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jeudi 18 février 2016

Discours de Sayed Nasrallah: Vent de panique en Israël

Raremen33t les discours de Sayed Nasrallah passent inaperçus en Israël, malgré toutes les mesures de censure. Il est arrivé des jours où ses diatribes étaient suivies par l’opinion publique israélienne tellement sa crédibilité était respectée. Cette fois-ci, l’effet de ses paroles est de loin le plus percutant. « Le Liban possède sa bombe atomique », a lancé le numéro un du Hezbollah d’un air plutôt malin, dans un discours prononcé à l’occasion de la commémoration du martyre des commandants de la résistance. Il avait auparavant détaillé qu’un seul missile suffisait pour que les 15 tonnes de gaz d’ammoniac qui se trouvent dans la ville de Haïfa, au nord de la Palestine occupée, puissent avoir l’effet d’une bombe atomique qui tue des dizaines de milliers d’Israéliens. Le numéro un du Hezbollah répliquait aux menaces israéliennes, dont celles du chef d’Etat-major israélien de vouloir détruire toutes les régions libanaises en cas de guerre, dont la totalité de la banlieue sud. Des responsables israéliens évoquent fréquemment ces temps-ci une troisième guerre contre le Liban et menace qu’Israël allait ramener ce pays 20 ans en arrière. À peine Sayed Nasrallah a-t-il brandi cette menace que toute la classe politique et médiatique s’est mobilisée. Laissant deviner un vent de panique qu’il fallait à tout pris calmer. Plus d’un ministre israélien sont montés à la barre. « Ce réservoir constitue une menace sécuritaire et environnementale dans le Golfe de Haïfa », a affirmé Ave Gbay, le ministre de l’environnement israélien selon lequel les autorités de l’occupation œuvrent pour transporter la production d’ammoniac au sud d’Israël, et sont prêtes à accueillir les propositions et les enchères pour construire une autre installation. « Depuis des mois, Israël œuvre pour transporter les réservoirs d’ammoniac vers un endroit plus sur », a dit Yaavov Lietsman, le ministre de la santé Israélien devant la Knesset ce mercredi, ont rapporté les médias israéliens selon le journal libanais al-Akhbar. De nombreuses ONG israéliennes se sont emparées de l’affaire, exprimant leur mécontentement des atermoiements du gouvernement israélien dans cette affaire. L’Association de Citoyens pour l’environnement a exprimé sont étonnement pour le journal israélien Maariv qu’en dépit du fait qu’en 2006, le Hezbollah a dirigé ses missiles vers ces réservoirs « cette bombe se trouve toujours à Haïfa». Même son de cloche de la part d’une autre ONG pour l’environnement, Tesloul, qui a confirmé par la voix de sa directrice le danger d’une attaque contre ce site, assurant qu’un seul missile suffisait pour tuer et blesser des dizaines voire des centaines de milliers de personne. Prenant au sérieux les menaces de Sayed Nasrallah, elle a critiqué les atermoiements du gouvernement israélien dans la décision d’évacuer ces réservoirs, "décision qui a été prise dans le passé mais n’a pas été exécutée". Une autre ONG israélienne, l’Organisation de l’Orientation Verte a commenté en disant que "la menace de Sayed Nasrallah est effective, réalisable et constitue une menace pour un million de personnes". « Le fait qu’un missile touche ces réservoirs constitue un danger mortel, beaucoup plus gravissime que n’importe quel missile. Ces produits sont toxiques, inflammables et peuvent causer des dommages inimaginables. Il ne faut surtout pas prendre de risque et évacuer nécessairement ces réservoirs », a-t-elle dit. Fait insolite tout de même dans cette ambiance de mécontentement: la municipalité de Haïfa s’est réjoui du discours de Sayed Nasrallah lui adressant ses remerciements d’avoir soulevé cette question, émettant l’espoir que cela pourrait inciter l’exécutif israélien à déplacer ces réservoirs, a rapporté le site francophone pro israélien Alya express Source: almanar.com.lb