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samedi 3 mars 2018

28 roquettes tirées en 24H: Damas (dont le Centre russe) pilonné, des civils blessés


En l'espace d'une seule journée, des groupes armés ont lancé une trentaine de roquettes contre la capitale syrienne, y compris contre le Centre russe pour la réconciliation des parties en conflit, faisant des blessés parmi les civils, selon le chef du Centre, Iouri Evtouchenko. 
« Des groupes radicaux procèdent à des pilonnages des zones résidentielles de Damas et de ses banlieues. 11 pilonnages ont eu lieu en l'espace de ces dernières 24 heures. Des combattants ont tiré 28 roquettes, y compris sur le Centre pour la réconciliation des parties en conflit en Syrie. Il y a des blessés parmi les civils et des dégâts.» 

Malgré le cessez-le-feu sur le territoire syrien, des groupes d'extrémistes se livrent toujours à des provocations, ce non seulement dans la Ghouta orientale, mais aussi dans les provinces d'Alep et de Lattaquié, a ajouté M.Evtouchenko. 

Le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, a déclaré lundi qu'à la demande de Vladimir Poutine une trêve humanitaire quotidienne serait instaurée dans la Ghouta orientale à partir du 27 février entre 9h et 14h, heure locale. 

Dans la nuit de jeudi à vendredi, les premiers civils, deux enfants, ont réussi à emprunter le couloir humanitaire reliant la Ghouta orientale à Damas, toujours sous les pilonnages, a déclaré plus tôt vendredi le représentant du Centre russe pour la réconciliation des parties en conflit en Syrie, le général de division Vladimir Zolotoukhine.

Source: wikistrike.com

vendredi 2 mars 2018

L'ombre d'une attaque israélo-américaine grandit de jour en jour


Original en anglais par Par Edward Curtin La semaine dernière, Edward Curtin avait écrit que "tous les signes indiquent une future grande attaque à l' échelle israélo-américaine contre le Liban et la Syrie, et tous les médias traditionnels sycophants sont dans la cuisine en préparation pour la fête. La Russie et l'Iran sont le cours principal, avec le Liban et la Syrie, qui seront dévorés en premier, comme les hors-d'œuvre. "Ces signes sont de plus en plus nombreux de jour en jour. Les grands journaux israéliens, Haaretz, et le Jerusalem Post, plus conservateur, annoncent tous les deux que l'Iran a construit une nouvelle base en Syrie avec des missiles capables de frapper Israël. Un coup d'œil sur ces journaux avec leurs discussions sur les préparatifs de guerre israéliens et le potentiel d'assassinat du dirigeant du Hezbollah, Hassan Nasrallah, montre très clairement qu'une guerre étendue au Moyen-Orient approche à grands pas. La Russie, la Syrie et l'Iran sont diabolisés alors que la propagande du contrôle de l'esprit se répand. Les grands médias d'entreprise aux États-Unis et dans d'autres pays sont sûrs de suivre. Au Liban, le Premier ministre Saad Hariri est retourné en Arabie saoudite pour rencontrer ses clients saoudiens pour la première fois depuis sa démission choquante du 4 novembre 2017, qu'il a ensuite retirée. Le calendrier de sa visite suggère qu'une autre annonce anti-iranienne et anti-Hezbollah suivra. Est-ce que Hariri publiera une autre déclaration accusant l'Iran et le Hezbollah de déstabiliser le Liban pour qu'il s'ajoute à la rhétorique guerrière qui émane d'Israël alors même que le Liban conclut un accord militaire avec la Russie? Les mouvements sur l'échiquier sont rapides et furieux. Diviser et conquérir est clairement la stratégie de l'Arabie saoudite, d'Israël et des États-Unis. Aux États-Unis, la " Veteran Intelligence Professionals for Sanity ", un groupe de travailleurs du renseignement à la retraite, vient de publier un avertissement public, ou ce qu'ils appellent un mémo à Donald Trump (Pourquoi s'inquiéter?Chargez ?) Il y a un risque croissant des hostilités américano-iraniennes basées sur de faux prétextes. Ce groupe, qui partage certains soupçons sur l'Iran et n'est donc pas son apologiste, dit néanmoins ceci: Il existe une rhétorique anti-iranienne considérable dans les médias américains, ce qui pourrait faciliter le passage d'une situation de type guerre froide à une guerre chaude impliquant les forces américaines. Nous observons depuis un certain temps avec inquiétude l'hostilité croissante envers l'Iran venant de Washington et des gouvernements israélien et saoudien. Le conseiller à la sécurité nationale, H.R. McMaster, avertit que le moment est venu de contrecarrer les ambitions régionales agressives de l'Iran alors que l'ambassadeur des Nations Unies, Nick Haley, voit un appel au réveil dans la récente fusillade impliquant la Syrie et Israël. La Maison-Blanche s'est particulièrement inquiétée du fait que l'Iran exploite les minorités chiites des États voisins sunnites pour créer des troubles et étend également son rôle dans les pays voisins, l'Irak et la Syrie. VIPS suggère également que parce que Netanyahu peut être accusé de corruption: "Il est concevable qu'il pourrait accueillir une" petite guerre "pour détourner l'attention de problèmes politiques montés à la maison." On peut dire la même chose de Donald Trump, mais comme l'histoire nous a enseigné que les «petites guerres» mènent à de grandes guerres, et comme chacun sait, la cible ultime de ces fauteurs de guerre est la Russie, et une telle guerre serait loin d'être négligeable. L'un des signataires de l'article susmentionné du VIPS est Philip Giraldi, un ancien officier de la CIA qui dans un article séparé, la politique étrangère de Donald Trump: Made in Israel? (Pas besoin de point d'interrogation), dit à juste titre que Trump est aligné avec les éléments les plus durs en Israël et que "un prétexte pour la guerre [avec l'Iran] suivra sûrement avec les États-Unis devant supporter une grande partie du fardeau. la plupart des conséquences, y compris ce qui est susceptible d'être une grande liste de victimes car les Iraniens vont certainement riposter. "En outre, Giraldi dit que les Etats-Unis, avec une présence active sur le terrain en Syrie visant à déstabiliser le pays et évincer Assad, soutient le renseignement israélien présumé qui lui permet de bombarder un autre pays souverain sous le prétexte qu'il protège Israël en attaquant des cibles iraniennes, du Hezbollah et de la Russie. Alors que le public américain est inondé de nouvelles sur Jared Kushner et Hope Hicks, une propagande sur la façon dont le gouvernement syrien massacre des civils dans la Ghouta orientale (voir l'excellent article de Jonathan Cook, The Authoritarians Silence Syria Questions). à l'école secondaire Marjory Stoneman Douglass, les actions augmentent dans le Complexe industriel militaire américain et la cérémonie des Oscars va bientôt donner à une société délirante d'Hollywood une "distraction nécessaire" de toutes les nouvelles.En attendant, les bellicistes assoiffés de sang se lèchent les lèvres d'anticipation Ils battent les tambours de guerre, pas très lentement en ce moment, le rythme s'est accéléré, vous pouvez l'entendre si vous écoutez.

Source: globalresearch.ca
Adaptation: Benoit Godin

jeudi 1 mars 2018

L’Iran construirait en Syrie une base d’où il pourrait pilonner le territoire israélien


L’Iran est en train d’ériger une nouvelle base en Syrie, informe Fox News qui a à sa disposition des clichés pris par un satellite. Depuis ce site, il pourrait lancer des missiles balistiques capables de frapper le territoire israélien.
L'Iran construit une base militaire situé à 13 kilomètres de Damas, depuis laquelle il pourra atteindre avec ses missiles l'ensemble du territoire israélien, affirme la chaîne Fox News qui a publié jeudi des clichés montrant ce site.
Les photos prises par un satellite montrent deux hangars utilisés supposément au stockage de missilesà moyenne et courte portée.
Josef Votel, commandant de l'United States Central Command, a déclaré lors d'une audience dans une commission du Congrès que l'Iran augmentait le nombre et la qualité de ses missiles balistiques déployés au Proche-Orient. Il a également indiqué qu'après la signature de l'accord sur le programme nucléaire iranien en juillet 2015, l'Iran a accru son soutien à ses milices au Proche-Orient, en leur faisant acheminer des missiles, des armes et du personnel. Selon lui, des réseaux semblables au Hezbollah ont été créés au Yémen et en Syrie.
D'après Fox News, le général américain a précisé que «la dissuasion de l'Iran n'était pas l'une des missions de la coalition en Syrie». Il a souligné qu'environ 2.000 militaires américains déployés en Syrie avaient pour but de lutter contre Daech.
La réaction d'Israël à ces informations a été réservée. Le ministre israélien de la Défense Avigdor Lieberman a déclaré dans une interview à la société de télé et de radio Kan, que son pays gardait un œil sur cette situation et qu'il entendait entreprendre des «mesures sur l'arène internationale pour faire tout le possible».
 Source: wikistrike.com

Le nouveau missile balistique russe viserait-il les États-Unis?


Les internautes ont passé au crible la vidéo du nouveau système de missiles nucléaires russes Sarmat dévoilée par Vladimir Poutine devant les membres du parlement. Ils affirment y avoir trouvé la carte d’un État américain, d’après les médias russes.


La Floride figure dans la vidéo démontrant les performances techniques du nouveau système de missiles nucléaires russes Sarmat qui a été diffusée lors de la présentation par le Président Poutine de son message annuel à l’Assemblée fédérale, ont indiqué jeudi des médias russes.
​En réalité, il s'agit de séquences du documentaire consacré au plus lourd missile stratégique au monde, le  Voevoda (SS-18 Satan d'après l'Otan). Le film a été diffusé par la chaîne de télévision russe Pierviy Kanal il y a plus de 10 ans. Le documentaire montrait notamment comment le missile Voevoda pourrait détruire la Floride. La présentation du Sarmat, destiné à remplacer le Voevoda, ne contient que la première partie de l'ancien documentaire, sans montrer les éventuelles destructions.
Vidéo: ​https://m.youtube.com/watch?v=_3RLGs8L228 
Le RS-28 Sarmat (code Otan: Satan 2) est un missile balistique intercontinental basé en silo qui pèse plus de 200 tonnes. Le Président Poutine a annoncé jeudi que le Sarmat serait équipé d'un large éventail de munitions d'une grande puissance, y compris hypersoniques, et pourrait surmonter le bouclier antimissile. Selon des médias, ce missile de très grande taille sera mis en service d'ici 2019 ou 2020. Les experts estiment qu'il pourra transporter une ogive mirvée de 10 tonnes. 



L’armée de Terre russe à Damas


Tous les commentateurs ont souligné au cours des quatre dernières années l’impossibilité pour la Russie de déployer des troupes terrestres face aux jihadistes en Syrie au risque de revivre leur défaite d’Afghanistan. Mais ce qui est vrai si Moscou s’affronte par proxies interposés à Washington, est faux si les deux Grands s’accordent sur l’avenir non seulement de la Syrie, mais de la région. Thierry Meyssan a été le premier au monde à annoncer l’arrivée de l’armée russe en Syrie, en 2015. Il est aujourd’hui le premier à annoncer le déploiement de son infanterie.
Washington a décidé de reléguer le projet de destruction des États et des sociétés du Moyen-Orient élargi au second plan de ses préoccupations, et de concentrer ses forces pour s’opposer au projet chinois de route de la soie. C’est ce qui aurait été acté par le président Donald Trump et le Premier ministre australien (représentant les Britanniques) Malcolm Turnbull, le 24 février à la Maison-Blanche.
Il ne s’agit pas simplement du conflit traditionnel entre l’Empire maritime anglo-saxon d’une part et le projet commercial terrestre chinois d’autre part. Mais aussi du danger que fait courir l’industrie chinoise à celle de l’ensemble du monde développé. Pour faire vite, alors que dans l’Antiquité, les Européens étaient avides des soies chinoises, aujourd’hui tous les Occidentaux craignent la concurrence des voitures chinoises.
Beijing ayant renoncé à faire passer la route de la soie sur son tracé historique de Mossoul et de Palmyre, les États-Unis n’ont plus d’intérêt à sponsoriser des jihadistes pour créer un Califat à cheval sur l’Iraq et la Syrie.
C’est également le 24 février que la Russie et les États-Unis ont présenté la résolution 2401 au Conseil de sécurité ; texte qui était déjà prêt depuis la veille et dont pas un mot n’a été changé tandis que l’on faisait mine de poursuivre des tractations.
Prétendument adoptée en réponse à la campagne médiatique française pour sauver la population de la Ghouta, cette résolution traite en réalité de la solution pour presque toute la Syrie.
Elle laisse en suspens la question du retrait des troupes turques et états-uniennes. Concernant ces dernières, il n’est pas impossible qu’elles rechignent à quitter l’extrême Nord-Est du pays. En effet, si la Chine décidait de faire passer la route de la soie par la Turquie, Washington soufflerait sur les braises pour créer un Kurdistan en territoire kurde (si l’on admet que l’Anatolie du Sud-Est n’est plus un territoire arménien depuis le génocide) et couper la route de Beijing.
Moscou a déplacé de nouveaux avions sur sa base d’Hmeimim, dont deux avions furtifs Su-57 ; des bijoux de technologie que le Pentagone n’imaginait pas opérationnels avant 2025.
Surtout, Moscou, qui jusqu’à présent limitait son engagement en Syrie à son armée de l’Air et à quelques Forces spéciales, a secrètement acheminé des troupes d’infanterie.
Le 25 février au matin, l’Armée de Terre russe est entrée aux côtés de l’Armée arabe syrienne dans la Ghouta orientale.
Il est désormais impossible, pour qui que ce soit, d’attaquer Damas ou de tenter de renverser la République arabe syrienne sans provoquer automatiquement de riposte militaire russe.
L’Arabie saoudite, la France, la Jordanie et le Royaume-Uni, qui avaient secrètement constitué le « Petit Groupe », le 11 janvier, afin de saboter la paix de Sotchi, ne pourront plus rien entreprendre de décisif.
Les gesticulations des ministres britannique et français des Affaires étrangères, Boris Johnson et Jean-Yves Le Drian, ne peuvent masquer le nouvel accord entre la Maison-Blanche et le Kremlin ainsi que la légalité internationale de la présence militaire russe et son action en faveur des civils prisonniers des jihadistes.
Ils ne peuvent espérer remettre cet accord en question comme leurs pays respectifs le firent en juillet 2012, tant les situations sur le terrain et dans le monde ont changé.
Si nécessaire, nous feindrons tous de ne pas savoir que les deux principales factions armées présentes dans la Ghouta orientale (la pro-saoudienne et la pro-qatarie) dépendaient d’Al-Qaïda. Elles seront discrètement exfiltrées. Les officiers du MI6 britannique et de la DGSE française (qui agissaient sous couvert de l’ONG Médecins sans frontières) seront rapatriés.
La guerre n’est pas terminée sur l’ensemble du territoire, mais elle l’est déjà à Damas.
Thierry Meyssan