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mercredi 27 septembre 2017

L' armée russe se dote d'un «cauchemar électronique»



Les forces armées russes commercent à recevoir des systèmes de guerre électronique capables d'imiter une frappe massive de missiles. Objectif: désorienter les systèmes de défense antiaérienne de l'ennemi, qui attaqueront des leurres.
L'information provient du premier adjoint du directeur général du groupe Technologies radioélectroniques Vladimir Mikheev, qui précise qu'il s'agit de leurres aérodynamiques avec un système de guerre électronique intégré — un missile classique muni d'un équipement spécial au lieu d'une ogive conventionnelle. Le leurre peut imiter non seulement une frappe de missiles, mais également un groupe d'avions. Un tel système peut être installé sur différents vecteurs: des missiles de croisière ou des missiles air-air. Selon le quotidienRossiïskaïa gazeta.
© SPUTNIK. NIKOLAI KHIZHNY
«Il existe tout une gamme d'engins prévue pour les opérations militaires contemporaines et futures. Ceux qui agissent à une distance de 10-20 km ont déjà été commandés et sont en cours de dotation», a noté Vladimir Mikheev.
Il est également prévu d'équiper avec cette «arme» l'aviation russe, notamment les avions Su-57 et Su-34.
«Ces cibles imiteront une attaque massive à une distance de plusieurs centaines de kilomètres. Il est question des 2-3 prochaines années», précise le représentant du groupe.
Source : sputniknews.com

mardi 26 septembre 2017

Au seuil de la GUERRE nucléaire



Aujourd'hui le monde entier célèbre la Journée internationale pour l’élimination totale des armes nucléaires.
La première résolution de l'Onu sur la destruction des munitions nucléaires est apparue en 1946 alors que les premières bombes nucléaires commençaient à se multiplier, écrit mardi 26 septembre le quotidien Izvestia. Depuis, l'Assemblée générale des Nations unies a soulevé plusieurs fois la question du désarmement nucléaire total mais malgré tout, le club des détenteurs de l'arme meurtrière continue de s'agrandir.
La Corée du Nord
Ces dernières décennies, le thème de l'arsenal nucléaire de la Corée du Nord est revenu plusieurs fois à l'ordre du jour de l'Onu. Si la situation n'a pas encore dégénéré en véritable guerre, la bataille verbale entre les gouvernements américain et nord-coréen bat son plein. Le président américain Donald Trump qualifie Kim Jong-un de «fou» et promet de lui faire subir une «expérience sans précédent». De son côté, le ministre nord-coréen Ri Yong-ho a affirmé que les missiles nord-coréens pourraient «atteindre inévitablement tout le territoire américain».
Le facteur informatique
Depuis la fin des années 1970, le monde s'est retrouvé au moins quatre fois au seuil d'une guerre nucléaire à cause de défaillances informatiques. A chaque fois, la Troisième Guerre mondiale a pu être évitée grâce au professionnalisme et à la retenue des experts.
En novembre 1979, trois postes de commandement américains ont reçu des messages les informant d'une attaque nucléaire de l'URSS. Mais à la vérification des satellites et des radars il s'est avéré qu'aucune attaque n'avait eu lieu.

La raison de l'alerte était simple: l'ordinateur de surveillance opérationnelle avait téléchargé par erreur un programme d'entraînement imitant une vaste attaque de missiles.
Un nouvel incident s'est produit un an plus tard: le système affichait un nombre différent d'ogives lancées sur plusieurs ordinateurs à cause d'un dysfonctionnement de circuit électronique.
Dans la nuit du 25 au 26 septembre 1983, l'officier soviétique Stanislav Petrov a pris son service au poste de commandement Serpoukhov-15 situé à 100 km de Moscou. La base a reçu des informations selon lesquelles un missile avait été tiré depuis le territoire américain en direction de l'URSS. Les autorités soviétiques disposaient de moins de 30 minutes — le temps nécessaire à l'ogive américaine pour atteindre son objectif. Stanislav Petrov a eu le temps d'analyser la situation et a rapporté au commandement une défaillance d'ordinateur. Il n'y a pas eu d'attaque: les capteurs du satellite avaient seulement pris les rayons du soleil reflétés par les nuages pour un lancement de missile américain.
La valise nucléaire de Boris Eltsin
Un autre incident s'est produit en 1995. A l'époque, la Guerre froide était terminée et peu croyaient en la possibilité d'un nouveau conflit nucléaire. Mais, dans la matinée du 25 janvier, les radars russes ont enregistré le lancement d'un missile depuis la Norvège. A première vue, rien d'inquiétant. Mais sa trajectoire a coïncidé avec l'éventuelle trajectoire d'un missile américain Trident D-5.
Le président russe Boris Eltsine avait alors utilisé pour la première fois la valise nucléaire pour contacter les conseillers militaires, ce qu'il a annoncé le lendemain. Mais le missile norvégien ne représentait pas de menace pour la Russie et était lancé à des fins uniquement scientifiques — pour étudier une aurore boréale.
La dame de fer et la guerre du Kippour
Le 6 octobre 1973, l'armée égyptienne et syrienne a attaqué Israël, alors que le pays célébrait Yom Kippour (Le Grand pardon). Israël n'était pas prêt pour l'attaque. La dame de fer d'Israël, la première ministre Golda Meir, a alors pris les choses en main.
Selon certaines informations, les autorités disposaient de 13 à 18 bombes nucléaires. Pour tenter de renverser le cours de la guerre, Meir a autorisé l'usage de l'arme nucléaire pour frapper l'ennemi. Cependant, les forces israéliennes ont finalement réussi à trouver une brèche dans les positions de l'adversaire pour renverser la situation et ne pas recourir à l'arme nucléaire.
La crise des missiles de Cuba
Un scénario post-apocalyptique a failli se produire dans les années 1960, époque à laquelle le risque d'une guerre nucléaire était palpable. En juin 1962, à la demande du gouvernement cubain, les forces et l'arme nucléaire de l'URSS ont été déployées sur l'île. Les Américains ont immédiatement réagi: plus de 180 navires de guerre ont été envoyés en mer des Caraïbes et l'aviation a été placée en état d'alerte.
Selon certaines informations, le président américain John Kennedy était prêt à lancer une guerre mais le lendemain se sont tenues des négociations américano-soviétiques avec la participation des représentants de Cuba et du secrétaire général de l'Onu. Le gouvernement soviétique a finalement accepté de quitter l'île en échange de l'immunité territoriale de Cuba et du retrait des missiles américains des territoires turc et italien.

Source : sputniknews.com

lundi 25 septembre 2017

«Les USA ont déclaré la guerre à notre pays» : Pyongyang menace d'abattre les bombardiers américains


Le chef de la diplomatie nord-coréenne a assuré que Donald Trump avait déclaré la guerre à la Corée du Nord et que le pays était prêt à abattre les bombardiers américains qui approcheraient de ses frontières.
Le chef de la diplomatie nord-coréenne, Ri Yong Ho, a affirmé le 25 septembre à des journalistes à New York que le président américain Donald Trump avait déclaré la guerre à son pays.
Le monde entier devrait se rappeler clairement que ce sont les Etats-Unis qui ont déclaré la guerre à notre pays en premier lieu
«Le monde entier devrait se rappeler clairement que ce sont les Etats-Unis qui ont déclaré la guerre à notre pays en premier lieu», a-t-il déclaré en marge de l'Assemblée générale annuelle des Nations unies, cité par l'agence Reuters.
La question de savoir qui va rester le plus longtemps au pouvoir entre Donald Trump et Kim Jong Un va trouver une réponse
«Trump a affirmé que nos dirigeants n'allaient plus être au pouvoir pour longtemps», a aussi souligné Ri Yong Ho. «La question de savoir qui va rester le plus longtemps va trouver une réponse», a-t-il lancé.
De plus, Ri Yong Ho a assuré que la Corée du Nord était prête à abattre les bombardiers américains s'approchant de ses frontières. 
Le 23 septembre, des bombardiers américains avaient volé au plus près de la frontière nord-coréenne pour envoyer un «message clair» à Pyongyang, selon le Pentagone.

Le Pentagone met en demeure la Corée du Nord

«Nous n'avons pas déclaré la guerre à la Corée du Nord et, franchement, une telle suggestion est absurde», a aussitôt réagi Sarah Huckabee-Sanders, porte-parole de l'exécutif américain. Elle a en outre souligné que les bombardiers américains en question avaient survolé les eaux internationales le 23 septembre dernier, et non la Corée du Nord. «Il n'est jamais acceptable pour un pays d'abattre des avions d'un autre pays se trouvant au-dessus des eaux internationales», a-t-elle souligné.

Le département de la Défense américain a de son côté également haussé le ton à l'encontre de Pyongyang. «Si la Corée du Nord ne cesse pas ses provocations, vous savez, nous nous assurerons de fournir au président les options afin qu'il s'occupe de la Corée du Nord», a déclaré à la presse le colonel Robert Manning, porte-parole du Pentagone ce même jour.  
Il s'agit d'une nouvelle recrudescence des tensions, dans un contexte déjà très tendu entre Washington et Pyongyang. Lors de son discours devant l'assemblée générale, le 19 septembre, Donald Trump avait menacé de «détruire totalement la Corée du Nord». Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un avait rétorqué qu'il materait «par le feu le gâteux américain mentalement dérangé», accusant Donald Trump de l'avoir insulté, lui et son pays, «sous les yeux du monde entier».

Source : rt

dimanche 24 septembre 2017

Syrie. La Russie accuse les États-Unis d’attaques, de tentatives d’enlèvements, de collusion avec Al-Qaïda




 La situation en Syrie est à nouveau critique. La possibilité d’un conflit à grande échelle entre les forces américaines et russes augmente. Nous avions averti qu’un clash se profilait sur le contrôle des riches champs pétroliers situés à l’est de Deir Ezzor. Au moins trois incidents au cours des derniers jours montrent qu’il y a une grave escalade.
- Le 17, les États-Unis ont accusé la Russie d’une légère attaque aérienne contre leurs forces par procuration au nord de Deir Ezzor. La Russie a nié.
- Les 18 et 19, de gros contingents de troupes russes et syriennes ont traversé l’Euphrate à Deir Ezzor dans l’est de la Syrie. Les forces par procuration kurdes et arabes des États-Unis dans la région ont activement tenté d’entraver ce mouvement.
- Parallèlement, une vaste attaque d’al-Qaïda a été lancée dans l’ouest de la Syrie. Les forces russes accusent les services de renseignement des États-Unis de l’avoir lancée (Les forces syro-russes ont repoussé l’attaque.)
- Aujourd’hui, l’armée russe a accusé les forces par procuration kurdes des Américains qui se trouvent près de Deir Ezzor de se livrer à des tirs d’artillerie contre ses forces. Elle les a menacés de représailles massives.
L’incident le plus dramatique a été l’attaque d’al-Qaïda à Idleb.
Al-Qaeda en Syrie, renommé Hay’at Tahrir al-Sham, contrôle actuellement le gouvernorat d’Idleb et la ville d’Idleb dans le nord-ouest de la Syrie. Le 19 septembre, ils ont lancé une attaque à grande échelle contre les positions du gouvernement syrien au nord de Hama, au sud de la province d’Idleb. Les forces d’al-Qaeda ont gagné pas mal de terrain avant d’être arrêtées et contraintes à se replier. Presque toutes les armes lourdes, les chars et l’artillerie qu’Al-Qaeda avait dans la région, ont été utilisés dans l’attaque.
Le porte-parole de l’armée russe a déclaré (vidéo avec des sous-titres en anglais) que, selon les rapports du renseignement russe, l’attaque d’Al-Qaïda a été lancée sur l’injonction des États-Unis, pour ralentir la campagne syro-russe dans la province orientale de Deir Ezzor. Les terroristes devaient aussi capturer un peloton de soldats russes. C’est à ma connaissance, la première fois que la Russie lance une accusation aussi directe et aussi grave contre les forces américaines et leurs services de renseignement en Syrie.
Voilà un extrait de la déclaration de l’armée russe :
Pendant 24 heures, les insurgés ont réussi à percer la ligne de défense des troupes gouvernementales sur 12 kilomètres de profondeur et environ 20 kilomètres de large.
Selon les données disponibles, cette offensive a été initiée par les agences spéciales américaines afin d’empêcher l’avancée de l’armée arabe syrienne à l’est de Deir ez-Zor.
L’un des principaux objectifs des insurgés était d’enlever une unité de la Police militaire russe. L’unité opérait dans un poste d’observation et avait pour mission de rendre compte de la désescalade.
Le peloton de la Police militaire (29 personnes) a été encerclé par les insurgés.
Le siège a été brisé et des unités russes ont libéré les forces de l’armée arabe syrienne sans qu’il y ait de perte.
Après l’attaque d’al-Qaïda, la force aérienne russe en Syrie a lancé une contre-attaque massive sur la province d’Idleb.
Au cours des dernières 24 heures, les unités d’aviation et d’artillerie ont éliminé 187 objets, 850 terroristes, 11 chars, 4 véhicules de combat, 46 pick up, 5 mortiers, 20 camions et 38 lieux de stockage de munitions.
Les unités du 5e corps d’assaut aérien ont lancé une contre-attaque et ont repris presque [toutes] les positions perdues.Sur les photos on voit plusieurs tanks et véhicules de combat détruits. C’est une attaque qui a coûté cher à Al-Qaïda et ne lui a pas rapporté grand-chose. Il semblerait que les renseignements syriens et russes savaient qu’une attaque se préparait, même s’ils n’avaient pas de détails. La situation a été extrêmement critique pendant un certain temps. Puis, la grande campagne aérienne a pris Al-Qaïda par surprise et a détruit les forces attaquantes.
Au moment où commençait l’attaque d’Al-Qaeda à Idleb, les forces par procuration des États-Unis dans l’est de la Syrie (en jaune) se sont mises à prendre des mesures pour entraver la lutte des forces syriennes (en rouge) contre l’Etat islamique (en noir).
Carte de Weekend Warrior
Les forces gouvernementales syriennes ont nettoyé presque toute la ville de Deir Ezzor des forces de l’EI. Ce qui est en jeu maintenant, c’est le contrôle des champs de pétrole à l’est de Deir Ezzor et au nord de l’Euphrate.
Pour agrandir
Peu de temps après avoir traversé l’Euphrate, les troupes syriennes ont été attaquées par les forces américaines par procuration :
«  Selon les rapports envoyés par les commandants syriens depuis la ligne de front, les contre-attaques et les bombardements les plus sérieux sur les troupes syriennes proviennent du nord », a-t-il déclaré. « C’est la zone où sont déployées les unités des Forces démocratiques syriennes, ainsi que les unités d’opérations spéciales des États-Unis, qui, selon CNN, fournissent une aide médicale à ces combattants au lieu de libérer Raqqa », a déclaré le porte-parole du ministère de la Défense russe, le général de division Igor] Konashenkov.
Les forces américaines par procuration se servent également du barrage de Tabqa qu’ils contrôlent le pour empêcher la traversée de la rivière :
«  L’eau qui est déversée par le barrage de l’Euphrate contrôlé par l’opposition soutenue par les États-Unis entrave l’avancée des troupes du gouvernement syrien près de Deir ez-Zor, a déclaré mardi le porte-parole du ministère de la Défense russe, Igor Konashenkov.
« La situation de l’eau sur l’Euphrate s’est considérablement détériorée au cours des dernières 24 heures. Dès que les troupes du gouvernement syrien ont commencé à traverser la rivière, le niveau de l’eau dans l’Euphrate a monté en quelques heures et il monte actuellement de deux mètres par seconde », a-t-il déclaré.
Aujourd’hui, le ministère russe de la Défense a accusé les forces par procuration des États-Unis d’avoir bombardé directement ses alliés syriens et les forces russes qui l’accompagnaient :
La Russie a averti un représentant du commandement américain d’Al Udeid au Qatar que « toutes les tentatives de bombardement en provenance des zones où les militants des Forces démocratiques syriennes sont installées seront immédiatement contrées. »
«  Les points de tir de ces zones seront immédiatement détruits par tous les moyens possibles », a déclaré le général.
Les combattants des Forces démocratiques syriennes qui s’approchent de Deir ez-Zor depuis le nord rejoignent facilement les terroristes de l’EI, et les drones russes et les unités de reconnaissance n’ont enregistré aucun affrontement entre l’EI et une « troisième force », en l’occurrence les Forces démocratiques syriennes, au cours de la semaine écoulée, a-t-il expliqué.
Mais des tirs massifs de mortiers et de roquettes ont ciblé par deux fois les troupes syriennes depuis des zones situées sur la rive orientale de l’Euphrate, où les combattants des Forces démocratiques syriennes et les soldats des forces spéciales américaines sont basés, a déclaré Konashenkov.
Les « Forces démocratiques syriennes », financées par les États-Unis, qui ont avancé vers Deir Ezzor, au nord sans rencontrer de résistance, sont composées surtout de tribus locales qui étaient alignéessur l’État islamique jusqu’à ce que le diplomate américain Brett McGurk les engagent pour se battre aux côtés des États-Unis. Elles sont dirigées par des commandants kurdes et « conseillées » par des forces spéciales étatsuniennes.
Les États-Unis veulent maintenir les forces gouvernementales syriennes loin des champs de pétrole au nord de l’Euphrate. Ils ont l’intention de créer et de contrôler un proto-état kurde dans le nord-est de la Syrie et le contrôle du pétrole de l’est de Deir Ezzor donnerait à cet état la base économique nécessaire.
Mais les États-Unis n’ont pas assez de forces par procuration disponibles pour prendre la zone pétrolière à l’Etat islamique. Seule l’armée syrienne dispose des ressources nécessaires dans la région. Les États-Unis trichent en attaquant les forces syro-russes et en se dépêchant de marquer des points. Selon les Russes, les forces par procuration kurdes des Etats-Unis ont même arrêté de se battre contre l’EI à Raqqa, et sont parties vers l’est pour prendre les champs de pétrole. Je doute que la Syrie et la Russie les laisse faire.
L’alliance syrienne qui vient de repousser l’attaque de diversion d’Al-Qaeda dans le nord-ouest de la Syrie et qui a plus de réserves disponibles, devrait penser à lancer rapidement une attaque aérienne sur les champs de pétrole. Dès que les puits de pétrole seront sous le contrôle du gouvernement syrien et que l’EI sera éliminé, les États-Unis n’auront plus d’excuse pour poursuivre le jeu meurtrier auquel ils s’adonnent actuellement.
Moon of Alabama
21 septembre 2017

"Ils ne seront plus là pour très longtemps", réagit Trump au discours nord-coréen



Trump a réagi samedi, comme à son habitude via un cinglant tweet, au discours tenu par le ministre nord-coréen des Affaires étrangères à l'Assemblée générale des Nations Unies, le même jour à New York. Ri Yong Ho y a notamment souligné que le président américain lui-même est "en mission-suicide", reprenant ainsi les mots que Donald Trump avait utilisés pour qualifier les provocations du leader nord-coréen Kim Jong-un, à la suite du récent test nucléaire de Pyongyang. Pendant ce temps, 100.000 personnes se sont rassemblées dans la capitale nord-coréenne dans l'esprit d'anéantir les ennemis.

"Je viens d'entendre le ministre des Affaires étrangères nord-coréen parler aux Nations Unies. S'il se fait l'écho des pensées de Little Rocket Man ("le petit homme à la fusée", sobriquet déjà utilisé par Trump pour qualifier Kim Jong-un, NDLR), ils ne seront plus là pour très longtemps!", a posté sur son compte Twitter personnel l'occupant de la Maison Blanche, dans un style direct et menaçant qui est devenu une sorte de marque de fabrique de ses nombreuses sorties sur le site de microblogging.

L'escalade verbale enclenchée entre le président américain et le régime de Pyongyang s'est accompagnée samedi d'une démonstration militaire qui se voulait un "message clair" des Etats-Unis, via le survol près des côtes nord-coréennes d'un bombardier B-1B et d'un chasseur F-15 de l'armée US.

Plus de 100.000 personnes manifestent à Pyongyang 
La Corée du Nord a organisé une importante manifestation contre les Etats-Unis dimanche dans la capitale Pyongyang. Plus de 100.000 personnes "de toutes les couches de la population" y auraient participé, selon l'agence de presse étatique nord-coréenne KCNA.

La foule s'est rassemblée dans l'esprit d'"anéantir les ennemis". "Les Nord-Coréens brûlent de la volonté de faire complètement disparaître du globe les impérialistes américains, l'ennemi juré", y a déclaré un responsable du Parti du travail local.Plusieurs déclarations du leader nord-coréen Kim Jong Un ont été scandées par la foule lors de la manifestation.

La dernière en date, qui remonte à vendredi, avait vu le chef de l'Etat dire qu'il "dompterait certainement et définitivement" avec le feu le président américain Donald Trump, qu'il a qualifié de "mentalement dérangé".Mardi, le commandant en chef de l'armée US avait déclaré devant les Nations unies que son pays pourrait "détruire totalement" la Corée du Nord.

Source : 7sur7.br