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mercredi 20 avril 2016

Le chef du Pentagone demande aux pays du Golfe de s’impliquer plus en Irak




Les monarchies sunnites du Golfe doivent s'impliquer davantage économiquement et politiquement en Irak, a plaidé ce mercredi à Ryad le secrétaire américain à la Défense Ashton Carter lors d'une réunion avec ses homologues de cette région.

"J'encourage nos partenaires du Golfe à faire plus" en faveur de l'Irak aux prises avec le groupe terroriste wahhabite Daech (EI), "pas seulement militairement comme l'ont fait l'Arabe Saoudite et les Emirats (...) mais aussi politiquement et économiquement", a déclaré Ashton Carter dans une brève conférence de presse à l'issue de la réunion.

Le "soutien sunnite pour une gouvernance et une reconstruction multiconfessionnelle" en Irak, "particulièrement" dans les régions sunnites du
pays, sera "crucial" pour assurer une victoire définitive contre les terroristes, a prétendu Carter.

Les Etats-Unis souhaitent en particulier que les pays du Golfe rouvrent des ambassades à Bagdad, comme l'ont fait les Saoudiens en décembre 2015.

Ils souhaitent aussi que ces riches monarchies pétrolières participent financièrement à la reconstruction irakienne, par des contributions via les Nations unies ou même des "organisations non-gouvernementales", selon Carter.

La question du soutien à l'Irak devrait être l'un des thèmes abordés lors du sommet jeudi à Ryad réunissant le président américain Barack Obama et ses homologues du Golfe.

Pour l'administration américaine, c'est bien en s'impliquant à Bagdad que les monarchies du Golfe peuvent contrer "l'influence iranienne".

C'est "un problème de la poule et de l'oeuf", a expliqué un haut responsable de la Défense américain. Les monarchies arabes "veulent que les problèmes politiques (en Irak) soient résolus" avant d'en faire plus. "Mais
nous leur disons, faites plus pour favoriser la résolution des problèmes politiques", a indiqué cette source.

Selon ce responsable, les monarchies du Golfe veulent, avant d'aider Bagdad, des garanties sur le sort de la minorité sunnite en termes de représentation politique ou d'accès aux ressources budgétaires nationales.

Source: AFP