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jeudi 26 décembre 2019

Israël se prépare à «une confrontation limitée» avec l'Iran



Israël ne permettra pas à l’Iran de consolider ses forces à la frontière avec la Syrie et en Irak «même au prix d’une confrontation», a déclaré le chef d’état-major de Tsahal.
Le général Aviv Kochavi, chef d’état-major de l’armée israélienne, a affirmé ce 25 décembre qu’Israël n’avait pas l’intention de laisser l’Iran renforcer ses positions en Irak.
Faisant un discours à la conférence annuelle consacrée à la place de Tsahal dans la société israélienne, il a affirmé que la force Al-Qods, unité d'élite du corps des Gardiens de la révolution islamique iranien, transférait régulièrement des armes vers l’Irak, font savoir les médias israéliens.
«Nous ne pouvons pas permettre que cela se passe impunément», a-t-il souligné, ajoutant que l’Irak était «devenu une zone non gouvernée».
Aviv Kochavi a fait remarquer que l’armée israélienne déployait d'importants efforts «pour ne pas permettre à l'ennemi de s'équiper d'armes de haute précision, même au prix d'une confrontation».

«Confrontation limitée»

Dans ce contexte, il a laissé entendre qu’Israël n’excluait pas une éventuelle «confrontation limitée» avec Téhéran.
«Il y aura des situations qui pourraient aboutir à la confrontation ou à un seuil de confrontation», a-t-il noté.
© SPUTNIK . ANTON BISTR
Aviv Kochavi a également formulé une mise en garde sur le fait que «l'Iran fait progresser son programme nucléaire» et a rappelé que le pays continuait de fabriquer des missiles précis pouvant atteindre Israël par centaines.
À la mi-novembre, de nombreux documents des services de renseignements iraniens avaient fuité, révélant l'influence de Téhéran en Irak. Ainsi, le New York Times et le site d'investigation The Intercept ont affirmé avoir examiné quelque 700 pages de rapports du ministère iranien des Renseignements envoyées à The Intercept par une source anonyme.
Source: sputniknews.com

mercredi 25 décembre 2019

L'eau contaminée de Fukushima pourrait finalement être rejetée dans la nature


Le rejet dans l'environnement (mer ou air) de l'eau contaminée de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi est l'unique option restante après que les experts eurent exclu un stockage de longue durée, ont précisé mardi à l'AFP les autorités japonaises.
"L'option d'un simple stockage à long terme n'est plus envisagée", a déclaré à l'AFP un fonctionnaire d'Etat souhaitant garder l'anonymat. Et de préciser que l'ambition du gouvernement est de faire place nette à Fukushima Daiichi: une fois les réacteurs démolis et le site nettoyé, il ne devra rien rester, donc pas de citernes d'eau contenant encore au moins du tritium.
Une quantité massive d'eau contaminée est stockée dans l'enceinte de ce site ravagé par le tsunami de mars 2011. Elle provient de la pluie, des nappes souterraines ou d'injections nécessaires pour refroidir les coeurs des réacteurs entrés en fusion.
Filtrée à plusieurs reprises, elle sera à terme débarrassée d'une grande quantité de radionucléides, sauf le tritium, considéré comme moins dangereux pour l'environnement et les êtres vivants.
Le stockage durable, que recommandaient des organisations écologistes comme Greenpeace, n'étant plus d'actualité, restent trois options jugées les plus faisables, d'un point de vue technique et économique: la dilution en mer, l'évaporation dans l'air ou une combinaison des deux.
Un risque diplomatique avec les JO?
Des experts, dont ceux de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), poussent depuis des années pour la dilution en mer. Mais ce n'est pas faisable pour le moment car, comme l'a reconnu la compagnie Tokyo Electric Power (Tepco), une grande partie de cette eau est encore lourdement chargée en éléments radioactifs dangereux pour la chaîne alimentaire. Tepco estime cependant que les citernes seront pleines en 2022.
Une décision finale ne devrait pas être prise avant les jeux Olympiques de Tokyo à l'été 2020, compte tenu du risque diplomatique. Une sous-commission gouvernementale chargée du dossier étudie ainsi non seulement les implications techniques, mais aussi les potentiels dégâts sur l'image du pays à l'étranger.
Le Japon devrait en effet rencontrer une forte opposition, qui s'exprime déjà, des pêcheurs et agriculteurs de la région, ainsi que des groupes de défense de l'environnement et de pays voisins, à commencer par la Corée du Sud. Séoul n'a pas digéré une précédente décision de rejeter en mer des paquets d'eau radioactive juste après l'accident de Fukushima, sans lui avoir demandé son avis. 
Source: 7sur7.be
- Une très mauvaise nouvelle pour notre avenir. Benoit Godin

jeudi 19 décembre 2019

L'OTAN s'exerce à la frontière russe et semble se préparer à un «conflit militaire de grande ampleur»


L'augmentation en intensité des exercices de l'OTAN à la frontière russe sont le signe que l'Alliance atlantique se prépare à un conflit militaire de grande envergure d'après l'état-major russe, qui appelle l'OTAN à une reprise de la collaboration.
Si Emmanuel Macron a appelé l'OTAN à réorienter sa stratégie contre le «terrorisme international» lors du sommet de l'Alliance atlantique début décembre, force est de constater qu'il s'agit, en l'état actuel des choses, d'un vœu pieux. C'est le constat dressé par le chef d'état-major des forces de la Fédération de Russie armées Valéri Guérassimov lors d'un d'un discours prononcé, le 17 décembre, devant les attachés militaires étrangers, et publié par le journal russe Krasnaïa Zvezda.
Selon lui, les exercices militaires et les déploiements de troupes dans les pays baltes et en Pologne sont des signes évidents que l'Alliance atlantique considère plus que jamais la Russie comme une menace, comme elle le fait depuis trois décennies. «Le déploiement des éléments de la défense antimissile des Etats-Unis se poursuit. L'activité militaire s'intensifie dans les pays baltes et en Pologne, dans les eaux de la mer Noire et de la mer Baltique, et l'intensité des exercices militaires du bloc augmente», a-t-il ainsi souligné. Et pour le chef d'état-major, l'analyse des scénarii de ces exercices militaires est très clair : ils témoignent «de préparatifs ciblés de l'OTAN en vue d'un déploiement de ses forces dans un conflit militaire de grande ampleur».
Une analyse partagée par le Kremlin, comme l'a souligné son porte-parole Dmitri Peskov lors d'un point-presse ce 18 décembre. «Dans ce cas précis, il s’agit de l’avis d'un professionnel qui repose sur l’analyse menée par nos militaires dans le processus de suivi des manœuvres effectuées par l’OTAN. En l'occurrence, seul l’avis des professionnels peut être correct», a-t-il fait valoir, précisant que «l’administration du président ne [pouvait] pas évaluer [la situation] du point de vue militaire».
Dans son discours, Valéri Guérassimov est par ailleurs revenu sur les arguments avancés par les Occidentaux pour justifier ces mouvements de troupes et exercices, à savoir que les activités militaires de Moscou constitueraient une «menace pour la paix». «Dans le domaine de la garantie de sa sécurité militaire, toute démarche de la Russie, tout événement, est planifié et transparent pour construire une armée et une marine. Or chaque exercice est clairement présenté par les propagandistes occidentaux et des médias producteurs de fake news comme une "menace pour la paix"», a-t-il fait remarquer.
Une situation inquiétante que ne souhaite pas voir perdurer Valéri Guérassimov, qui appelle à une reprise de la collaboration entre Moscou et l'Alliance atlantique : «La réduction des risques d'incidents dangereux dans le domaine militaire doit demeurer au cœur du dialogue entre la Russie d’un côté et les Etats-Unis et l’OTAN de l’autre. Il est nécessaire de reprendre la collaboration entre la Russie et l’OTAN dans le but de résoudre les sujets de préoccupation qui se sont accumulés.»
102 exercices en 2019
Préoccupations en tête desquelles trône donc la multiplication des exercices militaires de l'OTAN aux frontières de la Russie. Dans un rapport publié le 13 octobre sur les 102 exercices prévus en 2019, l'Alliance atlantique explique en effet avoir «recentré son attention» sur «la sécurité collective et les priorités de défense à l’intérieur des frontières de l’Alliance» à la suite du rattachement de la Crimée à la Russie en 2014. «L’Alliance est aujourd’hui amenée, face à la Russie, à remobiliser des aptitudes de dissuasion politique et militaire datant de la guerre froide tout en cherchant à s’adapter à des tactiques modernes de guerre hybride», est-il notamment écrit. 
C'est dans ce cadre que l'OTAN a décidé d'intensifier ces dernières années ces exercices militaires. A titre d'exemple, en 2018, l'exercice «Trident Juncture 18» qui se déroulait en Norvège constituait la plus grande manœuvre militaire organisée par l'Alliance atlantique depuis la fin de la guerre froide. 50 000 soldats, 250 aéronefs, 65 navires et quelque 10 000 véhicules terrestres en provenance de 31 Etats membres de l'OTAN y ont pris part. Ajoutez à cela que l'Alliance atlantique juge dans son rapport publié en octobre que «la présence en rotation de l’OTAN dans la région de la Baltique ne suffirait pas à repousser une invasion de forces conventionnelles russes», et l'inquiétude de l'état-major russe peut difficilement ne pas être considérée comme légitime.
«Affrontement de communications interposées»
En dépit de la sortie de l'état-major russe, le directeur du Centre européen d'analyses stratégique (CEAS) Philippe Migault, spécialiste des questions stratégiques, ne croit pourtant pas à la possibilité d'un tel conflit. Selon lui, il s'agit plutôt d'un «affrontement de communications interposées, qui vise essentiellement à influencer l’adversaire et sa propre opinion publique», comme il l'a confié à RT France. Moscou jouerait ainsi le même jeu que l'OTAN, qui «hurle au loup» à chaque fois qu’il y a une manœuvre russe, en affirmant que la Russie se prépare à envahir les pays baltes ou la Pologne.
Lire aussi «Menace» de la Russie et «défi» de la Chine : les alliés de l'OTAN mettent de côté leurs dissensions «Je ne suis pas persuadé que ça reflète une véritable montée de la tension et à une situation dont il faut s’alarmer, en tout cas à moyen terme. [...] On est vraiment dans une opération de communication à destination des opinions publiques qu’il s’agit de fédérer, afin de les convaincre qu’il existe un danger. Mais je ne pense pas que cela soit l’illustration véritablement d’une montée des tensions», explique-t-il.
Interrogé par RT France, Patrick Charaix, ancien général et chercheur associé à l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS) estime, quant à lui, que les exercices menés par l'OTAN ne deviennent pas plus agressifs mais plus complexes, compte tenu des «nouvelles menaces réelles», tel que le cyber, ou encore les attaques hyper véloces de missiles nucléaires. «Il suffit de voir les attaques cyber, qui pour le coup, sont bien attribuées à la Russie. Et puis toute son activité satellitaire en missiles nucléaires, missiles balistiques et anti–missiles», note-t-il, soutenant que l'OTAN faisait ainsi preuve de dissuasion à l'égard de Moscou.
«Je rappelle que la dissuasion s’appuie sur trois crédibilités fortes: politique, technique et opérationnelle. Et l’OTAN est en train de jouer ça vis-à-vis de la Russie», explique-t-il, tout en confiant, d'un autre côté, comprendre la réaction de Moscou qui se sent «oppressé, agressé».

 Source: rt.com

mercredi 18 décembre 2019

Le pôle nord magnétique se déplace à une vitesse inédite, les chercheurs perplexes



Le pôle nord magnétique terrestre se déplace désormais à la vitesse sans précédent de plus de 50 kilomètres par an, et la communauté scientifique semble ne pas en connaître la cause.
Le pôle nord magnétique, dont la position sert de base aux boussoles, mais aussi à la navigation aérienne et maritime et à nos GPS, se déplace de plus en plus vite, rapporte le Financial Times qui se réfère à des chercheurs britanniques.
Selon le Centre National de l’Information Environnementale, depuis sa découverte en 1831, le pôle nord magnétique a parcouru près de 2.250 kilomètres.
Depuis les années 1990, il se déplace de près de 40 kilomètres par an en direction de la Sibérie. Or, au cours des dernières décennies, ce mouvement s’est accéléré pour atteindre près de 55 km par an.



La position du pôle magnétique est liée aux mouvements du fer en fusion qui circule sous la croûte terrestre, pour autant les chercheurs peinent à comprendre cette accélération inédite. Ciaran Beggan, du British Geological Survey, reconnaît que la communauté scientifique «ne sait vraiment rien sur les changements dans le phénomène à l’origine du mouvement».
Il est à souligner que cette évolution rend la navigation de plus en plus périlleuse, et les modèles magnétiques de plus en plus rapidement périssables. Ainsi, le modèle magnétique mondial quinquennal (World Magnetic Model) 2015-2020 a dû être révisé plus tôt que prévu.

Source: sputniknews.com

mardi 17 décembre 2019

La Chine met en service son deuxième porte-avions