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mardi 10 mai 2016

Navire de guerre américain en mer de Chine au grand dam de Pékin

Pékin a vivement condamné le passage mardi d'un navire de guerre américain près d'une île artificielle dans des eaux contestées de mer de Chine méridionale, en dénonçant une "menace pour ses intérêts et sa souveraineté". Le destroyer lance-missiles USS William Lawrence a navigué mardi dans les eaux entourant le récif de Fiery Cross (appelé "Yongshu" en Chine), dans l'archipel disputé des Spratleys, a rapporté le Wall Street Journal, citant un responsable militaire américain --une opération destinée à vérifier "la liberté de navigation" dans la zone. Ce récif a été transformé par Pékin en une île artificielle où il a construit une piste d'atterrissage, au grand dam des Philippines et du Vietnam, qui revendiquent également l'îlot. La Chine a confirmé plus tard mardi la manoeuvre américaine, exprimant "son mécontentement et son opposition". Le navire "est entré illégalement dans les eaux entourant des îles et récifs des îles Nansha (nom donné par Pékin aux Spratleys, NDLR) sans permission du gouvernement chinois", a indiqué Lu Kang, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, lors d'un point-presse régulier. "L'action entreprise par les Etats-Unis menace la sécurité, les intérêts et la souveraineté de la Chine, présente des dangers pour les installations et personnes sur les îles (concernées) et porte atteinte à la paix et la stabilité régionales", a poursuivi M. Lu. "Nous prendrons les mesures nécessaires pour protéger notre souveraineté et notre sécurité", a-t-il ajouté, rappelant que l'appartenance de l'archipel et des eaux environnantes à la Chine était "indiscutable". Les Spratleys, qui comprennent une centaine d'îlots et de récifs inhabités, sont en réalité âprement revendiqués par le Vietnam, les Philippines, la Malaisie et Brunei, dont les prétentions se chevauchent parfois. Pour appuyer ses revendications, la Chine y mène d'énormes opérations de remblaiement, et considère comme ses eaux territoriales la zone des 12 milles autour d'îles artificielles, construites sur des îlots qui affleurent parfois à peine. Mais les Etats-Unis rejettent cette revendication, estimant que la Chine ne peut se construire ainsi une souveraineté sur ces eaux stratégiques, où passent des routes importantes de transport de fret et d'hydrocarbures. SourAFP

dimanche 8 mai 2016

Corée du Nord: usage de l’arme nucléaire qu’en cas d’agression, affirme Kim

La Corée du Nord ne fera usage de ses armes nucléaires que si sa souveraineté était menacée par une autre puissance nucléaire, a déclaré le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un devant le congrès du Parti des travailleurs de Corée (PTC). "Comme puissance nucléaire responsable, notre république n'utilisera pas une arme nucléaire sans que sa souveraineté ne soit violée par des forces hostiles et agressives avec des bombes atomiques", a déclaré samedi Kim Jong-Un, cité dimanche par l'agence officielle KCNA. Il a aussi promis que Pyongyang "remplira fidèlement" ses engagements de non-prolifération et fera pression pour une dénucléarisation mondiale. La Corée du Nord s'est retirée en 2003 du traité sur la non-prolifération des armes nucléaires, qui oblige les Etats à "poursuivre de bonne foi des négociations sur des mesures relatives au désarmement nucléaire". Le pays est sous le coup d'une série de sanctions internationales depuis qu'elle a mené son premier essai de bombe atomique en 2006, suivi par trois autres et par de nombreux tirs de missiles. Le dernier essai nucléaire a eu lieu le 6 janvier, et Pyongyang a assuré qu'il s'agissait d'une bombe à hydrogène ou bombe H. Le premier congrès organisé depuis 1980 du parti unique en Corée du Nord s'est ouvert vendredi et devrait confirmer, comme doctrine du parti, la stratégie du "byungjin" initiée par Kim Jong-Un, à savoir le fait de mener en tandem développement économique et programmes nucléaire et balistique. Source: AFP

Fort McMurray: chronologie et évolution de la catastrophe

Fort McMurray, Alberta, Canada ///// Le brasier qui a ravagé Fort McMurray a progressé de façon fulgurante depuis dimanche, selon les autorités, qui estiment que le combat contre les flammes pourrait durer plusieurs semaines si les conditions météorologiques ne s'améliorent pas. Voici une description chronologique de cette catastrophe naturelle qui a provoqué l'évacuation d'environ 90 000 personnes. ///// Samedi 30 Avril: Le feu prend naissance vers 16 h au à l’ouest de Fort McMurray. Il a une superficie de deux hectares lorsqu’il est repéré par les pompiers qui ont mobilisé deux hélicoptères et quatre avions pour le combattre, ainsi qu’une équipe de nuit. En deux heures, le brasier s’est étendu sur une superficie de 60 hectares, malgré les ressources déployées par les pompiers. Dimanche 1 Mai: Dimanche matin, l’état d’urgence est déclaré dans le quartier de Gregoire. Les résidents de Centennial Park, au sud de la route de l’aéroport, font face à un avis d’évacuation obligatoire. Les autorités mettent en garde la population contre la mauvaise qualité de l’air. Lundi 2 Mai: Environ 500 personnes sont évacuées par précaution, alors que l’incendie fait rage à 1,2 km des limites de la ville. La superficie du brasier de 1285 hectares double en une nuit pour atteindre 2650 hectares. Mardi 3 Mai: Le feu prend rapidement de l’ampleur en raison du temps chaud et sec et traverse la rivière Athabasca. Les avis d’évacuation obligatoires se multiplient jusqu’à ce que les quelque 80 000 résidents soient forcés d’évacuer la ville en catastrophe, pendant que le feu détruit des portions de quartiers. Tous les patients du seul hôpital de la région, le centre de santé régional de Northerm Lights, sont évacués avec succès. Mercredi 4 Mai: Les autorités annoncent que 1600 bâtiments de Fort McMurray ont été atteints par les flammes. L’armée canadienne est déployée à Fort McMurray. La Croix-Rouge, des compagnies privées, le gouvernement fédéral et d’autres municipalités offrent leur aide aux citoyens. Le mercure atteint 30 degrés Celsius durant le jour et des vents de 40 km/ h soufflent sur Fort McMurray, alimentant l’immense brasier. Shell interrompt ses activités à Fort McMurray et Suncor réduit sa production. Le gouvernement de l’Alberta déclare l’état d’urgence pour l’ensemble de la province, alors que près de 90 000 ont été évacués. Trois nouvelles municipalités sont évacuées : Anzac, Gregoire Lake Estates et Fort McMurray First Nation. Jeudi 5 Mai: Le gouvernement fédéral annonce qu’il va égaler les dons versés à la Croix Rouge. Le feu s’étend sur approximativement 85 000 hectares. La première ministre de l’Alberta, Rachel Notley, annonce qu’au moins 25 000 personnes ayant été évacuées vers le nord de Fort McMurray doivent être transférées dans des villes du sud en raison du danger imminent. Environ 4000 personnes sont évacuées du nord de la ville pétrolière par voies aériennes. Vendredi 6 Mai: Plus de 1200 pompiers continuent de combattre un total de 40 feux dans la province. Le brasier atteint Anzac et s’étend sur une superficie de 101 000 hectares. En matinée, La Gendarmerie royale du Canada commence à escorter des convois de 50 voitures à la fois sur le tronçon de l’autoroute 63 qui traverse Fort McMurray. La Croix-Rouge canadienne annonce qu’elle a obtenu 30 millions $ en don pour les victimes des feux de forêt en Alberta. Au terme de la journée, près de 7500 sinistrés ont été évacués du nord vers le sud par voies aériennes et terrestres. Samedi 7 Mai: Les autorités annoncent que le feu d’une superficie de plus de 1500 kilomètres carrés pourrait doubler de taille au courant de la journée, en raison du temps sec et chaud. Le transport des sinistrés reprend samedi matin au milieu d'un épais nuage de fumée sur l’autoroute 63 qui rend la circulation difficile. L’objectif du gouvernement est d’évacuer les derniers 4000 sinistrés toujours réfugiés au nord. La pétrolière Syncrude suspend l’ensemble de ses activités. Dimanche 8 Mai: Le feu baptisé " la Bête " a doublé sa superficie et semble se diriger vers la Saskatchewan. Les prévisions météo sont décevantes pour la région , on annonce 26° et 30% de chance de pluie, pas assez pour calmer la Bête. Il faudra des semaines pour éteindre le feu, sinon plusieurs mois au pire. Voici un site de plus de 40 photos de la catastrophe: http://www.journaldemontreal.com/2016/05/06/44-photos-saisissantes-prises-vendredi-a-fort-mcmurray Sources: tvanouvelles.ca /// lejournaldemontreal.com

samedi 7 mai 2016

Retour des soldats US : Ansarullah s’engage à combattre la présence étrangère

Le retour des soldats américains au Yémen a soulevé un grand tollé de la part de l’organisation Ansarullah et de ses alliés. Dans un communiqué mis en ligne vendredi soir sur son site d'informations sabanews, l’instance révolutionnaire d’Ansarullah le Haut Comité révolutionnaire (HCR) l’a qualifié « d’agression coloniale » et a menacé de "combattre par tous les moyens (...) la présence américaine et émiratie dans le Sud". Les USA ont dépêché une centaine de soldats à la base aérienne d’al-Anad , dans le nord de la ville méridionale d’Aden. Plusieurs navires militaires américains se trouvent dans la région, dont l'USS Boxer, un navire d'assaut amphibie (opérations de débarquement) et deux destroyers. « La présence américaine et émiratie et des autres dans les pans sud de notre pays constitue une agression coloniale qui vise à piller nos richesses, à soumettre notre peuple, à diviser le pays et l’occuper », a accusé le texte. Il fait sans aucun doute allusion sans aucun doute aux richesses énergétiques en hydrocarbures anciennes et nouvellement découvertes dans ce pays. « Le peuple yéménite dans toutes ses composantes libres, son armée, ses tribus, et ses comités populaires refusent catégoriquement la présence américaine colonisatrice et ne reconnait pas les prétextes avancés pour la couvrir », est indiqué dans. Le motif avancé par les Américains pour dépêcher leurs soldats est de combattre Al-Qaïda. Force est de constater aussi qu’ils tentent de minimiser l’importance de cette présence. Un "très petit nombre" de soldats américains se sont rendus récemment sur le terrain au Yémen pour aider les forces yéménites et la coalition arabe à chasser Al-Qaïda de la ville portuaire de Moukalla (sud-est), a indiqué un porte-parole du Pentagone vendredi, rapporte l’AFP. « Ceci est le prolongement du projet expansionniste américain et de ses longues ingérences dans les affaires nationales », déplore le texte du HCR. Il a assuré que la révolution du peuple yemenite aspire à la libération nationale, à la souveraineté, et à l’indépendance de la tutelle, de l’hégémonie et des ingérences externes ». Estimant que le peuple yéménite est capable d’affronter à lui seul le terrorisme de Daesh et d’Al-Qaïda, sans aucune ingérence étrangère, le HCR s’est engagé à résister par tous les moyens à cette offensive coloniale. Selon l’AFP, c'est la première fois que le Pentagone confirme un retour de soldats américains sur le terrain au Yémen, depuis le départ en mars 2015 des dernières troupes américaines sur place. Selon le porte-parole américain, les Etats-Unis ont aidé les forces yéménites et celles de la coalition arabe qui intervient au Yémen, notamment les forces spéciales émiraties, à reprendre fin avril le contrôle de Moukalla, qu'Aqpa (Al-Qaïda dans la péninsule arabique) contrôlait depuis avril 2015. Cette assistance incluait un "très petit nombre" de personnels militaires américains sur place, ainsi que la fourniture de renseignement, de la surveillance, de la programmation, de la sécurité maritime et de l'aide médicale, selon M. Davis. Les militaires américains déployés sur le terrain ont en particulier fourni des renseignements aux Emiratis, selon le porte-parole. Celui-ci n'a pas confirmé s'il s'agissait bien de forces spéciales, habituellement chargées de ce genre de missions ponctuelles. L'offensive sur Moukalla avait "un grand intérêt pour nous: ça ne sert pas nos intérêts d'avoir une organisation terroriste qui contrôle une ville portuaire et nous fournissons donc de l'assistance pour cette raison", a justifié le porte-parole du Pentagone. Source: french.almanar.lb

vendredi 6 mai 2016

Chine et Russie: Des manoeuvres militaires communes

Ce sont les premières manœuvres du genre. Leur objectif : les troupes russes et chinoises doivent s’exercer face à d’éventuelles frappes provocatrices de missiles, comme l’annoncent les deux ministères de la Défense, tout en soulignant que ces exercices « ne visent aucune partie tierce ». Mais Washington comprendra le message. Moscou et Pékin montrent leurs muscles pour dissuader les Etats-Unis de déployer leur bouclier anti-missile dans la péninsule coréenne. Les deux pays sont vent debout contre ce système appelé THAAD, capable de détruire en vol des missiles-nord-coréens mais théoriquement aussi capable de viser les territoires chinois ou russes. « Cela affectera directement la sécurité stratégique de la Chine et de la Russie », avait déclaré le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi lors d’une rencontre avec son homologue russe. La suite dépendra de la Corée du Nord. Américains, Russes et Chinois observeront de près l’attitude de Kim Jong-un. Pékin, seul allié de Pyongyang, semble pour l’instant impuissant à calmer les ardeurs du dirigeant nord-coréen qui poursuit coûte que coûte le développement de son programme nucléaire militaire. Source: RFIhf