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dimanche 27 août 2017

La Corée du Nord poursuit ses lancements de missiles et simule une invasion des îles du Sud



Pyongyang ne désarme pas. La Corée du Nord a tiré, samedi 26 août, trois missiles à courte portée en mer du Japon, a annoncé l'armée américaine. Ce tir a été effectué au moment où des dizaines de milliers de soldats américains et sud-coréens participent à des manœuvres dans la péninsule.

Ces tests de missiles sont la réponse traditionnelle du régime de Pyongyang aux manœuvres militaires annuelles des forces sud-coréennes et américaines, qu'il considère comme une répétition d'une invasion de la Corée du Nord.

Donald Trump "informé" de ces tirs

Aucun des missiles, tirés du site nord-coréen de Kittaeryong, n'a présenté de menace pour les Etats-Unis ou pour le territoire américain de Guam, a précisé un porte-parole du commandement de l'armée américaine dans le Pacifique.
Le président américain Donald Trump "a été informé" de ces tirs "et nous suivons de près la situation", a souligné de son côté la chargée de communication de la Maison Blanche.
Mercredi, le président américain avait affirmé que le leader nord-coréen Kim Jong-Un commençait à "respecter" les Etats-Unis. La tension entre Pyongyang et Washington a connu dernièrement des sommets, avec notamment les tirs d'essai de deux missiles balistiques intercontinentaux (ICBM), potentiellement capables d'atteindre le territoire continental des Etats-Unis.

Simulation d'attaque contre le Sud

Alors que tous les regards étaient tournés vers les nouveaux tirs nord-coréens, Pyongyang a annoncé que le dirigeant Kim Jong-Un avait supervisé un exercice militaire simulant un assaut des forces spéciales nord-coréennes sur des îles de la Corée du Sud.
Les militaires nord-coréens ont simulé une invasion dans les îles de son voisin du sud, Baengnyeong et Yeonpyeong, situées dans une zone de tensions, près de la frontière occidentale du pays, relate l'agence Yonhap.
Cette démonstration de force intervient en pleine tension sur la péninsule a été supervisés par le numéro un nord-coréen Kim Jong-un.
Au cours de l'attaque simulée, des «avions nord-coréens ont frappé plusieurs cibles» alors que des lanceurs de missiles ont tiré des salves en direction des îles censées imiter Baengnyeong et Yeonpyeong. Des forces spéciales prenaient les îles d'assaut en canots pneumatiques ou en parachute et «annihilaient l'ennemi», selon l'agence de presse nord-coréenne KCNA.
«Kim Jong-Un a exprimé sa grande satisfaction devant le succès» de cet exercice, a indiqué l'agence.
La Corée du Nord a tiré samedi matin plusieurs projectiles de courte portée dans la mer à partir de sa côte est. Les projectiles ont été lancé de la province de Kangwon dans l'est de la Corée du Nord et ont volé dans la direction nord-est pendant environ 250 kilomètres avant de tomber dans la mer du Japon, selon le bureau sud-coréen de l'état-major des armées.
Sources: francetvinfo.fr // sputniknews.com

La destitution de Trump provoquerait une guerre civile aux USA, selon son ex-conseiller




La destitution de Donald Trump pourrait déclencher une guerre civile aux États-Unis, d’après Roger Stone, ex-conseiller de Donald Trump.

L'ex-conseiller de Donald Trump Roger Stone a déclaré dans une interview, accordée au journal américain TMZ, que dans le cas où le Président américain serait destitué, le pays ferait face à une insurrection jamais vue auparavant.
D'après lui, ceux qui n'ont pas voté pour Donald Trump lors de la présidentielle doivent accepter leur défaite. Dans le cas inverse, les États-Unis plongeront dans le chaos:
«Essayez de le destituer. Juste essayez. Vous aurez dans ce pays une telle montée de la violence, une insurrection que vous n'avez jamais vue auparavant… Les deux parties sont lourdement armées».
Roger Stone estime que tout homme politique, qui votera pour la destitution de Trump, «mettra en danger sa propre vie».
«Laissez-moi être clair: je ne défends pas la violence, je la prédis», a-t-il expliqué.
À la question de savoir s'il voulait dire que la destitution de Trump provoquerait une guerre civile, Stone a répondu:
«Oui, c'est ce que je pense qu'il va se passer».

Source : wikistrike.com

vendredi 25 août 2017

Les USA doivent se préparer à une guerre de 5e génération



La ville américaine de Saint Louis (Missouri) a accueilli du 13 au 16 août la conférence annuelle de l'Agence du renseignement de la défense (DIA) intitulée «Le système de renseignement informatique à travers le monde».
Au programme: la communication sans fil, les visioconférences et la gestion du développement des technologies informatiques. Le directeur de la DIA Vincent Stewart a annoncé que l'Amérique se préparait à une guerre de nouvelle génération.

«Très souvent, nous nous retrouvons impliqués dans une guerre menée sans usage direct de l'arme cinétique contre l'ennemi», a noté le général. Et d'ajouter qu'à ses yeux la guerre de cinquième génération (Fifth warfare generation) n'était plus une bataille avec l'utilisation de matériel militaire, comme des chasseurs F-35, mais «un combat pour l'information».
Dans les nouveaux conflits de l'ère informatique que Stewart qualifient de 5e génération les ennemis potentiels chercheront des moyens d'opprimer les adversaires et les priver de la capacité à opposer résistance aux attaques extérieures par des méthodes dépassant les formes traditionnelles d'activités militaires. «De nombreux pays visés ne soupçonnent même pas qu'une guerre est déjà menée contre eux, et le camp qui attaque fait tout pour créer le contexte nécessaire aux activités militaires et détruire l'ordre que l'ennemi tente de préserver».

Pour conclure, le général a déclaré qu'il fallait aujourd'hui «garantir la flexibilité des systèmes informatiques et des réseaux des USA, leur fiabilité, ainsi que l'abondance appropriée des systèmes pour garantir leur sécurité». De plus, ces systèmes et réseaux «doivent être préparés aux manœuvres appropriées pour réagir aux agissements des adversaires des USA». Seulement dans ce cas, le secteur informatique de l'Amérique fonctionnerait comme l'État et ses consommateurs en ont besoin.
Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.
Source : sputniknews.com

dimanche 13 août 2017

Crise nord-coréenne : le Japon déploie son système de défense antimissile Patriot



Le Japon déploie le 1er août son système de défense antimissile américain Patriot, après l'annonce par la Corée du Nord de son projet de lancer des missiles au-dessus de l'archipel en direction de l'île américaine de Guam.

Selon la chaîne de télévision publique japonaise NHK, le ministère de la Défense a commencé le 12 août le déploiement de son système antimissile américain Patriot Advanced Capability 3 (PAC-3) à Shimane, Hiroshima et Kochi, dans l'ouest du Japon. Une autre unité devrait également être installée à Ehime, également dans l'ouest du pays, toujours selon NHK.
A en croire l'annonce faite par Pyongyang, ces localités pourraient se trouver sur la trajectoire de missiles nord-coréens.

L'armée nord-coréenne, citée par l'agence de presse officielle KCNA, a fait état le 10 août d'un projet consistant à lancer quatre missiles qui survoleraient le territoire japonais avant d'aller s'abattre en mer «à 30 ou 40 kilomètres de Guam», une île américaine du Pacifique. Ce tir constituerait «un avertissement sans frais à l'encontre des Etats-Unis», selon KCNA.
Des images télévisées montraient le 12 août des véhicules militaires acheminer avant l'aube des lanceurs et d'autres composants du système antimissile vers la base militaire de Kochi.

L'agence de presse Kyodo, citant des responsables du ministère japonais de la Défense, a fait savoir que le gouvernement comptait achever dans la matinée du 12 août le déploiement du système antimissile dans l'ouest du pays.

Selon des déclarations faites cette semaine par le principal porte-parole du gouvernement japonais, Yoshihide Suga, Tokyo ne pourra «jamais tolérer» les provocations de la Corée du Nord et en conséquence, les forces armées japonaises «prendront les mesures nécessaires».

En 2009, une fusée nord-coréenne avait survolé le territoire japonais. La Corée du Nord avait à l'époque déclaré que la fusée était chargée de mettre sur orbite un satellite de télécommunications. Mais Washington, Séoul et Tokyo avaient estimé qu'il s'agissait en fait de l'essai d'un missile balistique intercontinental à vocation militaire.

Source: wikistrike.com

samedi 12 août 2017

Pékin doit répliquer si Washington frappe Pyongyang d’abord, selon la presse chinoise



Au moins, le message est clair. Selon le très officiel « Global Times », la Chine défendrait le régime de Kim Jong-un si Washington venait à déclencher une guerre. Elle resterait neutre si c’est Pyongyang qui attaque en premier. Pendant ce temps, la « guerre des mots » continue.
Enfin, serait-on tenté dire. Depuis une semaine, Trump s’égosille pour que la Chine s’interpose dans la guerre psychologique avec la Corée du Nord. C’est chose faite, mais pas dans le sens rêvé par le président américain. « Si la Corée du Nord lance des missiles qui menacent le sol américain et que les États-Unis ripostent, la Chine restera neutre », a lancé le Global Times dans un éditorial. Mais, ajoute le journal officiel du Parti, « si les États-Unis et la Corée du Sud effectuent des frappes et essayent de renverser le régime nord-coréen, la Chine les empêchera de le faire ». Bien sûr, la Chine a voté pour les sanctions onusiennes contre la Corée du Nord le samedi 5 août. Le Global Timesréaffirme également son opposition à « la prolifération nucléaire et à la guerre dans la péninsule coréenne ». Mais attention, pas touche aux intérêts vitaux des Chinois. Aux yeux de Pékin, tout vaut mieux qu’un effondrement du régime de Kim Jong-un, qui provoquerait d’abord une arrivée massive de réfugiés dans le Nord-Est chinois, et serait suivie d’une réunification de la péninsule sous la houlette du Sud, soutenue militairement par les Américains. Ce serait laisser Washington étendre son influence jusqu’à la frontière chinoise. Inacceptable. En définitive, la Corée du Nord, État tampon indispensable, sert les intérêts stratégiques de Pékin, souligne le South China Morning Post. C’est pourquoi la Chine milite pour  le
 maintien du statu quo dans la péninsule coréenne.
L’éditorialiste du Global Times ne se fait aucune illusion sur la situation actuelle. Le dialogue pacifique entre Washington et Pyongyang n’est « pas à l’ordre du jour ». Le régime de Kim Jong-un maintient son plan d’attaque sur Guam. Quant aux Américains, ils ont préparé des bombardiers pour de potentielles frappes préventives sur les sites d’armement nord-coréens, constate le quotidien chinois. Même si aucun des deux ennemis ne veut d’une guerre, le Global Times veut ainsi indiquer clairement la ligne suivie par Pékin en cas de déclenchement d’un conflit armé.
En parallèle, la guerre des mots se poursuit. A Washington, Trump n’a pas l’intention de faire profil bas. Le milliardaire a certes suscité un tollé national et à l’étranger après ses propos sur le « feu et la colère » promis à à la Corée du Nord. Mais ce n’est pas ce qui l’occupe. « Peut-être que ce n’était pas assez ferme », a-t-il renchéri ce jeudi 10 août, toujours depuis son Club de golf dans le New Jersey. Jusqu’où faut-il aller ? Le locataire de la Maison-Blanche ne donne pas de précision sur ses plans. Et fait même monter le suspense : « Vous verrez, vous verrez », a-t-il fait miroiter aux journalistes. Pour lui, la situation a trop duré, et puisque aucun de ses prédécesseurs n’a réussi à trouver une solution en négociant, il préfère utiliser la méthode forte. « Quelqu’un doit bien le faire », défend-il. Et de réitérer ses menaces de destruction de la Corée du Nord en cas d’attaque sur Guam.
 Furieux, 60 élus démocrates au Congrès ont adressé une lettre au secrétaire d’État Rex Tillerson, lui demandant de modérer le président américain. « Ces déclarations sont irresponsables et dangereuses, et sont une bénédiction pour la propagande de la Corée du Nord qui cherche depuis longtemps à présenter les États-Unis comme une menace pour son peuple », s’indigne la lettre citée par le New York Times. L’ancien président Jimmy Carter, qui s’est rendu trois fois à Pyongyang à titre privé, s’est invité dans le débat : « En plus d’éviter la rhétorique belliqueuse, nos dirigeants doivent encourager le dialogue entre la Corée du Nord et les autres pays, notamment la Chine et la Riussie. » Mais comme le rappelle le secrétaire de la Défense Jim Mattis, « le peuple américain a élu le président » : il n’est donc soumis à aucune censure et peut s’exprimer comme il l’entend.
Quelle issue à cette insidieuse escalade verbale entre Washington et Pyongyang ? Le Korea Heraldévoque dans un éditorial une solution qui attire de plus en plus la classe politique à Séoul : nucléariser Corée du Sud afin de de contrebalancer l’arsenal du Nord. Cette solution reste encore peu envisageable eu égard au principe de non-prolifération. Mais, propose l’éditorial, il reste possible de demander à Washington de nucléariser ses forces déployées dans le sud de la péninsule coréenne. Cela permettrait d’équilibrer le rapport de forces entre le Nord et le Sud. Et d’assurer en somme « un équilibre de la terreur », selon la veille expression de la guerre froide
Juliette Parjadis
Photo: Le porte-avions chinois Liaoning au large de Hong Kong le 7 juillet 2017. (Crédits : AFP PHOTO / Anthony WALLACE)  
source: asialyst.com/fr