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samedi 9 janvier 2016

La bombe nord-coréenne issue du transfert de la technologie américaine

                                                                          
© AP Photo/ Lee Jin-man
Après l'annonce par Pyongyang d'avoir effectué le test souterrain d'une bombe nucléaire à l'hydrogène, le président Obama, tout en mettant en doute qu'il s'agisse vraiment d'une bombe à l'hydrogène, demande « une réponse internationale forte et unitaire au comportement inconscient de la Corée du Nord ». Il oublie cependant que ce sont justement les USA qui ont fourni à la Corée du Nord les plus importantes technologies pour la production d'armes nucléaires. Nous le documentâmes sur il manifesto il y a 13 ans (5 février 2003).

L'histoire commence quand - après avoir été secrétaire à la défense dans l'administration Ford dans les années 70 et, dans les années 80, conseiller du président Reagan pour les systèmes stratégiques nucléaires - Donald Rumsfeld entre en 1996 au conseil d'administration de la firme ABB (Asea Brown Boveri), groupe leader dans les technologies pour la production énergétique. Rumsfeld exerce immédiatement son influence pour faire avoir à ABB l'autorisation par Washington de fournir des technologies nucléaires à la Corée du Nord, bien que celle-ci ait déjà un programme nucléaire militaire. Moins de trois mois plus tard, le 16 mai 1996, le département étasunien de l'énergie annonce avoir « autorisé ABB Combustion Engineering Nuclear Systems, une associée entièrement contrôlée par ABB, à fournir une vaste gamme de technologies, équipements et services pour la projection, construction, gestion opérationnelle et entretien de deux réacteurs en Corée du Nord ». Le Département étasunien de l'énergie -responsable non seulement du nucléaire civil, mais aussi de la production d'armes nucléaires- sait que ces réacteurs peuvent être utilisés aussi à des fins militaires, et que les connaissances et technologies fournies peuvent elles aussi être utilisées pour un programme nucléaire militaire. ABB peut ainsi stipuler en 2000 avec la Corée du Nord deux gros contrats pour la « fourniture de composants nucléaires ». A ce moment-là Rumsfeld est encore au conseil d'administration d'ABB, dont il démissionne en janvier 2001, quand il prend la charge de secrétaire à la défense dans l'administration Bush.

En 2003, la Corée du Nord annonce son retrait du Traité de non-prolifération (Tnp), auquel il avait adhéré en 1985. Les « entretiens à six » (USA, Russie, Chine, Japon, Corée du Nord, Corée du Sud) pour son retour dans le Tnp, immédiatement lancés, s'interrompent en 2006 quand la Corée du Nord effectue le premier de ses quatre tests nucléaires. Ils reprennent ensuite, mais s'interrompent de nouveau en 2009. La responsabilité n'en incombe pas seulement à Pyongyang.Comme le Traité de non-prolifération continue à être violé avant tout par les Etats-Unis, premiers signataires, à Pyongyang on en est arrivé à la conclusion nue et crue qu'il vaut mieux avoir des armes nucléaires que ne pas en avoir.
Le Tnp oblige les états dotés d'armes nucléaires à ne pas les transférer à d'autres (Article 1), et les états ne possédant pas d'armes nucléaires à ne pas en recevoir (Article 2). Il oblige, en même temps, tous les états signataires, à commencer par ceux qui ont des armes nucléaires, à adopter « des mesures efficientes pour la cessation de la course aux armements nucléaires et le désarmement nucléaire » jusqu'à « un Traité qui établisse le désarmement général et complet » (Article 6). Il oblige en outre tous les états signataires à « renoncer, dans leurs relations internationales, à l'usage de la force contre l'intégrité territoriale ou l'indépendance politique de tout état » (préambule). L'exemple de la façon dont on doit opérer pour le désarmement nucléaire est donné surtout par les Etats-Unis. Ils ont lancé un plan, d'un coût de 1000 milliards de dollars, pour potentialiser leurs forces nucléaires avec 12 sous-marins d'attaque supplémentaires, chacun armé de 200 têtes nucléaires, et 100 bombardiers stratégiques supplémentaires, chacun armé de plus de 20 têtes nucléaires. Simultanément, violant le Tnp, ils sont sur le point de stocker dans cinq pays Otan - quatre européens plus la Turquie, qui violent eux aussi le Tnp - environ 200 nouvelles bombes nucléaires B61-12, dont environ 70 en Italie avec une puissance équivalente à celle de 300 bombes d'Hiroshima. Les forces nucléaires USA/OTAN, y compris françaises et britanniques, disposent d'environ 8000 têtes nucléaires, dont 2370 prêtes au lancement, face à autant de russes, dont 1600 prêtes au lancement. En ajoutant celles chinoises, pakistanaises, indiennes, israéliennes et nord-coréennes, le nombre total des têtes nucléaires se trouve estimé à 16300, dont 4350 prêtes au lancement. Et la course aux armements nucléaires continue surtout avec la modernisation des arsenaux.
La façon dont on doit « renoncer à l'usage de la force contre l'intégrité territoriale ou l'indépendance politique de tout Etat » nous est démontrée encore par les Etats-Unis et l'OTAN. Avec la première guerre contre l'Irak en 1991, la Yougoslavie en 1999, l'Afghanistan en 2001, l'Irak en 2003, la Libye en 2011, la Syrie depuis 2013. Et en 2014 avec le coup d'état en Ukraine, fonctionnel à la nouvelle guerre froide et à la relance de la course aux armements nucléaires.
De ce fait l'aiguille de l' « Horloge de l'apocalypse », le pointeur symbolique qui sur le « Bulletin of the Atomics Scientists » indique à combien de minutes nous sommes de la minuit de la guerre nucléaire, a été déplacé de minuit moins 5 en 2012 à minuit moins 3 en 2015. Ceci non pas tant à cause du « comportement inconscient » de Pyongyang, que du « comportement conscient » de Washington.
Edition de vendredi 8 janvier 2016 de il manifesto
http://ilmanifesto.info/tecnologia-usa-nella-bomba-di-kim/
Traduit de l'italien par Marie-Ange Patrizio

La source originale de cet article est ilmanifesto.info Copyright Manlio Dinucci, ilmanifesto.info, 2016

samedi 2 janvier 2016

Téhéran : Ryad paiera un "prix élevé" pour l’exécution de cheikh Nimr L

L' Arabie saoudite paiera un "prix élevé" pour l'exécution du dignitaire religieux saoudien cheikh Nimr Baqer al-Nimr, a déclaré samedi le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Hossein Jaber Ansari, cité par l'agence officielle Irna. "Le gouvernement saoudien soutient d'un côté les mouvements terroristes et extrémistes et dans le même temps utilise le langage de la répression et la peine de mort contre ses opposants intérieurs (...) il paiera un prix élevé pour ces politiques", a déclaré M. Jaber Ansari. "L'exécution d'une personnalité comme cheikh al-Nimr qui ne faisait que poursuivre des buts politiques et religieux montre uniquement le manque de sagesse et l'irresponsabilité" du gouvernement saoudien, a-t-il ajouté. De son côté, la branche estudiantine de la milice Bassidji, qui dépend des Gardiens de la révolution, l'unité d'élite des forces armées iraniennes, a appelé à une manifestation dimanche après-midi devant l'ambassade d'Arabie saoudite à Téhéran. D’autres réactions de condamnation ont été exprimées par d’éminents dignitaires religieux iraniens. « Le crime d’exécution de cheikh Nimr est une honte pour les Saoud dont le répertoire regorge de crimes contre les innocents et de pillage des biens d’autrui », a dénonce l’ayatollah Ahmad Khatami qui est membre du Conseil des Experts du Commandement en RII. Rappelant que l’Arabie apporte son soutien aux organisations terroristes à l’instar de Daesh et d’Al-Qaïda, il a indiqué qu’à chaque fois qu’il y a effusion de sang dans le monde islamique, les Saoud en sont responsables. « Ce sang pur finira par avoir raison des Saoud et de leur Etat, comme ce qui s’est passé avec le Shah en Iran », a-t-il conclu. Selon l’ayatollah Nouri Hamadani, l’exécution de cheikh Nimr est un crime qui illustre le mépris saoudien pour le monde islamique. Cheikh Hamadani a violemment critiqué l’école wahhabite qui d’après lui est une école hérétique qui déforme l’islam car elle génère des mouvements à l’instar de Daesh et de Boko Haram. Selon lui, Sunnites et chiites devraient réagir face à ce crime. Jutsement l’imam de vendredi de la communauté sunnite en Iran cheikh Moulawi Ahmad à lui aussi fustigé l’exécution de cheikh Nimr, affirmant qu’il illustre l’absence de liberté d’opinion et de culte en Arabie saoudite. Sources: AFP, Al-Alam

C'est officiel: les USA sont «une menace» pour la sécurité de la Russie

Un document russe officiel décrit les Etats-Unis comme une menace pour la sécurité du pays. Vladimir Poutine a signé le 31 décembre un document officiel dans lequel les Etats-Unis sont qualifiés de menace pour la sécurité de la Russie. Cela est inédit. Ce document sur «la stratégie de sécurité nationale de la Fédération de Russie» remplace la version adoptée en 2009, alors que Dmitri Medvedev, aujourd'hui Premier ministre, était président. Ni l'Otan ni les Etats-Unis n'y étaient mentionnés. Dans la dernière version, l'exécutif russe dit jouer un rôle de plus en plus important sur la scène internationale, ce qui a, selon lui, provoqué une réaction des puissances occidentales. «Le renforcement de l'influence de la Russie se déroule sur fond de nouvelles menaces pour la sécurité nationale, qui sont de nature complexes et interdépendantes», disent ses auteurs. «Coup d'Etat» La mise en oeuvre d'une politique indépendante, «tant sur le plan international qu'intérieur», a provoqué «une réaction de la part des USA et de leurs alliés, qui s'efforcent de préserver leur rôle dominant dans les affaires mondiales», poursuivent-ils. Ils évoquent le risque de pressions «politiques, économiques, militaires et technologiques». Le conflit ukrainien a donné lieu à des tensions Est-Ouest sans précédent depuis la guerre froide. L'annexion de la Crimée, en mars 2014, et le soutien de Moscou aux séparatistes de l'est de l'Ukraine a amené les Etats-Unis et l'Union européenne à imposer d'importantes sanctions à la Russie, qui a riposté en limitant les importations européennes. Selon le document sur la sécurité nationale, Washington et Bruxelles ont soutenu «un coup d'Etat anticonstitutionnel». Source: wikistrike.com

vendredi 1 janvier 2016

Il fait 4 degrés au lieu de -40 au pôle Nord! du jamais vu

Le pôle Nord connaît une situation climatique exceptionnelle, avec des températures qui dépassent localement de 50 degrés les normales saisonnières. L'absence de neige sur les massifs des Alpes, des tempêtes, des inondations dans de nombreux endroits, notamment en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis et en Amérique du Sud... la planète est marquée par des situations climatiques exceptionnelles en cette fin d'année 2015. Et le pôle Nord n'est pas épargné. L'absence de neige sur les massifs des Alpes, des tempêtes, des inondations dans de nombreux endroits, notamment en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis et en Amérique du Sud... la planète est marquée par des situations climatiques exceptionnelles en cette fin d'année 2015. Et le pôle Nord n'est pas épargné. En hiver, le mercure descend habituellement jusqu'à -40 degrés. Mais en raison d'une forte tempête qui devrait atteindre l'Islande ce mercredi, les températures atteignent actuellement 2 à 4 degrés. Il fait donc jusqu'à 50 degrés plus chaud qu'en temps normal par endroits, selon les scientifiques de l'institut américain de météorologie NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration), qui n'ont pas encore réussi à déterminer avec exactitude la cause de ces conditions climatiques. (20 minutes/afp)

2016 ne fait que débuter, l'EI annonce des milliers de morts dans des dizaines de pays grâce à ses cellules dormantes

J' aimerais vous souhaiter à tous Paix, Amour et Santé pour cette nouvelle année. Malheureusement, il y a des méchants qui pensent autrement et la première prédiction de 2016 vient déjà planer au dessus de nos têtes. 2016 sera possiblement une année qui nous marquera et changera notre quotidien. Malgré tout, je vous souhaite mes meilleurs voeux et merci à vous tous qui me suivez dans cette quête de vérité. - Benoit Godin ///// Le groupe terroriste va activer des centaines de cellules dormantes dans des dizaines de pays en vue de la "bataille finale", selon le Dr Theodore Karasik, analyste sur les affaires régionales et géopolitiques du Golfe qui a beaucoup étudié le comportement de l'État islamique. L'État islamique a mené plus de 50 attaques dans 18 pays qui ont tué 1100 pe personnes et qui ont fait 1700 blessés depuis sa déclaration de califat en 2014. L'année prochaine verra une énorme augmentation quant au nombre et quant à l'ampleur des principales attaques terroristes. Il a mis en garde: "Les opérations médiatiques de l'État islamique visent qu'à narguer l'ennemi pour combattre dans leur bataille finale". "Mais d'abord, il veut montrer sa portée mondiale avec zèle ... à partir de cellules, de loups solitaires, de "djihadistes de chambre" -pour cibler des points d'intérêt et des foules dans des dizaines de pays à travers le monde." Dr Karasik a ajouté:. "Il y a près de 40 sociétés affiliées à l'État islamique au niveau mondial avec des millions de fidèles et de croyants à travers le monde. Le Nouvel An peut sonner avec des attaques terroristes inquiétantes". "Le niveau de la destructivité de l'État islamique pour forcer des affrontements à travers le monde indique que 2016 est susceptible d'être plus chaotique que 2015." Source: http://www.express.co.uk/news/world/ 630316/ISIS-secret-plot-world-masterplan-2016-final-battle