leur charge (pour les deux tiers ou totalement) les dépenses pour la maintenance et l’a mise à jour des bases.
Ainsi payons-nous, y compris économiquement, la « sécurité » que nous fournissent les USA en déployant en Europe leurs armes nucléaires.
La poudrière nucléaire de l’Europe
En plus des environ 200 bombes nucléaires états-uniennes déployées en Italie, Allemagne, Belgique, Pays-Bas et Turquie (qui pourraient s’avérer être beaucoup plus nombreuses que celles estimées), et en plus de celles à bord des unités navales états-uniennes dans les ports et dans les eaux territoriales de l’Europe (dont le nombre n’est pas précisé), l’Otan dispose en Europe, selon les estimations de la Fédération des scientifiques américains, de 300 ogives nucléaires françaises, dont 290 déployées (prêtes au lancement), et de 215 britanniques, dont 150 déployées. Selon les mêmes estimations, les USA disposent au total de 4 700 ogives nucléaires, dont 1 900 déployées. La Russie, de 4 500, dont 1 780 déployées. Cela signifie que l’Otan maintient 2 340 ogives nucléaires prêtes au lancement vingt-quatre heures sur vingt-quatre, face aux 1 780 russes.
L’avantage du déploiement USA/Otan consiste dans le fait que des centaines d’ogives (plus de 600) sont déployées sur le territoire européen à proximité de celui de la Russie européenne. C’est comme si la Russie avait déployé au Mexique des centaines d’ogives nucléaires pointées sur les USA. Rapprochées des objectifs, des armes nucléaires tactiques (comme la bombe B61 qui va être remplacée par la B61-12) obtiennent le même effet que celles stratégiques. Et les missiles balistiques français et britanniques peuvent frapper des objectifs en territoire russe quelques minutes après le lancement, alors qu’un missile balistique lancé depuis le territoire états-unien emploie environ une demie heure. Cela pousse la Russie à déployer dans sa partie européenne des armes tactiques, comme le missile Iskander à double capacité conventionnelle et nucléaire, avec une portée allant jusqu’à 400 km.
Une utilisation même partielle de cet arsenal effacerait l’Europe de la surface de la Terre. Il suffit de penser qu’une bombe nucléaire de 1 mégatonne pulvérise personnes et choses, fait fondre l’acier et le verre, fait éclater le ciment. Dans un rayon de 3 km, toutes les personnes meurent sur le champ et la destruction est totale. À 7 km environ la chaleur fait fondre l’asphalte des routes, incendie bois et tissus à l’intérieur des habitations. Toutes les personnes à découvert subissent des brûlures mortelles ; beaucoup sont rendues aveugles par l’éclair et perdent l’ouïe par rupture des tympans. À 14 km environ la chaleur est encore assez forte pour provoquer des brûlures au troisième degré. Le plus grand nombre de victimes est provoqué par la retombée radioactive consécutive, dans une aire de 10 000 km2 environ. En fonction de l’exposition, les radiations tuent dans des délais de jours, semaines, mois ou années, et portent préjudice aux générations suivantes.
Source: Il Manifesto (Italie)
Traduction: Marie-Ange Patrizio
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