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dimanche 29 décembre 2019
Les États-Unis attaquent le Hezbollah en Irak; des Pros Iran lancent des roquettes sur une base américaine en Irak - Pompeo et Esper s'envolent pour Mar-a-lago pour informer le président "Il est temps de frapper l'Iran directement"
De multiples sources signalant que la base de Taji, en Irak, où se trouvent les troupes américaines, a été la cible de tirs de roquettes. Cela fait suite aux frappes américaines contre Kataeb Hezbollah (KH), un mandataire iranien, plus tôt dans la soirée.
Le personnel civil de l'ambassade des États-Unis serait évacué de Bagdad et les forces américaines seraient attaquées à la roquette par des mandataires soutenus par l'Iran.
Le gouvernement irakien doit tenir une réunion d'urgence de son Conseil de sécurité nationale sur ce dernier barrage.
- Ammar al-Hakim (Hikma) condamne la frappe aérienne américaine contre la milice du Hezbollah.
- Les milices du Hezbollah soutenues par l'Iran dans un communiqué demandent aux forces de sécurité d'expulser les États-Unis d'Irak.
L'AMÉRIQUE FRAPPE HEZBOLLAH
Le nombre de morts des raids américains sur 5 bases de la milice irakienne du Hezbollah en Syrie et à Anbar est passé à 15.
Le Pentagone a annoncé que des avions américains avaient lancé des raids contre le quartier général de la milice irakienne du Hezbollah, ce qui avait entraîné la mort et des blessures de combattants,ce qui a entraîné la mort et des blessures de combattants, dont le chef de milice, Abu Ali Khazali.
Selon une source militaire américaine, les chasseurs américains F-15 ont visé 5 bases appartenant à la milice irakienne du Hezbollah: 3 à Anbar et 2 en Syrie.
Des journalistes de la région disent que de fortes explosions peuvent être entendues alors que des unités para-militaires du Hezbollah (PMU) attaquent le site de l'armée américaine à Baghhad.
Les rapports indiquent maintenant qu'une quarantaine de terroristes du Hezbolla soutenus par l'Iran ont été tués dans les frappes aériennes américaines d'aujourd'hui en Syrie et au Yémen, après avoir tué un entrepreneur américain avec des tirs de roquettes il y a environ un jour.
Un grand nombre d'unités de sécurité et 1er détachement opérationnel des forces spéciales Delta (SFOD-D) entrant dans l'ambassade des États-Unis pour évacuer le personnel.
Le colonel Myles B. Caggins III a dit:
"En réponse aux attaques répétées du Kata'ib Hezbollah contre des bases irakiennes qui hébergent les forces du CJTFOIR, les forces américaines ont mené des frappes défensives de précision contre 5 installations du KH en Irak et en Syrie [pour] dégrader la capacité de KH à mener de futures attaques contre les forces de la coalition."
Le commandant des milices chiites Abu Mahdi al-Mohandis menace: "Le sang des martyrs et des blessés n'est pas versé en vain. La réponse viendra et ce sera très difficile pour l'armée américaine en Irak."
Le commandant militaire des brigades du Hezbollah, Abu Ahmed Al-Basri: Nos forces sont prêtes à démolir les bases américaines et à écraser leurs têtes pourries pendant que nous attendons le feu vert.
Le gouvernement irakien dément avoir lancé des tirs de roquettes contre une base américaine près de Bagdad. Le Premier ministre irakien a déclaré que les États-Unis n'avaient PAS l'autorisation d'attaquer des unités du Hezbollah en Irak et en Syrie. Le Premier ministre a également déclaré: "" La présence militaire américaine est devenue un fardeau pour l'État et une source d'agression contre nos forces et, par conséquent, il
est devenu obligatoire pour nous tous de les expulser d'Irak "'.
Sputnik Arabic rapporte que le nombre de morts s'élève à 25 morts et 35 blessés après des frappes aériennes américaines sur 5 bases irakiennes du Hezbollah en Irak et en Syrie.
*** BULLETIN ***
MISE À JOUR URGENTE 16 h 39 HNE -
Esper (SECDEF) et Pompeo (SECSTATE) en direction de Mar-a-Lago. Des informations privilégiées indiquent qu'ils prévoient de dire au président Trump que l'Iran a franchi notre «ligne rouge» et attaqué les forces américaines après avoir été averti de ne pas le faire. Les deux secrétaires diront ALLÉGALEMENT au président qu'il est temps que les États-Unis frappent directement l'Iran militairement.
MISE À JOUR 16h58 HNE -
La mission aérienne spéciale SAM967 vient d'atterrir à l'aéroport international de Palm Beach en Floride. On suppose que Pompeo et Esper ont une réunion imprévue sur la sécurité nationale avec le président Trump en raison des développements en Irak.
MISE À JOUR 17H48 HNE -
Des sources locales affirmant qu'il y a des activités militaires SOUDAINES et GRANDES dans les provinces occidentales de l'Iran (y compris les avions de guerre et les hélicoptères)
MISE À JOUR 18 h 30 HNE -
Des rapports d'observateurs indiquent qu'au moins six (6) avions de combat F-15E américains, entièrement armés, ont décollé de la base aérienne jordanienne d'Al-Azraq, en direction de l'Irak. Ils pourraient mener plus d'attaques contre des cibles soutenues par l'Iran en Irak, surtout si des attaques à la roquette ont été menées contre l'ambassade des États-Unis dans la zone verte de Bagdad.
MISE À JOUR 18 h 40 HNE -
La force de frappe du porte-avions USS Truman s'est déplacée dans la région du Golfe. L'exercice anti-fastboat de l'US Navy vient de se terminer, Beaucoup d'actifs terrestres dans la région aussi. Verrouillage et chargement?
SOURCE: halturnerradioshow.com
Dossier qui pourrait s' enflammer....à suivre....
MISE À JOUR 19:32 HNE -
Trump a fait le point sur «des frappes réussies et d'autres options» après qu'un raid américain a tué des dizaines de milices «soutenues par l'Iran» en Irak, en Syrie.
Cela pourrait se transformer en guerre totale avec l'Iran. Et pire.
Si les États-Unis frappent l'Iran, il est fort probable que l'Iran ripostera pleinement. . . avec des missiles pleuvant sur des bases américaines à moins de 2 000 kilomètres ET SUR ( SON ALLIÉ ) ISRAEL.
À ce stade, tout peut arriver.
vendredi 27 décembre 2019
Moscou déploie l'Avangard, son «arme absolue»
La Russie a annoncé, vendredi le 27 décembre, la mise en service de ses premiers missiles hypersoniques Avangard, l’une des nouvelles armes développées par Moscou et vantées par le président Vladimir Poutine comme «pratiquement invincibles».
Par Maxime Popov AFP
Ce système fait partie d’une nouvelle génération de missiles capables, selon Moscou, d’atteindre une cible quasiment partout dans le monde et de surpasser n’importe quel bouclier antimissile existant, tel que le système déployé par les États-Unis en Europe.
«Le ministre de la Défense Sergueï Choïgou a rapporté au président Poutine la mise en service à 10h - heure de Moscou - du premier régiment équipé des nouveaux systèmes stratégiques hypersoniques Avangard», a indiqué le ministère dans un communiqué cité par les agences russes.
M. Choïgou a «félicité» les militaires russes, jugeant que le déploiement des missiles était «un événement fantastique pour le pays et pour les forces armées».
En décembre 2018, l’armée russe avait indiqué que le premier régiment de missiles Avangard serait déployé dans la région d’Orenbourg, dans l’Oural.
L’Avangard file selon Moscou à une vitesse de Mach 20 et est capable d’atteindre Mach 27, soit 27 fois la vitesse du son et plus de 33 000 kilomètres par heure. Il est capable de changer de cap et d’altitude, le rendant «pratiquement invincible», selon le président russe.
Vladimir Poutine avait comparé les missiles Avangard, testés avec succès en décembre 2018 avec une portée de 4000 km, «à la création du premier satellite artificiel de la Terre», une référence au Spoutnik lancé en 1957, qui avait symbolisé l’avance technologique de l’Union soviétique sur les États-Unis en pleine Guerre Froide.
«C’est un système de missile intercontinental, pas balistique. C’est l’arme absolue», s’était félicité le président russe en juin 2018. «Je ne pense pas qu’un seul pays dispose d’une telle arme dans les années qui viennent. Nous l’avons déjà», avait-il ajouté, alors que les relations avec les Occidentaux sont au plus bas.
Missiles, drones, laser
Une autre arme vantée comme «invincible» par M. Poutine, le missile lourd balistique intercontinental de cinquième génération Sarmat, doit être livrée aux forces armées russes en 2020. Le Sarmat n’aurait «pratiquement pas de limites en matière de portée» et serait «capable de viser des cibles en traversant le pôle Nord comme le pôle Sud».
Parmi les autres systèmes en développement figurent un drone sous-marin à propulsion nucléaire, des missiles hypersoniques destinés aux chasseurs russes ou encore un mystérieux «laser de combat».
L’annonce de l’arrivée des Avangard dans l’armée russe intervient alors que Moscou et Washington ont suspendu cette année leur participation au traité bilatéral de désarmement INF, datant de la Guerre froide. La question de l’avenir du traité START de réduction des arsenaux nucléaires, qui arrive à échéance en 2021, est également en question.
La Russie accuse les États-Unis de chercher à rompre les traités existants pour parvenir à son «épuisement économique» par «une nouvelle course aux armements», dans laquelle elle assure ne pas vouloir se lancer.
Elle a pourtant multiplié les annonces dans ce domaine, disant notamment vouloir adapter d’ici deux ans ses systèmes marins Kalibr, utilisés pour la première fois en opération en 2015 en Syrie, en variante terrestre.
Elle a également dévoilé mi-décembre de menus détails de son bouclier spatial anti-missile Koupol, qui se veut l’équivalent du système américain SBIRS mais dont les contours restent encore mystérieux.
L’armée russe a aussi subi plusieurs accidents embarrassants cette année, le principal étant une explosion à caractère nucléaire dans le Grand Nord qui a tué sept personnes le 8 août, lors de tests de «nouveaux armements». Selon des experts, il s’agissait du Bourevestnik, un missile de croisière à «portée illimitée».
Source: lapresse.ca
Source: lapresse.ca
jeudi 26 décembre 2019
Israël se prépare à «une confrontation limitée» avec l'Iran
Israël ne permettra pas à l’Iran de consolider ses forces à la frontière avec la Syrie et en Irak «même au prix d’une confrontation», a déclaré le chef d’état-major de Tsahal.
Le général Aviv Kochavi, chef d’état-major de l’armée israélienne, a affirmé ce 25 décembre qu’Israël n’avait pas l’intention de laisser l’Iran renforcer ses positions en Irak.
Faisant un discours à la conférence annuelle consacrée à la place de Tsahal dans la société israélienne, il a affirmé que la force Al-Qods, unité d'élite du corps des Gardiens de la révolution islamique iranien, transférait régulièrement des armes vers l’Irak, font savoir les médias israéliens.
«Nous ne pouvons pas permettre que cela se passe impunément», a-t-il souligné, ajoutant que l’Irak était «devenu une zone non gouvernée».
Aviv Kochavi a fait remarquer que l’armée israélienne déployait d'importants efforts «pour ne pas permettre à l'ennemi de s'équiper d'armes de haute précision, même au prix d'une confrontation».
«Confrontation limitée»
Dans ce contexte, il a laissé entendre qu’Israël n’excluait pas une éventuelle «confrontation limitée» avec Téhéran.
«Il y aura des situations qui pourraient aboutir à la confrontation ou à un seuil de confrontation», a-t-il noté.
© SPUTNIK . ANTON BISTR
À la mi-novembre, de nombreux documents des services de renseignements iraniens avaient fuité, révélant l'influence de Téhéran en Irak. Ainsi, le New York Times et le site d'investigation The Intercept ont affirmé avoir examiné quelque 700 pages de rapports du ministère iranien des Renseignements envoyées à The Intercept par une source anonyme.
Source: sputniknews.com
mercredi 25 décembre 2019
L'eau contaminée de Fukushima pourrait finalement être rejetée dans la nature
Le rejet dans l'environnement (mer ou air) de l'eau contaminée de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi est l'unique option restante après que les experts eurent exclu un stockage de longue durée, ont précisé mardi à l'AFP les autorités japonaises.
"L'option d'un simple stockage à long terme n'est plus envisagée", a déclaré à l'AFP un fonctionnaire d'Etat souhaitant garder l'anonymat. Et de préciser que l'ambition du gouvernement est de faire place nette à Fukushima Daiichi: une fois les réacteurs démolis et le site nettoyé, il ne devra rien rester, donc pas de citernes d'eau contenant encore au moins du tritium.
Une quantité massive d'eau contaminée est stockée dans l'enceinte de ce site ravagé par le tsunami de mars 2011. Elle provient de la pluie, des nappes souterraines ou d'injections nécessaires pour refroidir les coeurs des réacteurs entrés en fusion.
Filtrée à plusieurs reprises, elle sera à terme débarrassée d'une grande quantité de radionucléides, sauf le tritium, considéré comme moins dangereux pour l'environnement et les êtres vivants.
Le stockage durable, que recommandaient des organisations écologistes comme Greenpeace, n'étant plus d'actualité, restent trois options jugées les plus faisables, d'un point de vue technique et économique: la dilution en mer, l'évaporation dans l'air ou une combinaison des deux.
Un risque diplomatique avec les JO?
Des experts, dont ceux de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), poussent depuis des années pour la dilution en mer. Mais ce n'est pas faisable pour le moment car, comme l'a reconnu la compagnie Tokyo Electric Power (Tepco), une grande partie de cette eau est encore lourdement chargée en éléments radioactifs dangereux pour la chaîne alimentaire. Tepco estime cependant que les citernes seront pleines en 2022.
Une décision finale ne devrait pas être prise avant les jeux Olympiques de Tokyo à l'été 2020, compte tenu du risque diplomatique. Une sous-commission gouvernementale chargée du dossier étudie ainsi non seulement les implications techniques, mais aussi les potentiels dégâts sur l'image du pays à l'étranger.
Le Japon devrait en effet rencontrer une forte opposition, qui s'exprime déjà, des pêcheurs et agriculteurs de la région, ainsi que des groupes de défense de l'environnement et de pays voisins, à commencer par la Corée du Sud. Séoul n'a pas digéré une précédente décision de rejeter en mer des paquets d'eau radioactive juste après l'accident de Fukushima, sans lui avoir demandé son avis.
Source: 7sur7.be
- Une très mauvaise nouvelle pour notre avenir. Benoit Godin
jeudi 19 décembre 2019
L'OTAN s'exerce à la frontière russe et semble se préparer à un «conflit militaire de grande ampleur»
L'augmentation en intensité des exercices de l'OTAN à la frontière russe sont le signe que l'Alliance atlantique se prépare à un conflit militaire de grande envergure d'après l'état-major russe, qui appelle l'OTAN à une reprise de la collaboration.
Si Emmanuel Macron a appelé l'OTAN à réorienter sa stratégie contre le «terrorisme international» lors du sommet de l'Alliance atlantique début décembre, force est de constater qu'il s'agit, en l'état actuel des choses, d'un vœu pieux. C'est le constat dressé par le chef d'état-major des forces de la Fédération de Russie armées Valéri Guérassimov lors d'un d'un discours prononcé, le 17 décembre, devant les attachés militaires étrangers, et publié par le journal russe Krasnaïa Zvezda.
Selon lui, les exercices militaires et les déploiements de troupes dans les pays baltes et en Pologne sont des signes évidents que l'Alliance atlantique considère plus que jamais la Russie comme une menace, comme elle le fait depuis trois décennies. «Le déploiement des éléments de la défense antimissile des Etats-Unis se poursuit. L'activité militaire s'intensifie dans les pays baltes et en Pologne, dans les eaux de la mer Noire et de la mer Baltique, et l'intensité des exercices militaires du bloc augmente», a-t-il ainsi souligné. Et pour le chef d'état-major, l'analyse des scénarii de ces exercices militaires est très clair : ils témoignent «de préparatifs ciblés de l'OTAN en vue d'un déploiement de ses forces dans un conflit militaire de grande ampleur».
Une analyse partagée par le Kremlin, comme l'a souligné son porte-parole Dmitri Peskov lors d'un point-presse ce 18 décembre. «Dans ce cas précis, il s’agit de l’avis d'un professionnel qui repose sur l’analyse menée par nos militaires dans le processus de suivi des manœuvres effectuées par l’OTAN. En l'occurrence, seul l’avis des professionnels peut être correct», a-t-il fait valoir, précisant que «l’administration du président ne [pouvait] pas évaluer [la situation] du point de vue militaire».
Dans son discours, Valéri Guérassimov est par ailleurs revenu sur les arguments avancés par les Occidentaux pour justifier ces mouvements de troupes et exercices, à savoir que les activités militaires de Moscou constitueraient une «menace pour la paix». «Dans le domaine de la garantie de sa sécurité militaire, toute démarche de la Russie, tout événement, est planifié et transparent pour construire une armée et une marine. Or chaque exercice est clairement présenté par les propagandistes occidentaux et des médias producteurs de fake news comme une "menace pour la paix"», a-t-il fait remarquer.
Une situation inquiétante que ne souhaite pas voir perdurer Valéri Guérassimov, qui appelle à une reprise de la collaboration entre Moscou et l'Alliance atlantique : «La réduction des risques d'incidents dangereux dans le domaine militaire doit demeurer au cœur du dialogue entre la Russie d’un côté et les Etats-Unis et l’OTAN de l’autre. Il est nécessaire de reprendre la collaboration entre la Russie et l’OTAN dans le but de résoudre les sujets de préoccupation qui se sont accumulés.»
102 exercices en 2019
Préoccupations en tête desquelles trône donc la multiplication des exercices militaires de l'OTAN aux frontières de la Russie. Dans un rapport publié le 13 octobre sur les 102 exercices prévus en 2019, l'Alliance atlantique explique en effet avoir «recentré son attention» sur «la sécurité collective et les priorités de défense à l’intérieur des frontières de l’Alliance» à la suite du rattachement de la Crimée à la Russie en 2014. «L’Alliance est aujourd’hui amenée, face à la Russie, à remobiliser des aptitudes de dissuasion politique et militaire datant de la guerre froide tout en cherchant à s’adapter à des tactiques modernes de guerre hybride», est-il notamment écrit.
C'est dans ce cadre que l'OTAN a décidé d'intensifier ces dernières années ces exercices militaires. A titre d'exemple, en 2018, l'exercice «Trident Juncture 18» qui se déroulait en Norvège constituait la plus grande manœuvre militaire organisée par l'Alliance atlantique depuis la fin de la guerre froide. 50 000 soldats, 250 aéronefs, 65 navires et quelque 10 000 véhicules terrestres en provenance de 31 Etats membres de l'OTAN y ont pris part. Ajoutez à cela que l'Alliance atlantique juge dans son rapport publié en octobre que «la présence en rotation de l’OTAN dans la région de la Baltique ne suffirait pas à repousser une invasion de forces conventionnelles russes», et l'inquiétude de l'état-major russe peut difficilement ne pas être considérée comme légitime.
«Affrontement de communications interposées»
En dépit de la sortie de l'état-major russe, le directeur du Centre européen d'analyses stratégique (CEAS) Philippe Migault, spécialiste des questions stratégiques, ne croit pourtant pas à la possibilité d'un tel conflit. Selon lui, il s'agit plutôt d'un «affrontement de communications interposées, qui vise essentiellement à influencer l’adversaire et sa propre opinion publique», comme il l'a confié à RT France. Moscou jouerait ainsi le même jeu que l'OTAN, qui «hurle au loup» à chaque fois qu’il y a une manœuvre russe, en affirmant que la Russie se prépare à envahir les pays baltes ou la Pologne.
Lire aussi «Menace» de la Russie et «défi» de la Chine : les alliés de l'OTAN mettent de côté leurs dissensions «Je ne suis pas persuadé que ça reflète une véritable montée de la tension et à une situation dont il faut s’alarmer, en tout cas à moyen terme. [...] On est vraiment dans une opération de communication à destination des opinions publiques qu’il s’agit de fédérer, afin de les convaincre qu’il existe un danger. Mais je ne pense pas que cela soit l’illustration véritablement d’une montée des tensions», explique-t-il.
Interrogé par RT France, Patrick Charaix, ancien général et chercheur associé à l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS) estime, quant à lui, que les exercices menés par l'OTAN ne deviennent pas plus agressifs mais plus complexes, compte tenu des «nouvelles menaces réelles», tel que le cyber, ou encore les attaques hyper véloces de missiles nucléaires. «Il suffit de voir les attaques cyber, qui pour le coup, sont bien attribuées à la Russie. Et puis toute son activité satellitaire en missiles nucléaires, missiles balistiques et anti–missiles», note-t-il, soutenant que l'OTAN faisait ainsi preuve de dissuasion à l'égard de Moscou.
«Je rappelle que la dissuasion s’appuie sur trois crédibilités fortes: politique, technique et opérationnelle. Et l’OTAN est en train de jouer ça vis-à-vis de la Russie», explique-t-il, tout en confiant, d'un autre côté, comprendre la réaction de Moscou qui se sent «oppressé, agressé».
Source: rt.com
Source: rt.com
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