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samedi 17 octobre 2015

Syrie: Des avions inconnus bombardent un paisible village agricole

Des avions inconnus ont bombardé une région où les aviations russe et syrienne n’ont jamais effectué de raids. Les frappes ont visé des bâtiments civils situés à la frontière entre la Syrie et la Jordanie et utilisés pour ranger des outils agricoles. Pourquoi a-t-il fallu les détruire? Des traces de frappes aériennes ont été découvertes à la frontière syro-jordanienne, dans une région qui n’a jamais été visée par les aviations russe et syrienne, a annoncé vendredi un haut responsable de l’état-major russe, le général Andreï Kartapolov, lors d’un point de presse organisé pour les attachés militaires et les journalistes étrangers à Moscou. « Fait intéressant: à la frontière syro-jordanienne, près de la ville de Kharbat Ghazala, nous avons découvert des ruines de bâtiments civils détruits par des bombardements aériens », a déclaré le général. Selon lui, « les avions russes n’ont jamais effectué de raids dans cette région, et l’aviation syrienne ne l’a pas visée non plus ». « Cette région n’a jamais abrité de terroristes de l’Etat islamique. Mieux, depuis 2013, elle est contrôlée par l’Armée syrienne libre », a précisé Andreï Kartapolov. Il a présenté des photos montrant les traces des bombardements. « Comme vous le voyez sur ces photos, il n’y a aucune activité militaire autour de ces maisons de campagne. On n’y trouve ni des tranchées, ni des matériels de guerre, ni des traces laissées par ces matériels. Ce sont des jardins et des champs ordinaires avec des constructions servant à ranger des outils agricoles », a indiqué le responsable de l’état-major. « Pourquoi a-t-il fallu les bombarder? », a demandé le général. Source: Sputnik

vendredi 16 octobre 2015

Pour le Quai d'Orsay, le test de missile iranien est «une claire violation» d'une résolution de l'ONU

L' Iran a lancé un nouveau missile balistique de longue portée le 11 octobre, un geste préoccupant estime Paris... Un geste qui inquiète. Le test le 11 octobre par l'Iran d'un nouveau missile longue portée constitue «une claire violation» d'une résolution de l'ONU et constitue «un message préoccupant» de Téhéran à la communauté internationale, a estimé jeudi le ministère français des Affaires étrangères. L'Iran, qui possède plusieurs types de missiles d'une portée de 2.000 kilomètres capables d'atteindre Israël, a annoncé dimanche ce test d'un nouveau missile, sans toutefois en préciser la portée exacte. «Le programme balistique iranien est visé notamment par la résolution 1929 de 2010, qui est en vigueur et interdit à l'Iran de "mener des activités liées aux missiles balistiques pouvant emporter des armes nucléaires, y compris les tirs recourant à la technologie des missiles balistiques". Le tir survenu le 11 octobre constitue une claire violation de cette résolution. Il s'agit d'un message préoccupant envoyé par l'Iran à la communauté internationale», a déclaré lors d'un point-presse le porte-parole du Quai d'Orsay, Romain Nadal. Source: 20minutes.fr

Dernière Heure: La Hongrie vient de fermer sa frontière avec la Croatie

 
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La frontière de la Hongrie reliant la Croatie a été fermé aux migrants à minuit heure locale, selon le ministre des Affaires Extérieures. La décision a été prise par le Premier Ministre Viktor Orban qui a rencontré son cabinet de la Sécurité.

 

Le ministre des Affaires Extérieures, Peter Szijjarto, a annoncé que la Hongrie " scellait " sa fontière avec la Croatie à minuit. Des barbelés qui avaient  été érigé à la frontière avec la Serbie avait eu comme effet de canaliser les migrants à passer entre les deux pays pour plus d`un mois.  

 

Ce jeudi 15 octobre, on a annoncé qu`une clôture entre la Hongrie et la Croatie avait été complété et que la frontière serait complètement scellée en moins d`une heure si nécessaire. Les gens sans autorisations de passage devront remplir une demande officielle pour transiter entre la Hongrie et la Croatie et, s`ils obtiennent la permission, ils pourront entrer aux points d`accès d`entrée officiels 

 

Source: BBC News

 

Traduction Benoit Godin 

 



 

Syrie: la bataille d’Alep est lancée à partir du sud-ouest



Un nouveau front s'est ouvert, dans la foulée des frappes russes qui bombardent les sites et les sièges des milices dans d'innombrablles régions: celui d'Alep, où l'armée syrienne, avec l'aide de ses alliés et de l'aviation russe a lancé la bataille, à partir de son front sud-ouest.
« C’est la bataille promise », a indiqué une source militaire syrienne, assurant que la majeure partie des forces assaillantes est formée de militaires syriens.
Selon le correspondant d’al-Manar, la bataille a été déclenchée à partir de quatre axes: Khan Toumane, Jabal Azane, alWadihi et Tal Chagheb.
En quelques heures, les forces gouvernementales se sont emparées de Jabal Azane, qui se trouve à 12 km d’Alep.
Elles ont aussi conquis une brigade de chars située dans un village, la citadelle Najem, la caserne alKabdar , ainsi que les villages Hadadine d’ouest, Mliha et Aabtine, à 15 km au sud d’Alep.

Selon l'OSDH, instance médiatique soutenue par les puissances occidentales, ces dernières 24 heures, des "dizaines" de frappes russes ont touché le secteur.
Celui-ci est contrôlé par une mosaïque de groupes rebelles dont la branche d'al-Qaïda en Syrie, le Front Al-Nosra et ses alliés des groupes wahhabites takfiristes à l’instar d’Ahrar al-Cham, Sokour al-Cham, Faylak al-Cham.

Dans des tracts répandus par avion, le Commandement unifié des opérations à Alep dans l’armée syrienne a invité les miliciens à se rendre et les citoyens à s’éloigner de leurs sites et positions et à ne pas les abriter. Faute de quoi, ils seraient dans le collimateur de l'armée.

Des préparatifs depuis plusieurs semaines
Durant ces dernières semaines, des préparatifs militaires d'une grande envergure avaient été vus, laissant deviner une nouvelle bataille. La ville d'Alep est divisée depuis juillet 2012 entre des secteurs Ouest, loyaliste aux mains du pouvoir, et Est sous contrôle du Front Al-Nosra et de ses alliés wahhabites et de groupes insurgés locaux. L'armée régulière contrôle également des zones hors des limites nord de la cité.
L’armée syrienne avait acheminé des renforts militaires sans précédent vers les régions qu’elle contrôle. Selon le journal alAKhbar, des convois d’armements lourds ont été dépêchés, au moment où les soldats syriens et leur acolytes, des combattants volontaires des Comités populaires s’attroupaient à quelque 25 km au sud-est d’Alep, dans une région qui peut servir de carrefour vers diverses destinations.
Une partie de cet arsenal a été introduite vers la ville d’Alep, et plus précisément dans la caserne Mahlab qui surplombe le quartier Bani Zeid. Celui-ci est le fief des miliciens dans la ville, et base du célèbre canon de l’enfer qui bombarde à coup de bombonne à gaz bourrées d’explosifs les quartiers loyalistes causant un grand nombre tués parmi les civils.

Plus de 5.000 civils tués en 4 ans

Selon la télévision arabophone al-Mayadeene, citant un responsable aleppin, le nombre des tués depuis l’éclatement de la crise en aout 2012 dans la ville d’Alep dépasse les 5000 civils approximativement : dont 792 enfants et 500 femmes. Sans oublier les 50 milles blessés, dont 40% sont des enfants et des femmes. 6000 d’entre eux ont été mutilés à vie.
Durant une quinzaine de jours dans le seul mois de septembre dernier, 72 civils ont péri dans les pilonnages des quartiers loyalistes, et plus particulièrement Achrafiyyeh, le plus touché de tous.

Les destructions causées par les frappes russes

Les frappes russes réalisées depuis leur lancement le 30 septembre dernier ont causé d’importants dégâts aux milices, "qu'il sera difficile de réparer", selon al-Kahbar, détruisant entre autre l'un des plus importants camps, située à cheikh Salmane. C’est dans ce camp que des miliciens takfiristes ont été formés avant d’alimenter Daesh et le front al-Nosra. Un dépôt d’armement situé dans la région al-Mansourah dans la province ouest d’Alep a également été réduit en miettes.
Selon al-Akhbar, ces dépôts avaient été remplis grâce aux efforts d’un certain Houssam al-Atrache, et ce avec la rançon qu'il a empochée en échange de la libération de deux militantes italiennes.
Les raids ont également bombardé le complexe Karfour, situé dans la Layramoune, à 6 km au nord d’Alep et qui sevrait de cellule d’opérations et d’approvisionnements pour la plupart des batailles menées par les milices.
Ont également été détruits, selon le site d’information Tahtel Mijhar (qui s’intéresse à la ville d’Alep) les sièges de la milice Jaïch alMouhajirine wal Ansar » qui compte dans ses rangs un grand nombre de ressortissants tchétchènes, et ce à Ikarda, Alam al-Sihr et les fermes d’Andalousie, au sud ouest.
Il est question ce jeudi de la mort de trois miliciens du front al-Nosra dans l’explosion de leur véhicule bombardé dans un raid russe et de la destruction d’un hôpital de fortune dans la localité alHader.

Source: almanar.com.lb

Israël ressemble plus à une entreprise criminelle géante qu’à un Etat



 
Selon un récent sondage réalisé par le groupe de réflexion palestinien « Policy and Survey Research », la majorité des Palestiniens en Cisjordanie soutiennent un retour à la lutte armée contre l’occupation israélienne. Compte tenu de leur sort, personne ne devrait en être surpris.


Il existe dans notre monde quelque chose qui est la justice naturelle, et quand un peuple opprimé doit se battre pour ses droits contre un oppresseur, la justice naturelle nous dit qu’il a le droit de le faire par tous les moyens nécessaires.

Telle est la situation dans laquelle le peuple palestinien se trouve aujourd’hui : les 1,8 million de Palestiniens enfermés dans la plus grande prison de la planète, autrement connue comme la bande de Gaza, et les 3 millions vivant sous occupation militaire en Cisjordanie.

Leur souffrance est un acte d’accusation pour une communauté internationale qui, plutôt que d’intervenir pour mettre fin à l’injustice qui s’affiche devant eux sur une base quotidienne, a plutôt contribué à la faciliter.

Ce qui ne peut être réfuté est qu’il n’y a aucune base légale ou morale pour une occupation, depuis des décennies, de la terre palestinienne par l’Etat d’Israël. Aucune... Au contraire, l’occupation et le traitement des Palestiniens par Israël réfute l’idée que le droit international est appliqué de manière égale, sans crainte ni favoritisme.

Pour quelques Etats à part, le droit international est un choix éventuel quand il va dans le sens de leurs intérêts, mais ignoré lorsqu’il est question de défendre les faibles et les vulnérables et mis en avant pour défendre l’indéfendable.

Près de 100 barrages militaires sont tenus par des soldats israéliens ou des gardes de sécurité armés dans toute la Cisjordanie, ce qui perturbe la vie commerciale et la vie au jour le jour de ses habitants. De longues files de gens qui essaient de passer à travers sont fréquentes, comme les abus par les soldats et les gardes de sécurité concernés à l’encontre de ceux qui tentent de les franchir.

De nombreux rapports attestent que des hommes et des femmes âgés sont soumis à des fouilles à nu. Des femmes enceintes sont obligées d’aller accoucher sur le côté de la route parce que leur accès à l’hôpital est entravé, et des personnes se voient refuser le droit de passer pour les plus fragiles des raisons.

L’expansion des colonies, toutes illégales et exclusivement juives, sur la terre palestinienne jamais ne cesse, ce qui, avec le vol des ressources palestiniennes, laisse peu de doute sur le fait qu’Israël ressemble plus à une entreprise criminelle géante qu’à un Etat.

Un rapport de B’tselem (Centre d’information israélien pour les droits de l’homme dans les territoires occupés) ne nous laisse aucun doute sur l’ampleur du problème : « L’existence des colonies entraîne des violations de la plupart des droits humains des Palestiniens, y compris le droit à la propriété, l’égalité, un niveau de vie suffisant et la liberté de mouvement. En outre, les changements radicaux imposés par Israël sur la carte de la Cisjordanie excluent toute possibilité réelle d’établir un Etat palestinien indépendant et viable dans le cadre de l’application du droit à l’autodétermination ».

Il y a aussi la question des prisonniers palestiniens à considérer. Selon le groupe de soutien aux prisonniers palestiniens, Addameer, en août 2015 on dénombrait 5520 prisonniers politiques palestiniens détenus dans des prisons israéliennes. Parmi ceux-ci, 153 étaient des enfants, tandis que 350 étaient détenus dans ce qui est connu comme la détention administrative, qui en réalité signifie un emprisonnement à durée indéfinie en dehors de tout cadre légal.

Aggravant encore l’injustice subie par les Palestiniens, les efforts démesurés du gouvernement israélien et de ses partisans pour réclamer le manteau de la victime au milieu de ce brutal statu quo. Pour ces oppresseurs, ce serait leur existence qui serait menacée, leurs droits qui seraient bafoués, et de telles mesures, nécessaires pour répondre à cette menace et protéger leurs droits, seraient totalement justifiables.

Toutefois, le droit d’Israël à exister n’est pas la question, bien qu’il soit toujours mis en avant pour justifier sa politique de refus du droit de la Palestine à exister. La question est de savoir si Israël a le droit d’exister sur la base de la négation d’un autre peuple.

La montagne de mensonges, de dissimulation et d’obscurantisme déployée dans le cadre de cette question est non seulement un obstacle à la justice pour le peuple palestinien, mais un obstacle à la stabilité, la sécurité et au progrès en Israël même. Nelson Mandela n’a jamais été plus convaincant que quand il a dit : « Seuls les hommes libres peuvent négocier. Un prisonnier ne peut conclure d’accords. »

Le monde ne peut attendre du peuple palestinien qu’il accepte l’humiliation quotidienne et attende tranquillement la disparition de l’occupation. Si la paix est l’objectif, alors il faut donner aux Palestiniens le droit d’avoir recours à la justice, par des moyens pacifiques et juridiques. Leur refuser ce recours, c’est les priver de leur humanité et les pousser à la violence.

La poursuite du statu quo n’est pas une option, surtout quand cela implique la réalité au jour le jour des postes de contrôle mentionnés ci-dessus dans toute la Cisjordanie. Cet état de fait rend la libre circulation impossible, comme le développement économique, la croissance et la stabilité.

D’innombrables initiatives de paix au cours des années ont été tentées et ont échoué face à un veto des gouvernements israéliens, enfermés dans leur refus et leur intransigeance. Pourtant, la solution à cette crise a toujours été simple : c’est l’application du droit international sous peine de sanctions économiques.

L’absence de justice pour les Palestiniens est un exemple douloureux des doubles standards qui passent pour du droit international aux yeux de Washington et de ses alliés. C’est la raison pour laquelle, si et quand une troisième intifada va finir par exploser, la responsabilité n’en incombera pas à ceux qui se soulèvent, mais à ceux qui ne leur ont pas laissé d’autre choix.

Par John Wight

Sources : Russia Today 
Traduction : Info-Palestine.eu